15.05.2008

Un mariage et une culotte

Je suis là, j'arrive, j'arrive... Ce n'est pas que je veux laisser ce blog en jachère, loin de là... Mais deux amis ont eu la merveilleuse idée de vouloir s'unir devant Dieu et devant les impôts, à l'autre bout de la France, en plein week-end prolongé. Oui, je sais, la vie est dure des fois. Partir quatre jours en Provence, faire la fête, retrouver des amis, bien manger et bien boire, loger en maison d'hôte, au bord de la piscine, je ne le souhaite en personne. Vraiment. La vie est dure.

Samedi dernier donc, nous avons pris un gros zavion direction Marseille. Tout le trajet s'est bien passé, sauf les 11 minutes de transilien qui nous conduisent à gare du Nord, qui se sont transformées en 40 minutes. Le conducteur nous a expliqué que des djeuns s'amusaient bien dans la gare, ils faisaient une petite fête entre eux, tranquille tu vois. Mais leur fête a été interrompue par des policiers qui les ont embarqués. Donc nous avons dû attendre que l'embarquement soit terminé pour arriver à notre tour gare du nord. Franchement, quoi de plus normal que de faire une bamboula Gare du Nord un samedi à 6 heures du mat'.

A notre arrivée, nous avons pris notre voiture de location. Et Ô, surprise, notre C3  réservée s'est transformée en C8 break. Un veau à conduire, super chiant pour les créneaux, moi qui suis habitué à ma fidèle clito.

Le mariage s'est super bien passé. Bien sûr, nous étions déguisés en pingouin, normal quoi.

Le curé nous a expliqué ce que c'était que l'amour. Heureusement qu'il était là d'ailleurs, parce que moi j'étais paumé jusque là. Déjà je suis dans le faux depuis le début. Il nous l'a bien dit : l'amour, c'est entre un homme et une femme. Comme ça, c'est dit. Puis il nous a expliqué, lui qui s'y connaît si bien en amour, que l'amour, c'est une corde. Quand l'un blesse l'autre, la corde rompt. Puis vient le pardon, et la corde est réparée. Et quand la corde est toute pleine de noeuds partout, c'est que l'amour est plus fort que tout. Oui monsieur, oui madame, c'est le curé qui l'a dit. Merci qui ?

Puis après, il y'a eu la bamboula. Les mariés avaient réservé une sublime maison d'hôte à Bormes les Mimosas, dans l'arrière pays varois. Une jolie maison dans les collines, avec une piscine qui surplombe la vallée... Vraiment chiant quoi :

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Et suprême joie, il y'avait des huitres en apéro. Huitres et Ricard, j'étais au paradis.

Les mariés ont vécu en Irlande, il y'avait donc des Irlandais à la fête. Une convive tentait vainement d'expliquer à un irlandais qu'elle s'était foulée la cheville. Mais pas moyen de trouver le mot "cheville" en anglais. Pas de problème, super Anydris est arrivé pour lui porter secours. Totalement bilingue et sûr de moi, je balance à l'Irish : "She is hurt at her knickers !" L'Irlandais m'a regardé avec des yeux tout rond, avant d'éclater de rire. Moi je me disais en mon fort intérieur que c'était pas très gentil de sa part de se moquer d'une femme blessée, qu'il rirait moins si c'était lui qui avait la cheville en vrac, non mais c'est vrai quoi. L'Irlandais est parti chercher sa compagne, qui est française. Il lui a expliqué ce que je venais de lui dire et à son tour sa compagne éclate de rire. Qu'ils sont mal élevés ces Irlandais ! Puis l'Irlandaise m'explique que knickers, ça voulait dire "culotte", et que je venais de dire que la femme avait mal à sa culotte... La honte. La grosse honte.

Entre deux Ricards et Get 27, la soirée s'est prolongée, au bord de la piscine... Nous avons rejoint notre chambre "lavande" (qui comme son nom l'indique, est parfumée à la lavande... Il y'a aussi la chambre oranger, la chambre anis... Humm, une chambre qui sent le Ricard !

Et le lendemain, c'était le baptême de leurs deux garçons. Et oui, ces sagouins avaient pêché avant le mariage. Ma pov' dame, quand on pense que la mariée était en blanc !

Et mon zom, il était parrain. Manque de pot pour lui, il n'est pas baptisé mon zom. Le curé, il n'a pas voulu qu'il aille avec les baptisés auprès de l'autel, qu'il signe sur les registres, et qu'il appose sa main sur le front du nouvel enfant de Dieu. Donc officiellement, le boud'chou, ben il n'a qu'une marraine. En plus d'être né dans le péché, il n'est pas gâté hein ! Heureusement, le curé, il est allé voir zom à la fin pour lui proposer de se faire baptiser l'après-midi même, car il faisait un baptême d'adultes. Poliment, mais fermement, mon zom a refusé. Il m'a avoué qu'il n'était pas prêt à renoncer à son péché de chair. Tant mieux.

Puis le week-end s'est prolongé... dans la douce torpeur que provoquent ces week-ends qui ressemblent aux vacances mais qui n'en sont pas. D'ailleurs, la reprise a été dure, violente même. Mais ça, ça sera pour une autre note.

Et pour illustrer mes propos, une tite photo :

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 Tiens, mon zom vient de m'en apprendre une bonne : saviez vous que la distance entre les deux tétons d'un homme est toujours de 21 cms, quelle que soit sa taille ? Comme il vient juste de me dire avec finesse, même si la bite fait 10 cm de moins, les tétons resteront éloignés de 21 cm. On a mesuré, pour nous, c'est vrai. Pour les tétons hein.

08.05.2008

Trois coups

Mardi soir, j'ai eu la joie et l'honneur d'être désigné volontaire pour accompagner mes élèves internes à un spectacle de théâtre. Moi, le théâtre, j'aime bien, je n'y vais pas souvent. En plus, je pense que mes monstres ne doivent pas être des habitués des planches théâtrales. L'idée d'élargir leur jorizon culturel m'emballait assez.

Armé de mon plus beau sourire, j'ai réuni mes zouaves pour leur annoncer la bonne nouvelle : " Les jeunes, ce soir, on va faire quelque chose de nouveau ! Nous allons assister à .... une PIECE DE THEATRE !!! C'est bien non ?" J'ai présenté la troupe, la pièce, le concept de la mise en scène (la scène est circulaire et les spectateurs sont assis tout autour)... puis, j'ai demandé s'ils avaient des questions. Plusieurs mains se lèvent. Je donne la parole à Gustave :

"Mssieur, on est obligé d'y aller ?"

Je reprends mon plus beau sourire et ma voix la plus entraînante pour répondre :

"Et oui Gustave ! C'est une sortie obligatoire et gratuite ! Si vous avez du travail pour demain, l'heure d'étude est avancée pour que vous puissiez bosser. Tu vas voir, la pièce est vraiment bien, c'est une libre adaptation d'un roman de Dostoïevski, un auteur russe. Et puis ça vous change du cinéma et des films américains ! C'est aussi ça la culture ! D'autres questions ?"

Et là, toutes les mains levées se baissent. Et zut ! En gros, il n'y en a aucun qui veut venir.

Après avoir traversé la ville avec mon troupeau de djeuns, nous avons été accueillis par les acteurs, déjà costumés. Et les costumes ont provoqué l'hilarité générale chez mes zigotos. J'ai essayé de leur expliquer que les acteurs ne s'habillaient pas comme ça dans la vie de tous les jours, qu'il s'agissait de costumes, de personnages interprétés, au même titre que Iron man par exemple. Ils ont ensuite rechigné à éteindre leurs téléphones portables "au cas où ils reçoivent un appel important..." Une actrice nous a ensuite expliqué qu'il ne fallait pas mettre les pieds dans le cercle délimité par des traits noirs car il s'agissait de la scène dans laquelle allait évoluer les acteurs. Et là, Norbert, un de mes schtroumpfs, se lève et va dans le cercle et s'écrie en modifiant sa voix : "hey, je suis acteur !" Une de mes surveillante se trouvant à proximité, Norbert a fait un vol plané sur sa chaise...

J'avoue que la pièce était particulière. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, à en saisir les tenants et les aboutissants durant les 10 premières minutes. Par contre je suis sûr que certains djeuns n'ont rien compris du tout, mais alors, rien du tout. La preuve, Nadine, Suzette et Roberte n'ont pas arrêté de rire durant toute le pièce. Manque de pot pour elle, j'étais assis juste derrière elles. Si l'on peut rire au ciné, à un concert, c'est du plus mauvais genre quand on assiste à une pièce de théâtre durant laquelle les acteurs jouent juste devant vous...

En résumé, pour l'ouverture culturelle, on repassera, la prochaine fois je les amènerai au ciné.

04.05.2008

Innocence mon cul !

En fait, publicitaire ou packageur (celui qui fait les packagings), ça doit pas être très compliqué comme job. Il doit suffire de fumer deux ou trois pets, ou, à défaut, gober une pilule colorée, ou alors s'enfiler une demi bouteille de sky, et puis laisser libre curs à ses envies.
Ma kepine ma mailé une étiquette qu'elle a arraché de la bouteille de son jus de fruit tout juste avalé.
Le jus de fruit s'appelle Innocent.
Voilà l'étiquette :
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Et comme je suis sympa et que je me doute que vous n'avez pas tous des yeux bioniques avec une vue grandissante ni même des écrans 55 pouces avec loupe intégrée, je vous ai agrandi le texte à côté du pitit nange :
689657897.JPGA moins d'être vraiment déconnecté du bulbe, je vois pas comment un texte comme ça peut sortir d'un cerveau nn enfumé, surtout pour le coup du Monopoly.

03.05.2008

Soit je lave mon clavier, soit je m'y endors dessus.


podcast
Feist : 1,2,3,4

 Ah, enfin, voilà l'été. Le soleil, les manches courtes qui ressortent, les pantacourts qui laissent voir les mollets, je ne désespère pas de voir des tongs bientôt dans la rue...

Malgré cette ambiance estivale, je reste chez moi, épuisé, tombant de sommeil et de fatigue. Voilà quelques nuits que je ne dors pas beaucoup, et cette nuit a été la pire de toutes. Les cernes que j'ai sous les yeux résistent à tous les sticks couvrant et à toutes les crèmes liftantes du monde. Même mon masque de Zorro spécial poche n'y peut rien. Mon masque de Zorro, c'est un masque que tu mets au frigo, et quand tes yeux disparaissent derrière les cernes, hop, tu te fous ça sur la gueule, et hormis le fait que t'as l'air con, et bien théoriquement ça enlève les cernes.

Ajoutons à tout ça une engueulade mémorable hier soir avec zom, et la nuit n'a été que plus difficile. Heureusement, de ce côté là, ça va mieux.

Tant pis, ce matin, aux aurores, vers 7h30, j'ai pris le chien pour faire une grande et loooongue promenade, sous le soleil encore doux du matin. J'ai croisé les joggueurs, les mamis qui traînent leur chariot pour aller au marché...

Remarque, tant mieux que je traînaille chez moi. En ce moment, j'ai des envies dépensières. Si je m'écoutais et si j'achetais tout ce que j'ai noté sur mon calepin, mon salaire mensuel ne suffirait pas.

Bref, vous l'aurez compris, je ne suis pas de très bonne compagnie en ce moment...

Voilà 20 minutes que je galère pour rédiger cette note. J'ai vraiment le sentiment que mon cerveau s'est mis en stand-by et attend davantage de sommeil pour se mettre en marche. C'est con de se sentir aussi vide.

A force de bloquer sur le clavier, je viens de m'apercevoir que les touches sont cradouilles. Et hier j'ai vu un reportage à la télé (vous savez, ces reportages qui sont là pour te faire peur, pour te donner un sujet de discussion à la cantoche à midi et pour te faire oublier que vraiment, faire le plein d'essence, ça coûte un bras) qui disait que les claviers contenaient plus de germes que la cuvette des toilettes.

Moi, ça ne m'étonne pas. Je suis un peu maniaque des toilettes et chez moi, je suis sur que l'on pourrait y manger dessus. Enfin, ptet pas (et pas pèt), mais bon, elles sont nickels. Donc, vu que cette note est totalement pas construite, écrite au fur et à mesure des méandres de mon cerveau, je vous laisse pour nettoyer les touches. Vu le nombre qu'il y'en a, j'en ai pour un moment.

 

01.05.2008

1er Mai

Et voici le joli mois de mai...

En mai, fait ce qu'il te plaît il paraît...

Le 1er mai, le jour des défilés... des protestations, des réclamations. Cotiser 41 ans ? Je ne sais pas, je ne vois pas comment chacun peut cotiser 41 ans alors que tant de gens peinent juste à survivre en cherchant un travail. Moi qui ai eu mon capes assez jeune, ça me ferait travailler jusqu'à 64 ans. Bordel, mais qu'est ce que je ferai moi à 64 ans, avec des jeunes que je ne comprendrai plus ? M'enfin 64 ou 63,ou même 59, dans tous les cas, je serai largué. C'est plus une question de sens que l'on veut donner à sa vie. Est ce que, à 60 ans, on a encore envie de se faire chier à travailler ? Je vous l'avez déjà dit, je suis un gros flémard, et le travail, si je l'aime, ce n'est pas toute ma vie...

Le 1er mai, le jour où le FN se rappelle à notre mémoire. Qu'est ce qu'ils me cassent les couilles avec leurs drapeaux français qu'ils agitent dans tous les sens, avec leurs cranes rasés et leurs gueules de cons. Dans ces cas là, je peux être encore plus cons et méchants qu'eux je pense. Le drapeau français, il est à toi, à moi, à lui, mais il ne leur appartient pas. Ils se l'accaparent, ils le pervertissent, ils le souillent. Je ne suis pas chauvin, encore moins nationaliste, mais vient se rajouter à ce défaut de patriotisme une gène certaine quand je les vois défiler tous les premiers mai. Et à cette gène vient se rajouter une franche nausée et une gerbe imminente quand je pense aux propos révisionnistes de leur grand chef.

Le 1er mai, c'est le jour du muguet. Et le muguet, c'est ma fleur préférée. En bon garçon sensible, je trouve ces clochettes à mon image, et le fait qu'elles amènent avec elles l'espoir de belles journées ensoleillées me fait sourire quand je vois les marchands à chaque coin de rue avec leurs petits brins. Dommage, aujourd'hui, il a fait un temps de merde. En plus, il paraît que ça porte bonheur. Alors je vous en met un brin, avec plein de bisous :

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Et en mai, il est temps de ranger ses armoires. De ressortir les tongs, en espérant pourvoir sortir ses pieds un jour au soleil... Et oui, je trouve que les pieds c'est super sex dans des tongs... Vous n'aimez pas ça vous ?

J'ai ressorti mes pantacourts, mes bermudas (tiens, je n'ai pas de bermuda hawaïen... il va falloir que j'y remédie !!) Les blousons sont au fond des cartons, les tee shirts dont je me suis lassé sont donnés... ça sent bon la virée chez Zara !

Sinon, en vrac :

- je suis un pro de la ratatouille,

- mon élève écorché vif n'a pas été viré au conseil de discipline, il m'a même fait chialer alors que je siégeais en face de lui. Mon vote doit rester secret, sachez juste que j'ai tremblé lors du dépouillement des bulletins. Je ne sais pas si c'est une bonne chose, mais je compte bien l'accompagner pour qu'il se tienne à carreau pour saisir cete deuxième et dernière chance.

- je n'ai toujours pas payé mon dernier PV

- les impôts, c'est galère, chais pas comment ils font les gens qui y travaillent tout le temps sans s'arracher les tifs.

 

29.04.2008

Méchoui en kabylie

Un petit week end ensoleillé, le moment idéal pour un méchoui... Mon zom est d'origine kabyle par son papa, et toute la famille s'est retrouvée pour l'anniversaire d'un des leurs.

C'est une grande famille, dur dur pour moi de m'y retrouver entre les tontons, les cousins, les tatas, les cousines... Il y'a tata Fatima, tonton Mustapha, cousin Bachir... En plus, je ne les vois que rarement, et comme je suis super timide, j'ai tendance à rester dans mon coin. Heureusement pour moi, j'ai découvert la châleur de ces gens, qui sont tous et toutes venues vers moi pour que je me sente à l'aise. Quelques sourires plus tard et deux pastis ingurgités, tout allait pour le mieux. J'ai même réussi à manger du mouton, moi qui déteste cette bestiole là. En fait, je n'ai pas eu le choix. Tata je ne sais plus quoi m'a mis deux énormes morceaux dans l'assiette avant même que j'ai pu dire que non merci vraiment c'est gentil je n'y tiens pas. Remarque, je ne sais pas ce qui se serait passé si j'avais dit ça.

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Seule ombre au tableau : le temps. Ben oui, il faisait beau et chaud. Très chaud même. En temps normal, je ne me serais pas plaint de ce ciel bleu azur et de ce soleil de plomb. Mais cette bécasse d'Evelyne Déliat avait dit que samedi il ferait beau et chaud et que dimanche il pleuvrait et que l'on perdrait quelques degrés. Bilan, moi, prudent, j'ai mis un petit sweat trop mimi que j'ai acheté récemment. Et j'ai crevé littéralement de chaud. Et c'est pas les poivrons et les merguez qui m'ont décapé la gueule qui m'ont rafraîchi. Pas moyen quand même de me mettre torse poil devant des gens que je connaissais à peine.

La nièce de mon zom ne m'a pas lâché d'une semelle. Elle m'a fait un jeu qui est censé prédire l'avenir. Voilà le résultat :

J'aurais 3 enfants. Mon amoureuse avec qui je vais me marier s'appelle Elodie. J'aurais une Audi TT et je serai "moyen riche".

Bon, je signe pour l'audi TT, pour le moyen riche, mais j'ai un doute sur Elodie et les enfants.

26.04.2008

Y'a pas à dire

un rayon de soleil,

un ciel bleu azur,

des fleurs aux arbres,

des tee-shirts et des débardeurs qui ressortent des placards,

les manteaux rangés,

les oiseaux qui chantent,

un moineau qui vient ramasser une fleur à mes pieds et qui s'envole avec,

les lunettes de soleil de pétasse sur le nez,

ça donne des envies...

ça fait du bien...

 

25.04.2008

De la cité de l'espace aux urgences

Hier après-midi, à 17h30, j'ai posé mes valises sur le parking du lycée, mais j'ai gardé celles qui pesaient sous mes yeux... De retour de 4 jours de voyage scolaire à Toulouse avec mes 30 élèves.

Globalement, tout s'est bien passé. Les élèves ont aimé le voyage, ce qu'ils ont découvert, et nous ont fait le reproche que ce séjour était trop court...

Je dis bien globalement.

Déjà, il a fallu se taper 10 heures de bus. Dans le bus, j'ai eu droit à de superbes films. Sexy Dance 2 (je ne savais même pas qu'il y'avait eu un Sexy Dance 1), et Coatch Carter. Deux chef d'oeuvre cinématographiques pour teen-agers. Vraiment bien. Des histoire de danse pour le premier et de basket ball pour le second. Ce qu'il y'a de marrant, c'est que à la fin du second film, le Dvix a enchaîné sur des dessins animés de Tintin. Pensant bien faire, je me suis rué sur le lecteur pour arrêter la lecture de ce film que je pensait que les élèves auraient jugé naze. Et bien figurez vous que quand j'ai appuyé sur "stop", je me suis fait huer par mes 30 gaillards qui voulaient connaître les aventures du lotus bleu. Comme quoi...

Et puis arrivé à Toulouse, il pleuvait. Des cordes. Les élèves m'ont accusé, en riant, de leur avoir menti. Nous n'étions pas dans le sud, mais en Bretagne...

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D'ailleurs, les pauvres, ils avaient amené dans leurs valises des shorts et des bermudas, des tongs... J'ai découvert la tendance mode chez mes élèves : le short hawaïen. Ils en avaient tous. Ils déjeunaient avec dès le matin, en tong. Esprit très vacances tout ça.

 

 

Globalement, les élèves ont été cools. Globalement. Parce qu'on n'a pas beaucoup dormi, nous, accompagnateurs. La nuit, ça circulait dans les couloirs, à minuit, une heure, deux heures du mat'... ça criait  hurlait... Et puis le matin, ils avaient du mal à se lever. Nous aussi remarque. Normal, dormir 4 heures par nuit, c'est pas tip top. Se lever toutes les heures pour aller demander le silence, ça fatigue. Faut dire qu'à l'auberge de jeunesse, il y'avait des filles. Et mes gars, ils ont dragouillé. Ils ont même réussi à avoir leur zéro six ! Quoi ? vous ne savez pas ce que c'est que leur zéro six ? Mais enfin, c'est leur numéro de téléphone !

Pour être in, il faut dire "passe moi ton zéro six..." et non plus "quelles sont tes coordonnées téléphoniques..."

Globalement, la rencontre avec les toulousains a été productive. Ils ont aimé leur accent. Le soir ils se foutaient de ma gueule en imitant les gens qu'ils entendaient avec leurs "putain con" à la fin de chaque phrase, les mots bizarres comme les poches (les sacs plastiques), les chocolatines (les pains au chocolat) et les mots inconnus comme "ça pègue..." (ça colle, c'est gluant...) Mais mes bourrins d'élèves ne se sont pas fait que des copains, en hurlant dans la rue "Nous c'est Pariiiis !!!" ou en disant " Toulouse c'est le trou du cul de la France, rien ne vaut Paris..." Après ils se plaignaient auprès de moi : "les toulousains, ils n'aiment pas les parisiens..." Je leur ai expliqué que ce qu'on n'aimait pas, c'était le parisianisme. Pas les parisiens.

Globalement, les visites prévues se sont bien passées. Enfin je crois parce que j'en ai zappé une, celle de la cité de l'espace. Car j'étais aux urgences, avec un de mes élèves. Trop trop bien. Lundi soir un élève, en jouant au foot, s'est fracassé le crâne sur un poteau des buts. Il m'a affirmé sur le coup que ça allait. Le lendemain matin, au réveil, il me dit que ça allait toujours. Alors que je rentrais dans la cité de l'espace, sa maman m'a appelé. Son fiston l'avait appelé au réveil, pour lui raconter son bobo et lui dire qu'il était devenu amnésique. Affolée, elle a exigé qu'il aille à l'hôpital. Alors que j'étais au téléphone avec la maman, j'ai regardé le bambin, qui à première vue, était dans son état normal. Il était en train de donner des claques à un mannequin de cosmonaute. Tant pis, je me suis sacrifié. 40 € de taxi plus tard, me voilà aux urgences avec lui. Il y'est resté 4 heures. 4 heures pendant lesquelles je n'avais comme occupation qu'un vieux Femme actuelle de 2006 pour me tenir compagnie dans la salle d'attente. Je suis un pro désormais pour savoir comment surprendre ses invités en dressant une belle table et pour savoir comment rester sexy même quand on est enceinte, ça peut toujours servir. Bilan des courses, tout était normal. Je le savais, mais au moins, la maman était rassurée.

Mais ce qui importe, c'est le global. Les élèves ont adoré visiter Airbus, voir le géant A  380 en phase de montage, ils ont aimé Toulouse, sa place du capitole ensoleillée, les magasins, les rues commerçantes et piétonnes. Ils ont aimé jouer aux cartes avec nous, les profs, le soir avant d'aller au lit. Nous avons partagé les petits déjeuners, pique-niqué ensemble... Je pense que tout ceci fera de jolis souvenirs. L'école c'est aussi ça : l'ouverture sur le monde, la découverte, les voyages... En tout cas, moi, malgré la fatigue évidente et les heures de sommeil en retard, je suis content de l'avoir organisé ce voyage.

 

20.04.2008

Aussitôt arrivé, aussitôt reparti !

Dans la vie d'un fonctionnaire de l'Education Nationale, il y'a une alternance perpétuelle de vacances et de boulot (et des fois, on bosse même en vacances, si si si ! ).

Et entre ces périodes, il y'a forcément la rentrée, la reprise quoi. Et pour moi, en tant que travailleur de la zone A, et bien la rentrée, c'est demain.

Mais en fait, c'est pas vraiment la rentrée pour moi.

Bien sûr, je dois être au lycée à 7 heures. Bien sûr je commencerai ma semaine par un café.

Mais la ressemblance avec toute semaine normale de travail s'arrêtera là. Car à 7h30, je monte dans un bus, direction ... Toulouse.

La seule différence avec mes vacances (différence de taille somme toute) c'est que dans le bus, il y'aura 30 élèves du lycée. 30 gars que j'amène découvrir ma région natale. Vous l'aurez compris, je pars en voyage scolaire, avec 3 collègues profs et surveillants.

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Vue du canal du midi, avec, en fond, mon ancien immeuble, mon ancien chez moi
J'avais une vue splendide sur ce canal.

C'est mon premier voyage scolaire que j'ai organisé de A à Z. Et ben c'est pas de tout repos d'organiser un voyage. Donc voilà une semaine que ce voyage me réveille tous les matins : les élèves seront-ils tous à l'heure lundi ? Comment se passera le trajet ? Parce que mine de rien, Toulouse en bus, c'est 10 heures de route... Mais que voulez-vous, c'est moins cher que le train et l'avion, et vu le budget "vie lycéenne" que l'on a ... (c'est les sous qui servent à ouvrir les jeunes sur le monde qui les entoure : voyages, sorties, musées, intervenants associatifs...)

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Comment vont-ils se comporter ? Va t-il y'en avoir un qui va terminer ivre mort après un passage prolongé chez tonton, le bar toulousain où l'on sert le pastis  Ô maître (un mètre de pastis...) ? Auront-ils tous leur carte d'identité ? Même si je l'ai répété à peu près deux cent fois...

Bref, vous l'aurez deviné, un voyage scolaire, c'est chouette, ça change du quotidien, mais c'est quand même vachement stressant. Je suppose que je ne vais pas beaucoup fermer l'oeil durant mes nuits à l'auberge de jeunesse... Allez, je file préparer ma valise, vérifier ma trousse de premiers secours, mes fiches élèves...