14.09.2008
Pollution intellectuelle
Je n'en peux plus du Pape à la télé. Sur TF1, sur France 2, et même BFM TV (qui me semblait un peu plus critique côté information), on nous bassine de bondieuseries à tout va. Le Pape qui traverse Lourdes, le pape qui prie, le Pape...
Je sais, c'est un chef d'Etat en même temps que le chef de l'église, mais je suis exaspéré par tout ce remue-ménage. Un accueil à Orly par les Sarkozy, alors que ceux-ci ne se déplacent quasiment jamais, un tapis rouge à l'Elysée, qui ne sort jamais du placard...
Des discours sur la laïcité "positive"... Mais c'est quoi cette laïcité positive ? Moi, à la fac, j'ai appris que " La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale" d'après l'article premier de la Constitution. La laïcité elle est Républicaine donc. Je vais encore une fois enfoncer des portes ouvertes, mais quand on voit les positions des curés sur le monde moderne, ça donne plus envie de fuir les églises que d'allumer un cierge.
Et voilà que notre Président souhaite maintenant intégrer les religions dans les comités de réflexion sur les questions hautement épineuses telles que la bioéthique... Bien sûr, j'imagine bien un curé prendre position sur la gestation pour autrui ou encore réclamer un retour à l'interdiction de l'avortement ou même demander à rendre obligatoire l'expression de la jouissance en latin.
Vivement que Ben16 reprenne sa papamobile direction le Vatican... surtout quand on sait que l'empreinte carbone de cette voiture est dramatique, pire qu'un 4X4 (entendu sur BfmTV), l'entendre réclamer une meilleure protection de la nature me fait doucement rigoler.
11:08 Publié dans Ben moua j'pense que... | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, blog, pape, vatican
29.06.2008
Ma première Gay Pride
ENSEIGNONS L'EGALITE
Voilà, je l'ai faite ma première gay pride parisienne ! Depuis 4 ans que je suis sur Paris, pas une seule année sans qu'un mariage ou autre ne vienne chambouler le calendrier et m'empêche d'assister et de participer à la Gay Pride.
Enfin, on ne dit plus Gay Pride, mais "marche des fiertés". Je n'aimais pas ce mot, cette expression. Devons-nous être fiers d'être homos ? Si nous avions eu le choix, qui, parmi nous, n'aurait pas choisi une vie hétérosexuelle, avec famille à la clef ? Donc le mot fierté ne me convenais pas. Je n'ai pas honte non plus d'être homo. Je suis. Point final.
Et bien sûr, c'est ce jour là que la RATP a décidé de se mettre en grève sur la ligne B du RER qui dessert Denfert Rochereau. La ligne 4 était blindée, c'était plein de copains et de copines dedans ! Chouette !
Maintenant, je l'avoue, j'ai changé un chouilla de point de vue. Sur je ne sais plus quel char, une fille hurlait dans son micro : "Pour vous les hétéros, c'est la fête 364 jours par an, aujourd'hui, c'est notre fête, mais on est sympas, on vous invite !"
Le thème c'était la lutte contre l'homophobie à l'école. Dur dur comme thème, et peu de chars on su illustrer cette prise de position. J'ai noté avec plaisir que les syndicats enseignants avaient, pour une fois, su faire preuve d'unité en dirigeant un char unique. Très punchy d'ailleurs au niveau musique les syndicats !
Mais la plus belle réussite est un petit char qui a dû passer inaperçu pour beaucoup, celui de l'association chrétienne David et Jonathan :

Leçon d'arithmétique : Tous différents, tous égaux
Puis au rayon engagement citoyen, j'ai beaucoup aimé le char discret d'Amnesty International, qui nous a ouvert les yeux sur la situation des LGBT dans de nombreux pays et sur le sort qui leur est réservé : la peine de mort. Avec une bande son qui répétait en boucle "pas d'homo à l'échafaud", on nous conviait à signer la pétition.

J'ai aimé aussi l'humour et la justesse de l'association "Contact", qui regroupe les parents des LGBT. Contact dénonçait notamment le nombre de suicide parmi les jeunes gays et lesbiennes.
Quelques queens aussi ont gentiment posé pour moi. Durant des années, je fustigeais ces Queens qui obnubilent les médias qui réduisent la marche à un défilé de plumes dans le cul et de paillettes. Maintenant, je les vois davantage comme une manifestation de la bonne humeur de ce défilé. Et puis comme le disait ma copine hétérote présente ce jour là, il y'en a qui sont mieux fichus que la plupart des vraies femmes. Désolé mesdames !

Et puis il y'a eu aussi ce putain de mec qui a grimpé sur une cabine téléphonique pour se donner en spectacle. Au début, il avait un jean, qu'il a vite quitté pour danser en boxer bleu clair et en baskets. Bien sûr, le gars, pas un pet de graisse, des muscles de partout, des abdos à tomber, et il dansait vraiment bien. Bien sur, la foule hurlait pour qu'il vire son boxer, chose qu'il n'a pas daigné faire, ou du moins, pas en ma présence, le batard. Bon, par contre, je suis désolé, mais moi, le coup du slip plein à ce point, je n'y crois pas. Pas moyen, il y'avait du coton ou je ne sais quel autre subterfuge de remplissage. Comme me l'a fait remarquer Zom, pas possible, on aurait dit qu'il avait quatre couilles.
M'en fou, on s'est bien rincé l'oeil quand même.
Et bien sur, il y'avait la musique. Moi qui, d'habitude, est gentil comme tout, voire même réservé, je me suis surpris à boire de la bière dans la rue et à danser. Oui madame. Bon, je n'ai pas de photo de moi en plein pas de danse pour illustrer mes propos mais vous pouvez me croire sur parole. Côté musique, nous avons beaucoup aimé le char des associations sportives gays et lesbiennes, qui arrosait à coup de jets d'eau la foule compacte qui le suivait en dansant.

A l'arrivée, le convoi a été suspendu par un accrochage entre les militants d'act up et le char de gaylib', les pédés et lesbiennes de l'UMP. Alors que le cortège s'était bien tenu, juste avant Bastille, Act' Up s'est retourné vers le char qui les suivaient (celui de GayLib', vous me suivez ?? ) pour les siffler, les huer, et scander "Pas d'UMP, à la marche des fiertés !" Durant dix bonnes minutes, enragés, ils ont hurlé sur des militants UMP qui n'ont pas bronché, continuant à agiter leur putain de drapeau UMP avec l'arbre bleu. Au bout d'un moment, Act'Up s'est carrément assis sur la route, bloquant ainsi encore plus le cortège.

Je ne sais trop que penser de cet affrontement. Dieu sait si je ne partage pas les visions de l'UMP, notamment en ce qui concerne les homos et la famille (quoique Morano semble s'être décoincée à ce sujet avec les mères porteuses... Pauvre Boutin qui enrage...). Ils ne nous apportent rien, pas un seul droit supplémentaire, pas de reconnaissance politique et légale. Quand je les vois défiler avec pour slogan :

LE CHANGEMENT C'EST NOUS !
Ben je me dis que c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Si le changement c'est bien eux, ben allons-y, votez le mariage et l'homoparentalité ! Entendons-nous bien. C'était la marche des fiertés hein, pas celle du pouvoir d'achat et des heures supp'... Mais n'ont-ils pas le droit de défiler ?
Bref, j'ai passé une très bonne journée vraiment. J'ai vu plein de slips, de caleçons, de jeans qui tombent à mi fesses sans rien en dessous, de beaux ptits gars, des bisous dans les rues...
J'ai aussi vu un Ange en Kilt. On dit souvent que les anges n'ont pas de sexe. J'ai voulu vérifier en allant voir ce qu'il y'avait sous le kilt. Ben je confirme, les anges n'ont pas de sexe :

16:08 Publié dans Ben moua j'pense que... | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, marche des fiertés, gay pride, paris, journal intime
09.06.2008
135+400+450+...
Juste comme ça, vous n'auriez pas une idée pour arrondir les fins de mois ?
Non, parce que ce mois-ci, j'ai payé un PV à 135 €, j'ai une couronne à 400 € (je l'ai choisie en céramique, j'ai fait mon coquet) et ma voiture a eu la bonne idée de lacher les roulements davant et le bloc de frein arrière. Et d'après Monsieur Speedy, j'en ai pour 400 et quelques euros. Je vais aller voir Monsieur Norauto mais je doute que d'un coup de baguette magique il me dise "vous en avez pour 50 euros et je vous offre le café en plus !"
Et puis, comme je suis un boulet et que ça faisait un bail que ça ne m'était pas arrivé, j'ai paumé mon chéquier. Je suis un pro pour ça. Je ne connais qu'une seule personne qui puisse rivaliser avec moi, Sof'. Bon, d'habitude, je me les fais voler mes chéquiers. Avec la CB et les papiers d'identité qui vont avec. Là, j'ai été petit joueur, seulement le chéquier, et je ne sais pas si je me le suis fait voler ou si je l'ai paumé. Donc, hop hop hop, une tite opposition, avec la question habituelle sui tue : "Quel est le numéro du dernier chèque que vous avez fait de votre main ?" Moi, benoîtement, je demande commentle savoir. Elle, connement, me répond : "c'est inscrit sur le talon du chèque..." Et moi, poliment, je lui répond : "Mais connasse, le talon du chèque, il est sur le chéquier !"
Quelqu'un de normal ferait les comptes, noterait immédiatement sur un calepin ou dans un quelconque programme informatique le numéro du chèque, la date, le montant... Pas moi. J'assume.
Donc, tout ça pour dire que je suis preneur de toute bonne idée pour un peu d'argent de poche, et à mon avis, je ne serai pas le seul...
Dans la limite de la décence et de la morale, cela va sans dire...
16:03 Publié dans Ben moua j'pense que... | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, blog, de tout et de rien, argent
28.05.2008
Le petit Nicolas fait son marché
Merci Nico. Merci de nous rappeler comme tu l'as fait hier que "le Président de la République n'est pas là que pour les gens qui cassent des abris bus et pour ceux qui réclament des allocations". C'est vrai, tu n'as pas tout faux.
Mais te voir circuler main dans la main avec Carla de bon matin au marché de Rungis, où tu es allé saluer ceux qui travaillent et se lèvent tôt, ceux qui sont, comme tu le dis "sympathiques", ça m'a fait chier.
Cette mise en scène au milieu des caisses de fromage, ça m'a foutu les boules, parce que dehors, au même moment, il y'avait des travailleurs qui manifestaient. Des travailleurs oui oui. Des gens qui se lèvent le matin pour aller bosser, pas pour faire la queue à la CAF. Des travailleurs qui consomment, qui payent la TVA, qui payent des impôts. Mais ces travailleurs, ils n'ont pas de papiers. Et comme ils n'étaient pas prévus dans le décor de ta sortie bien orchestrée, et bien les forces de l'ordre les ont dispersés. Pour ne pas que ça fasse tâche. Je sais je sais ce que tu vas me dire : ces travailleurs sans papiers, ils prennent le boulot de bons français trop fainéants pour faire le boulot à leur place et qui préfèrent pointer aux alloc'. Peut-être bien. Peut-être aussi que la situation est plus complexe, moins manichéenne que ça. Mais quand c'est trop compliqué à expliquer, quand tout ne se résume pas à un slogan, c'est pas vendeur, ça ne parle pas aux gens. C'est tellement plus simple de les opposer.
Et puis je pense que beaucoup aimeraient avoir un travail, se lever tôt le matin, comme les fromagers et maraîchers de ce matin.
Et puis il y'a la fonction publique aussi. Dont moi. Mais c'est bien connu, ces fonctionnaires, ces profs, ce ne sont que des assistés qui ne vivent que des impôts et creusent le déficit. Tu parles du pouvoir d'achat. Entre les heures et sup et la participation aux bénéfices, moi, je suis vachement content en tant que fonctionnaire branleur. C'est bien ce que tu me proposes là. Avec ça, je n'aurai plus mal au cul quand je ferai le plein de gasoil maintenant. Tout ce que tu proposes pour mon quotidien de travailleur (parce qu'entre deux pauses café, je travaille un peu quand même !) c'est de diminuer le nombre de postes. Trop bien ! Entre mon salaire qui ne bouge pas, les conditions de travail qui partent en sucette, et bien moi, c'est con, mais je compte le nombre de jours qui me reste avant les vacances.
17:01 Publié dans Ben moua j'pense que... | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, politique, blog, de tout et de ien, amitié
17.05.2008
Apostasie
Apostasie. Voilà un mot que j'ai découvert récemment. En fait, il s'agit de la démarche publique par laquelle on renonce à une religion. Un blogueur m'a glissé cette idée à l'oreille après que j'ai ici raconté combien je ne me retrouvais pas dans l'Église.
Et aujourd'hui, j'ai vécu une expérience tout aussi déroutante. J'ai assisté, avec zom, à la profession de foi de sa cousine. Le curé était carrément plus rétrograde que tout ce que j'ai pu voir jusque là. Mais bon, a delà de ça, j'ai beaucoup réfléchi à la démarche même de la profession de foi. Le jeune réaffirme publiquement son attachement à la religion et son engagement dans la foi qui a été amorcé par son baptême. Tour à tour, les 18 jeunes ont dit au micro qu'ils continuaient le chemin de la foi initié par leur baptême.
Mais moi, plus j'écoute les curés, plus j'observe les prises de position du pape, et moins je me retrouve dans cette foi. Je ne peux pas me retrouver dans une religion qui dit que tut est amour mais qui ne veut pas reconnaître mon amour à moi, et pire, me catalogue comme pêcheur.
J'ai été baptisé quand j'avais un mois. Je ne sais pas pourquoi aussi tôt. Ma grand-mère paternelle était très pieuse, mais aux antipodes de ce que l'on peut s'imaginer quand l'on parle d'une vieille catho. Pas intégriste, ouverte, pleine d'amour... Je pense que ce sont ces valeurs qui sont les miennes. Mais ne sont-ce là que des valeurs catholiques ? Faut-il obligatoirement avoir fait son catéchisme pour partager ces valeurs d'aide, de main tendue...
C'est là que je me perds. Je déteste l'Église, en tant qu'institution, avec son clergé, ses codes, ses icônes, ses mimiques... Je déteste qu'une Institution qui se veut avant tout religieuse s'immisce dans la vie publique et politique, avec des prises de position aussi rétrogrades que dangereuses sur les capotes, l'homosexualité...
C'est pour toutes ces raisons que je suis tenté par cette démarche d'apostasie, de renoncement à mon baptême. J'ai envie de dire, en tant qu'adulte libre et doté de raison, je fais un choix. J'en parle un peu autour de moi et les réactions sont très contrastées. Certains me comprennent, d'autres, bien que non pratiquants, sont choqués. Sans doute est-ce là un peu de superstition...
D'un autre côté, même si je ne le partage pas, ce baptême est un héritage, un choix qui a été fait pour moi, par des gens qui m'aiment... Puis-je dans ce cas là respecter le choix de mes parents et grands-parents en conservant cette identité qu'ils m'ont conféré sans pour autant me sentir obliger d'y adhérer...
Voilà dans quels méandres se perdent mes pensées ces temps-ci... Difficile pour moi d'y trouver des réponses...
21:15 Publié dans Ben moua j'pense que... | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, religion, philosophie, blog, de tout et de rien
07.04.2008
Juste
On a tous nos tics de langage. Vous savez, ces petits trucs que l'on dit et répète tout le temps sans s'en rendre compte jusqu'à ce qu'un proche vous le fasse remarquer et que même si vous voulez vous en débarrasser ces tics sont aussi collants que le refrain du "Petit bonhomme en mousse"...
Moi personnellement, j'en ai eu plein des tics. Comme :
- "Trop." Wéééé, c'est trop bien. Ce gratin de brocolis aux épinards est trop bon...
- "The" Ce film n'est pas qu'un film, c'est THE film. L'autre dans sa BM, c'est THE connard planétaire.
- Je répète parfois le début de ma phrase à la fin. Exemple : " Le blog ça me prend un temps fou le blog". ou encore " Dehors il pleut dehors."
En ce moment, il y'a un espèce de tic qui m'horripile au plus haut point. C'est la façon qu'ont les gens de dire "juste" à tout bout de champ. Mes élèves mes amis, les gens à la télé... Tout le monde dit "juste"...
"C'est juste trop dur quoi"... "Cette interprétation était juste sublime" (Lio de la nouvelle star). "Le métro c'est juste l'horreur..." "Je suis juste hyper méga naze..."
A noter : il faut accentuer le juste en le prononçant pour être vraiment dans le coup, et si possible, le dire en inclinant la tête sur le côté et rajouter un "quoi heuu" à la fin de la phrase.
" C'est juste l'horreur le métro quoi heuu"...
ça me gave !!!
18:48 Publié dans Ben moua j'pense que... | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, blog, juste
24.03.2008
Citius, Altius, Fortius
Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas très sportif. Mais alors, pas du tout.
Petit, en cours d'EPS, durant le cycle d'endurance, je me faisais dispenser. Et, quand ma mère ne tombait pas dans le panneau de mes maladies imaginaires, je me cachais derrière les pancartes publicitaires qui entouraient le stade autour duquel nous devions courir, et j'attendais, recroquevillé, la fin du chrono de 20 minutes de souffrance auxquelles nous étions soumis. Je pense aussi à tous ces gadins que je me suis ramassé contre le cheval d'arçon que je devais enjamber après avoir sautillé sur un trampoline. Ce putain de cheval qui grandissait de deux mètres à mon approche. Du moins, c'est le sentiment que j'avais quand je m'étalais comme une crêpe dessus.
Je ne suis pas fan non plus du sport à la télé. Je ne suis pas du genre à beugler devant un match de foot, sport dont je ne maîtrise d'ailleurs que très peu les règles.
A la limite, mon intérêt pour le sport s'éveille un peu et s'émoustille quand je vois actuellement les exploits d'Alain Bernard, nouveau recordman du monde du 100 mètres nage libre. Allez savoir pourquoi...
Du coup, ça m'a donné envie de me remettre à la piscine. Je dis remettre car malgré tout ce que je viens de dire, j'ai fait partie d'un club quand j'étais jeune. Et j'ai même été vice champion de Midi Pyrénées en nage libre en je ne sais plus quelle année. Hier donc on est allés faire un plouf. Oui, je crois que le mot "plouf" convient tout à fait à ce que j'ai fait hier. Bien sûr, j'étais parti pour nager, mais après 8 longueurs, je ne sentais plus ni mes bras ni mes jambes. Enfin, au contraire, je ne les sentais que de trop.
Bref tout ça pour dire qu'actuellement je regarde à la télé la cérémonie d'allumage de la flamme olympique à la télé. Vous avez quelque chose de mieux à regarder vous, à la télé, un lundi férié ? Tout ce kitsch, ces gens parés de toges grecques, qui implorent les dieux de l'Olympe en grec ancien...
Si je ne suis pas sportif, je me sens au moins un minimum citoyen et en tant que citoyen, je me pose des questions sur le monde qui m'entoure. Et je suis très attaché aux droits de l'homme. J'ai un peu travaillé avec une association qui est chère à mon coeur : Amnsety International autour de la question de la peine de mort.
La devise des jeux olympiques, c'est "Plus vite, Plus Haut, Plus fort". Très bien. Je pense que jamais cette devise n'a été aussi inappropriée pour ces jeux de Pékin qui s'annoncent au mois d'août prochain.
La Chine... Ses nems, sa grande muraille, sa population grouillante, créative, qui s'ouvre au monde...
La Chine... qui nous a promis, depuis 2001 (année de l'attribution des jeux de 2008) une amélioration en matière des droits de l'homme sur son sol et qui nous annonce de beaux jeux.
Pour ce qui est des jeux, oui, sans doute. On les voit, les Chinois qui s'entraînent à applaudir, à crier, pour mettre de l'ambiance dans les stades.
Pour ce qui est des droits de l'homme, je ne suis pas sûr.
"Plus vite, plus haut, plus fort"...
"Plus vite" dans la gestion de la crise au Tibet... Des Tibétains sur lesquels la police ouvre le feu, des Tibétains qui demandent une reconnaissance de leur culture et de leur chef spirituel et politique.
"Plus haut" : Oui, plus haut en ce qui concerne les stat' de la peine de mort... Saviez vous que 80 % des exécutions ont lieu en Chine ? Saviez-vous que la torture est aussi courante chez eux que le sont chez nous les contrôles d'identité au faciès ?
Saviez vous que, comme a pu le dire une ancienne candidate à la Présidentielle (que j'ai malgré tut soutenue), la justice chinoise est expéditive et souvent inéquitable ? Et qu'elle conduit donc de nombreux innocents en face du peloton d'exécution suite à des erreurs judiciaires ?
"Plus fort" : Oui, en ce qui concerne la répression de toute forme de contestation ou d'opposition au pouvoir en place. Des médias bâillonnés, des blogueurs poursuivis et emprisonnés, un internet surveillé et censuré, des journalistes et des avocats emprisonnés sans jugement. Un homme vient d'être condamné à 5 ans de prison pour avoir osé dire "nous voulons la démocratie, pas les JO". Imaginez-vous ce que certains auraient pu prendre chez nous à l'époque du "casse toi pov' con" et de l'affaire de la descente de police médiatisée à Villiers le Bel.
Je suis convaincu que toutes nos oppositions à ces jeux, nos pétitions, nos cris, n'y feront rien. Il y'a trop d'argent en jeu et c'est bien connu que nos vies valent moins que leurs profits.
Pour ceux et celles qui voudraient creuser un peu, voici la page spécial Chine d'Amnesty International, avec, en quelques clics, une pétition accessible. Parce que nous avons malgré tout la chance de vivre dans un pays où l'on peut (encore) s'exprimer librement, allez y faire un tour.
11:37 Publié dans Ben moua j'pense que... | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, de tout et de rien, jeux olympiques, sport, chine
12.02.2008
Sarko centré...
Dans moins d'un mois, nos villes auront de nouveaux conseillers municipaux. Partout en France les équipes s'organisent pour cette élection qui est, dit-on, la préférée des français et des françaises. Je dis bien partout. Mais pourquoi donc les journaux et les télés ne s'intéressent qu'à ce qui se passe à Neuilly-sur-Seine ? Sans rire, une petite ville bourgeoise aux portes de Paris, qui, à part le non respect de la loi SRU sur sn territoire, ne doit pas avoir beaucoup de problèmes.
Certes, notre Président bling bling y a été élu pendant des années, et l'on peut se demander qui va lui succéder. Certes le désaveux de la population envers son poulain parachuté peut-être interprété contre une grosse claque à son encontre.
Mais une fois ceci dit, je ne vois pas pourquoi nous ne faisons qu'en parler. Sarko s'est déplacé en Guyane pour y parler environnement, orpaillage clandestin, développement de petits villages amérindiens (et néanmoins Français), mais à la télé personne n'en a parlé. Tous les journalistes n'ont cessé de le questionner sur la situation de Neuilly. Heureusement que Poudre m'a tenu au courant pour savoir ce qui allait se passer en Guyane...
Ne nous méprenons pas. Je ne supporte pas notre Président, son mariage secret, ses aventures de cul, ses sautes d'humeur et je souhaite que son parti se plante aux élections.
Mais je pense que l'on pourrait aussi parler des programmes pour les municipales dans les banlieues plus déshéritées. Et oui, Villiers le Bel n'existe pas qu'à l'occasion des émeutes. Il y'a aussi une vraie vie, avec des vrais gens. Certes, les habitants ne ressemblent pas à ceux de Neuilly, habillés dernier cri, coupe de cheveux fashion, jeunes fils et filles à papa... surtout Jean, le fils de Sarko, qui m'a donné envie de jeter ma télé par la fenêtre tellement ses paroles sonnaient faux, comme celles de son père.
J'ai vraiment le sentiment que notre monde est définitivement Sarko-centré et ça me file les glandes...
17:46 Publié dans Ben moua j'pense que... | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, de tout et de rien, municipales, neuilly, élections
31.01.2008
31 janvier
Aujourd'hui c'est le 31 janvier. Voilà 3 ans aujourd'hui que je connais mon zom. Il y'a trois ans, je prenais ma voiture pour voir en vrai ce garçon rencontré sur un chat. Il y'a trois ans, je me trouvais dans une ville inconnue jusque là, et aujourd'hui cette ville m'est si familière, elle fait partie de ma vie. Il y'a trois ans, nous
dînions dans un restaurant chinois du 95. Je n'avais pas faim ce jour là, mais je buvais ses paroles. Il y'a trois ans, je l'ai raccompagné chez sa mère et dans la cuisine, il m'a volé un baiser. Moi qui étais si timide, je n'osais pas l'approcher. Et lui, d'un coup, sans prévenir, il m'a embrassé. Juste parce qu' il "en avait envie." Et ce baiser a métamorphosé ma vie. D'un coup de lèvres, elle n'a plus été la même.
Ce soir, sans doute comme tous les 31 janvier depuis ce jour là, nous referons cette soirée. Ce resto, ce baiser.
En plus ce soir, nous aurons aussi à fêter la dernière journée de travail de mon zom dans sa boîte. Aujourd'hui, il s'y est rendu pour la dernière fois. C'est con, ce n'est pas moi qui change de boulot, mais hier soir, j'ai eu du mal à trouver le sommeil. Je bougeais dans tous les sens, jusqu'à trouver la position qui me permettrait de plonger dans les bras de Morphée. Ce n'est que bien tard dans la nuit que celle-ci est venue me chercher. Du coup ce matin le réveil a été dur. Très violent même. Le genre de réveil où les yeux sont tout bouffis et collés à tel point que je n'arrivais même pas à me concentrer sur l'orange que je pelais. A tel point que je n'ai pas pensé à lui souhaiter notre anniversaire. La honte.
Le temps passe tellement vite. Voilà déjà un mois que nous sommes en 2008. Rien qu'à y penser ça me fait flipper. Je voudrais stopper le temps, où, à défaut de pouvoir le faire, mieux l'utiliser, moins m'épuiser au travail, rentrer moins claqué le soir, pour vivre encore plus.
10:07 Publié dans Ben moua j'pense que... | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, blog, anniversaire
25.01.2008
Virage à 180 degrés.
Vendredi, presque midi, pas encore douché mais un appartement tout propre. Voilà 4 heures que je frotte, nettoie, javelise, rince, essore, astique, dépoussière, vide, étends, range, décalcairise...
Une promenade avec le chien pour profiter de cette belle journée puis je vais au bahut, pour un conseil de classe que je vais pour la première fois présider. A moi la lourde tâche de mettre l'appréciation en bas du bulletin. Ces quelques mots qui vont faire que les élèves seront fiers ou dégoûtés de montrer leur bulletin à leurs parents. Peut-être que pour vous ça n'a pas d'importance, mais pour moi, c'est un évènement que j'appréhende. J'ai déjà épluché les bulletins pour essayer de trouver les mots justes, ni inutilement durs, ou angéliques.
Mon zom est au travail. Plus qu'une semaine de travail pour lui dans sa boîte. Pour reprendre les mots d'une star blogueuse, derniers jours dans sa BDGN (boîte de gros nazes). Voilà plusieurs semaines qu'il en avait assez de ce travail et qu'il partait à reculons au taf. Jusqu'à vendredi dernier où le vase a débordé. Avant de quitter le travail, il m'a appelé, pour me dire que sa lettre de démission était prête. Pour me demander ce qu'il devait faire : la donner ou attendre.
Et là, ben, c'est con, mais je me suis senti un peu dépassé. Il m'a dit qu'il avait besoin que je le soutienne. Bien sûr que je veux le soutenir. Bien sûr que le travail c'est avant tout fait pour s'épanouir. Mais avec l'expérience de mon père, j'ai une peur bleue du chômage. C'est en partie pour ça que j'ai tout fait pour devenir fonctionnaire et ne pas avoir à connaître les petites annonces, le stress des entretiens... Je ne sais même pas rédiger de CV ou de lettre de motivation. C'est dire.
Alors je lui ai posé des questions. Pour le faire réfléchir une dernière fois. Mais à entendre ses réponses, sa décision était prise. Il sait que son secteur recrute, et qu'il n'aura pas de mal à retrouver un emploi où il pourra enfin évoluer. Alors on a raccroché. Puis je me suis posé deux secondes, et je lui ai envoyé un texto : "Vas-y, fais le". Il m'a répondu "merci".
Malgré mon apparente réticence du départ, et après avoir tourné le problème dans ma tête dans tous les sens, je suis arrivé à la conclusion que je suis très fier de lui, de son courage d'avoir dit non à un travail qu'il ne supportait plus, de ne plus subir. Cette réticence initiale n'avait pour but que de le faire se poser les bonnes questions. Mais il était sûr de lui et m'a rassuré.
Et pour ça, je l'aime encore plus.
12:05 Publié dans Ben moua j'pense que... | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, travail, zom, blog
