03.07.2008

Vive ma bite !

Et voilà une année scolaire qui s'achève... Une de plus... Aujourd'hui, j'ai encore inscrit de nouveaux élèves par dizaines. Certains ont l'air prometteurs. Un en particulier, que je me suis permis de mettre en garde dès son inscription : "j'espère que cette année tu seras plus cool que là, sinon, on va pas être copain, et là, je te plains..." On verra bien.

Sinon, je vous laisse admirer les oeuvres d'art de mes élèves sur un des murs du lycée. Voilà plusieurs semaines que je voulais le faire. C'est maintenant chose faite.

Une vue d'ensemble :

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De l'amour :
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De la philosophie :
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De la gastronomie :
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De l'orthographe : 
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De la géographie :
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De la biologie anatomique :
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 De l'Education Civique Juridique et Sociale :
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Le réconfort après l'EPS :
  
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De l'éducation artistique :
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N'est ce pas qu'ils sont plein de ressources mes jeunes ? Sinon, pour de vrai, en cours, il y'a aussi de l'histoire, des maths, de l'anglais... mais ça, sur un mur, ça le fait pas.
Vous noterez qu'un blaz revient souvent. Si je le chope, le propriétaire de ce blaz, il est mort. Quoi ? Vous ne savez pas ce qu'est un blaz ? Mais vous sortez d'où ? Ah, pardon, de la civilisation, d'accord. Chais plus, j'ai oublié ce que c'est. Un blaz, c'est un peu comme une signature, mais version tag, graffiti quoi. C'est ce qui fleurit sur nos trains, sur nos murs...
Bon, J -5 avant les vacances ...

22.05.2008

Attention photo cochone !

Harissa est un chaud lapin...

Voilà plusieurs jours qu'il grimpe sur Yasmine et prend cet air béta, la gueule ouverte, les pates figées en l'air... J'espère que dans ces moments là e n'ai pas l'air ausi con...

Et puis qui sais, peut-être que bientôt j'aurais des oeufs de tortues !

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16.05.2008

Je bouge mes fesses, à défaut d'avoir des dents



Ce matin j'ai rendu visite à ma copine, que j'avais pas vu depuis bien longtemps. Ma copine la dentiste. Elle était contente de me voir ! Je vais lui faire un gros gros chèque, pour une couronne toute belle. Voilà des mois qu'elle essayait de m'extorquer ma thune avec cette couronne. Mais moi, je résistais, je luttais, avec un amalgame tout aussi bien et remboursé par la sécu. Mais mon amalgame, lui, n'a pas résisté à la nougatine de la pièce montée du mariage du week-end dernier. Très chic d'essayer de retirer de sa bouche un bout de plastique, une coupette de bubulles à la main, tout en gardant un air digne et détaché.

Puis j'ai fait une surprise à mon zom. Je suis allé acheter des places pour les nuits de feu à Chantilly.Vous ne connaissez pas ? Bah, c'est sûr, c'est pas Madonna ou Mika (que je vais voir aussi), mais c'est chouette aussi, du moins pour ceux qui aiment les feu d'artifesse. Il s'agit d'un concours international de pyrotechnie, dans les jardins du château de Chantilly, dans l'Oise. Pique-nique dans l'herbe, puis spectacle céleste, dans les jardins du Château Renaissance. Il y'a deux ans, quand je lui avais offert ce cadeau, je lui avais organisé une chasse au trésor, les billets étant finalement cachés heu... enfin, bien cachés quoi.

Et là, je vais lire vos proses, entre deux pas de danse. En préparant une brocante (je vide mon grenier, enfin, ma cave plutôt), j'ai retrouvé mes vieux albums de dance des années 90's. Je m'éclate... je danse, chez moi, en voiture, je les connais par coeur. Ce qui est pas mal quand on voit à quel point les paroles sont recherchées, comme The rhythm of the night de Corona... vous vous souvenez ?

Allez, pour les nostalgiques comme moi :

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podcastCorona, The rhythm of the night

 

 

 

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podcastLa Bouche, Sweet Deams

 

 

 

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podcastMo-Do,  Eins, zwei, Polizei

(heu, à l'époque, j'craquais un peu pour le chanteur...maintenant, beaucoup moins...)

03.05.2008

Soit je lave mon clavier, soit je m'y endors dessus.


podcast
Feist : 1,2,3,4

 Ah, enfin, voilà l'été. Le soleil, les manches courtes qui ressortent, les pantacourts qui laissent voir les mollets, je ne désespère pas de voir des tongs bientôt dans la rue...

Malgré cette ambiance estivale, je reste chez moi, épuisé, tombant de sommeil et de fatigue. Voilà quelques nuits que je ne dors pas beaucoup, et cette nuit a été la pire de toutes. Les cernes que j'ai sous les yeux résistent à tous les sticks couvrant et à toutes les crèmes liftantes du monde. Même mon masque de Zorro spécial poche n'y peut rien. Mon masque de Zorro, c'est un masque que tu mets au frigo, et quand tes yeux disparaissent derrière les cernes, hop, tu te fous ça sur la gueule, et hormis le fait que t'as l'air con, et bien théoriquement ça enlève les cernes.

Ajoutons à tout ça une engueulade mémorable hier soir avec zom, et la nuit n'a été que plus difficile. Heureusement, de ce côté là, ça va mieux.

Tant pis, ce matin, aux aurores, vers 7h30, j'ai pris le chien pour faire une grande et loooongue promenade, sous le soleil encore doux du matin. J'ai croisé les joggueurs, les mamis qui traînent leur chariot pour aller au marché...

Remarque, tant mieux que je traînaille chez moi. En ce moment, j'ai des envies dépensières. Si je m'écoutais et si j'achetais tout ce que j'ai noté sur mon calepin, mon salaire mensuel ne suffirait pas.

Bref, vous l'aurez compris, je ne suis pas de très bonne compagnie en ce moment...

Voilà 20 minutes que je galère pour rédiger cette note. J'ai vraiment le sentiment que mon cerveau s'est mis en stand-by et attend davantage de sommeil pour se mettre en marche. C'est con de se sentir aussi vide.

A force de bloquer sur le clavier, je viens de m'apercevoir que les touches sont cradouilles. Et hier j'ai vu un reportage à la télé (vous savez, ces reportages qui sont là pour te faire peur, pour te donner un sujet de discussion à la cantoche à midi et pour te faire oublier que vraiment, faire le plein d'essence, ça coûte un bras) qui disait que les claviers contenaient plus de germes que la cuvette des toilettes.

Moi, ça ne m'étonne pas. Je suis un peu maniaque des toilettes et chez moi, je suis sur que l'on pourrait y manger dessus. Enfin, ptet pas (et pas pèt), mais bon, elles sont nickels. Donc, vu que cette note est totalement pas construite, écrite au fur et à mesure des méandres de mon cerveau, je vous laisse pour nettoyer les touches. Vu le nombre qu'il y'en a, j'en ai pour un moment.

 

18.04.2008

I am back

Et voilà, de retour chez moi... Après 5 heures de TGV à côté d'une fille qui écoutait frénétiquement son Ipod en remuant la jambe comme si elle se retenait de pisser, j'ai retrouvé les joies de la cohue parisienne.

Mes vacances, c'était chouette !

Il a fait beau :

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Et j'ai du aller en urgence chez le dentiste pour me limer une dent dont le pansement pré couronne avait sauté et qui me taillait la langue tellement elle était aiguisée.

Et ma mère m'a rendu fou. Ptet' qu'un jour elle va voir que j'ai grandi et arrêter de me parler gaga comme on le fait à un bébé ("Oh il fait titi froid dans ta titite chambre, mets toi au titi chaud...") Non, je n'exagère pas.

J'ai mangé comme un gros porc, parce que ma mère, elle ne fait pas que gagater, elle me gave aussi comme si je ne mangeais rien à Paris. Mais là, je ne m'en plains pas.

J'ai dépensé plein d'argent. Des clopes en Andorre, un pull, une chemise en lin, des produits pour me faire beau (il y'a une para-pharmacie pas chère à Toulouse), un cadeau pour mon zom... Ma carte bleue a décrété la grève. Elle ne sort plus jusqu'à la prochaine paye. Carrément.

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Vue de la montagne en Andorre

Sinon, j'ai revu plein d'amis. Des amis qui me sont très chers, et que j'aime. D'autres que j'avais perdu de vue, mais que j'ai aimé recroiser.

Ma vie parisienne va reprendre son cours...

13.04.2008

Bucolique

Samedi après-midi j'ai fui la torpeur ariégeoise pour faire un peu de shopping à Toulouse, la ville rose...

Comme je suis vachement chanceux, j'ai eu de la pluie. Bon, ça aurait pu être pire, il y'a quelques jours à Paris il neigeait !

Et comme je suis nostalgique, je suis passé dans mon ancien quartier... Boulevard de la gare, le long du canal du midi. J'habitais un appartement assez grand mais carrément miteux, il faut me l'avouer. Mais je l'adorais cet appart'. Au 9ème étage d'un immeuble, en face du canal du midi, il avait un chouette balcon qui me permettait d'admirer toute la ville et ses lumières du soir. En bas de chez moi, sous le saule pleureur, les dames de joies jouaient des coudes pour s'attirer les faveurs des clients potentiels. Ce canal du midi, je l' arpentais le soir en rentrant de la fac, en descendant du bus quelques arrêts plus tôt...

Et aujourd'hui, pour la première fois depuis mon arrivée dans le sud, le soleil a enfin bien voulu se montrer... Malgré tout, dehors, dans le jardin de mon enfance, il pleuvait... les fleurs blanches et roses du cerisier et du pommier volaient dans tous les sens. C'est très cliché, très cul-cul la praline, mais je me suis alors vraiment senti en vacances, les pieds dans l'herbe, le nez en l'air.

Puis nous sommes allés avec des amis au Carla-Bayle. Ce village est en fait une bastide entourée de remparts qui constituent de sublimes balcons pour admirer les Pyrénées et la vallée en contrebas. le nom de cette ville vient du philosophe protestant Pierre Bayle (17ème siècle). Ce philosophe était un Républicain convaincu : "je suis citoyen du monde et chevalier au service de la liberté". Aujourd'hui, le village est rempli d'artistes babos et hippies qui ont ouvert une quizaine de galleries d'art dans ce petit village de 600 âmes seulement.

Voilà, ça c'était pour la minute culturelle. T'es content hein ? Je rajouterai que mon collège s'appelait Pierre Bayele et que l'Ariège reste encore de nos jours une place forte du protestantisme. Voilà.

Ne t'inquiète pas si tu as tout oublié dans deux minutes, il n'y a pas interro.

mais je vais quand même te montrer un peu. Clique sur la photo si tu veux la voir en plus grand.

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 Une maison d'artistes     

1178392500.jpg    la place du traité de Rome, les "halles"... (ah oui hein les aprisiens, ça vous change des Halles de chez vous hein ??)

 

Puis j'ai pris un café à cette terrasse, avec  la vue sur la vallée et le soleil qui me chatouillait la peau :

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Puis, au bord du lac, les pieds dans l'herbe, les lunettes de soleil sur la gueule, j'ai bronzé. Oui monsieur, j'ai pris le soleil, jusqu'à avoir chaud, très chaud même. Bon, Ok, ce n'est pas la plage, mais bien la campagne. autour de moi un troupeau de moutons rivalisaient de "Bêêêêêêêê..." avec les cocoricos d'un coq triphasé qui chantait en plein milieu de l'après-midi et avec les gling-gling des cloches des vaches...
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Voilà. C'est dans ces moments que je suis content d'être en vacances. Ne plus entendre les avions, les voitures, prendre le temps de laisser passer le temps, autré sur une couverture, dans l'herbe qui me chatouille les pieds, avec un grillon qui me saute dessus, des amis...
 Quand je suis allongé là, je pense à Paris, tellement loin, tellement différent... mais complémentaires je pense.

12.04.2008

train Corail, Naphtaline et Rex le chien

6 heures de train, voilà ce que j'ai dû endurer pour venir passer quelques jours de vacances chez mes parents.

J'ai eu la bonne surprise en montant dans le train de voir que j'avais réservé une place en première classe. C'est que j'avais pris les billets voilà longtemps et que ma mémoire de poisson rouge ne me permettait pas de me souvenir de ce genre de détail.

La première classe, ça a ses avantages et ses inconvénients.

Dans la catégorie avantage, il y'a les sièges et la place pour les jambes. De vrais sièges, avec des repose-têtes dignes de ce nom qui permettent de vrais roupillons. En première classe aussi, il n'y a pas les familles nombreuses avec les enfants en bas âge qui hurlent tout le temps, qui ont faim, qui ont envie de se dégourdir les jambes, qui veulent lire mon Picsou par dessus l'épaule...

Mais en première classe, il y'a aussi des inconvénients. La première classe, en fait, c'est plein de très vieilles mamis et de très vieux papis. Et là, j'ai été gâté. A ma droite, une vielle mami qui sentait très fort le renfermé. sans doute avait-elle sorti ses plus beaux habits pour l'occasion... vous savez, les habits qui meurent dans les placards depuis des lustres, protégés des mites à grands coups de naphtaline...

Il y'avait aussi ce vieux monsieur, sans doute un prof à la retraite, qui a circulé entre les rangées pendant tout le trajet, les mains jointes dans son dos, à nous regarder tous un par un, comme si nous étions ses élèves en pleine interro, prêt à nous bondir dessus si nous sortions une antisèche...

Il y'avait aussi cette mami, juste devant moi, qui a laissé sa malle en plein milieu du couloir, empêchant ainsi les gens de circuler avec leurs propres valises à roulettes. Je lui ai proposé de l'aider à a la monter sur le compartiment à bagages, pensant que le poids de sa malle était la raison de sa présence en plein milieu du couloir. Elle m'a littéralement fusillé du regard en me disant qu'elle voulait l'avoir à côté d'elle pour la surveiller. Je lui ai expliqué qu'elle gênait tout le monde, elle n'a rien voulu savoir. C'est con une vieille des fois.

J'ai retrouvé mes parents donc. Ma mère m'a pris d'assaut dès mon arrivée pour avoir de l'aide avec son logiciel de généalogie. J'en peux plus de la généalogie. Je hais la généalogie. Puis elle m'a montré toutes les photos de Rex le chien commissaire qu'elle a trouvées sur le net et qu'elle s'est enregistrées dans un dossier spécialement intitulé "rex". Je n'en peux plus de Rex, je hais Rex.

Ah... les joies des retrouvailles familiales...

10.04.2008

Mes péripéties pour mon nouveau Nokia

Voilà presque un mois que j'ai éclaté mon téléphone portable en m'y asseyant dessus... Le premier qui dit que j'ai un gros cul il sort !

Bien décidé à profiter de mes points fidélités grassement accumulés à coups de hors forfait, je me suis tout d'abord connecté sur the foune aouse. J'ai choisi mon tel (un nokia 6500 slide), clic clic j'ai payé et tic tac j'ai attendu. J'ai attendu attendu mais il n'est jamais venu (zaï zaï zaï zaï...)

Tut tut tut j'ai appelé the foune aouse sur leur numéro en 0856, je suis tombé sur quelqu'un de super compétent qui, au bout de 15 minutes m'a dit que mon téléphone était en rupture de stock, que je n'allais pas le recevoir, qu'ils allaient me rembourser. Ok. Ils auraient pu me rappeler pour me le dire, ou me mailer, ça m'aurait évité d'attendre comme un con.

Puis hier je reçois un mail de leur part qui me dit que mon colis est parti... Re-tut tut tut sur leur numéro en 0856, re personne hyper compétente qui me dit que c'est une erreur, que je ne recevrai rien. Moi, j'attends toujours le remboursement.

Dans ces cas-là, je me suis dit que rien ne valait un contact humain pour acheter un téléphone. Donc me voilà en train de déambuler aux Halles. Je vais chez the foune aouse, tout sourire. Un vendeur wesh wesh m'interpelle :

- Je peux vous aider ?

- Oui, je cherche un téléphone en renouvellement chez èsse èfe ère. Vous avez quoi à me proposer ?

- Bah, tout ce qu'il y'a sur le mur...

Et le vendeur, trop fatigué par cet effort intense d'action commerciale, se barre derrière son comptoir. Il a mal dû comprendre. Je suis un client, avec une carte bleue qui ne demande qu'à se vider un peu. J'insiste.

- Et en Nokia vous avez quoi de beau ?

- Il y'en a sur le mur.

Là, je me dis qu'il a dû rater son BEP Vente action marchande. Ou alors qu'il est très con. Je retente un coup :

-Vous pouvez me dire combien que j'ai de points fidélités ? C'est pour connaître ma réduction à laquelle j'ai droit.

-Ah il faut aller sur le site de èsse èfe ère. C'est écrit.

Devant tant de motivation, je lui ai dit que j'allais voir ailleurs dépenser mes sous puisqu'il n'avait pas envie de travailler.

Chez èsse èfe èrre, le souci, c'est la queue. Il faut attendre. Alors j'ai attendu attendu. Et là, un vrai vendeur a pris le temps de me renseigner. J'ai 72000 points, et le Nokia de mes rêves n'est pas disponible chez eux. Il a appelé la boutique de le rue de Rivoli, qui eux, l'avaient. Hop hop hop, au pas de course (sous la pluie, pour changer) me voilà rue de Rivoli.

Le vendeur qui s'est occupé de moi s'appelait Farid. Collier de barbe, des bras aussi larges que mes cuisses... bref, si je n'avais pas été raisonnable, il aurait pu me faire repartir avec toute la boutique. L'oreillette bloutouss, le forfait à 7€ pour ma mère en parrainage, l'assurance vol casse... Très... professionnel quoi. A moins que je ne sois pas objectif à cause de ses gros bras ???

Bref le fait est que mon nouveau téléphone ressemble à ça, avec un appareil de 3.2 mégapixels et un objectif Carl Zeiss qui selon les termes du vendeur est "juste ce qui se fait de mieux en matière de zoom..." (vous noterez l'utilisation tout à fait inutile mais tellement fashion du "juste"...)

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05.04.2008

Contrôle des papiers s'il vous plaît.

LJe me suis enfin décidé à prendre le temps d'aller à la sous préfecture de "ça recèle" (comprenne qui pourra) pour me faire immatriculer dans le 95. Et oui, malgré le fait que j'y vive depuis plus de 3 ans, j'étais jusque là toujours immatriculé en Picardie. N'ayant plus d'adresse en Picardie, j'avais peur de ne pas recevoir d'éventuels courriers en cas de flashage...

Donc, motivé, voilà que je me présente à la Sous-Préfecture, au service des immatriculations. Je prends un ticket. Numéro L 421. Je regarde l'écran lumineux. Bordel de merde, on en est au L380. Et dire que je n'ai même pas pris mon Picsou mag' pour patienter. Ni même mon têtu. Merde.

Mais ouf, je suis soulagé, un autre écran lumineux m'indique que le temps d'attente est estimé à 17 minutes. Sauvé.

Une heure et demi plus tard, mon numéro s'affiche.

En tout et pour tout, mon passage au guichet aura duré 2 minutes. Équipé de ma nouvelle carte grise, je vais bosser.

Le soir, en rentrant, je passe à côté du Speedy et je me dis que non vraiment, je suis trop crevé, je n'ai pas envie de me faire poser les plaques maintenant. J'irai plus tard.

Au rond point suivant, des policiers s'étaient cachés dans le virage.

Et moi, qui vraiment, mais vraiment, ne me fais jamais arrêter par les forces de l'ordre, je vois le premier qui me montre du doigt, siffle dans son sifflet à roulette et me fais signe de me garer.

Vite, j'envoie valser mon téléphone sous le siège (je ne téléphone pas au volant, mais un malentendu est si vite arrivé...) et j'appuie sur la touche 4 de mon auto-radio pour mettre France Info. Y'a pas à chier, un automobiliste qui écoute Sarko nous expliquer que la rationalisation des dépenses publiques, ce n'est pas de la rigueur, même si c'est drôle, ça fait quand même plus sérieux que FG.

"-Bonjour monsieur, contrôle du véhicule, vos papiers s'il vous plaît..."

Et moi, dans ces cas là, je panique un peu, je lui ai tout sorti, même ma carte d'identité. Un peu plus et je lui sortais ma carte de fidélité de chez Nocibé et ma carte Ikéa family.

Et je lui ai expliqué que les plaques n'étaient pas à jour car je venais de me faire immatriculer dans le val d'oise et que dès demain promis je mettrai les bonnes plaques.

-Oui monsieur, mais vos plaques actuelles ne sont pas réglementaires. Le rond du zéro de votre plaque est tombé, ce qui la rend difficilement lisible. Le Préfet a donné des instructions pour que l'on verbalise les voitures avec des plaques abîmées. C'est 90€.

- Oui mais un zéro plein ou un zéro vide, ça reste un zéro quand même non? Et puis dès demain, je mets des plaques 95. Donc je ne vais pas faire réparer ma plaque 60 pour rien non ?

- Monsieur, c'est ce soir que vous faîtes réparer vos plaques ou alors c'est 90 €.

Devant tant d'autorité exaspérante, mais surtout par souci d'économiser 90 € (la rigueur budgétaire, c'est valable pour moi aussi), je me suis résigné à aller voir mon copain de chez Speedy. A 19h15, alors qu'il s'apprêtait à fermer, j'ai presque dû me mettre à genou pour qu'il me les change les plaques...

Donc ça y'est maintenant, je suis officiellement un banlieusard sur les routes.

04.04.2008

Ma voisine est une vraie greluche.

Hier au travail, une grosse et éprouvante journée pour moi...

Ma classe de 1ère année de BEP conducteurs de fenwick (les chariots élévateurs) est assez dure cette année. La crème de la crème.

Hier j'ai du prononcer une exclusion pour un élève qui a bousculé un prof de ballon. L'élève n'a pas apprécié, il a fait voler sa chaise, emportant avec lui la poubelle qui est allée atterrir à l'autre bout de la pièce, et tout son contenu (y compris le café que je n'avais pas fini...) est allé s'exploser sur le sol et le mur. C'est con comme dans ces cas là on s'attarde sur des détails non ??

Puis une heure après, j'ai reçu un autre élève pour lui annoncer qu'on allait le faire comparaître devant le conseil de discipline. Un élève que j'adore, attachant, écorché, parfois ingérable et toujours imprévisible. Mais que les profs n'apprécient pas forcément. Et oui, moi je ne suis pas prof, je n'ai pas à gérer une classe entière tout en faisant passer un enseignement. Je n'ai avec les élèves qu'une relation de face à face qui me permet de prendre mon temps pour désamorcer les conflits. Le jeune en question est allé bien trop loin cette fois. En 3 jours, il a fait toutes les conneries possibles et inimaginables. Aussitôt prononcé le mot "conseil de discipline" il a éclaté de rage. Il a fui, une fois de plus. Il a quitté le bureau en courant et a donné un très violent coup de poing dans un mur. Il y'a un trou dans le mur. Sa main est éclatée et brisée.

Pas facile.

Donc ce matin j'aurais aimé dormir.

Mais voilà, c'est sans compter sur ma voisine d'en dessous. Une bonne femme très casse couille. Le jour même où l'on a emménagé, elle est venue sonner à la porte en nous disant qu'elle espérait qu'on serait des voisins silencieux. Parce que la pauvre elle travaille beaucoup et elle aime bien se reposer quand elle rentre le soir. Et cette pouf, quand elle nous croise dans la rue ou dans la cour de la résidence, elle aime bien nous montrer du doigt à ses greluches de copines en marmonnant des trucs  et en souriant comme une conne :"tiens eux ce sont mes pédés de voisins..." Et cette greluche de première, elle a acheté un clebs. Un pincher. Et le pincher, il n'aime pas rester seul. Le problème c'est que le matin, la greluche, elle part travailler à 6h. Et donc, dès 6h et une minute, le chien, il hurle à la mort. Tous les matins. Donc tous les matins, on se lève plus tôt.

Mon zom lui en a parlé, mais apparemment, elle n'a pas compris. Ou elle ne veut pas comprendre.

Du coup, j'ai pris une décision. Tous les soirs, vers minuit, je vais faire des haltères. Il faut bien que je me muscle un peu ce qui me sert de biceps. Mais le souci, c'est que je suis très maladroit. Je sens que ces haltères de 5 kilos, elles vont souvent m'échapper des mains. Et s'écraser violemment sur le sol. Et mon sol, le problème, c'est que c'est son plafond à elle. C'est balaud. Mais c'est en forgeant que l'on devient forgeron, et je suis sur qu'au bout de quelques mois d'entraînement, je ne les ferai plus tomber les haltères. Du moins pas tant que le rocket (ou sa maîtresse) ne sera pas muselé ou équipé d'un collier anti aboiement.

Oui je suis vicieux. J'assume.

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