14.04.2008

Ardoise, tous fichés.

Alors que mes vacances pluvieuses se poursuivent, je suis tombé sur un article sur www.rue89.com. Ce génial site d'information reprend une info de tétu qui vient juste de sortir.

Je vous laisse lire :

Vers le fichage policier des homosexuels?

14/04/2008 | 17H41

Le Collectif contre l'homophobie de Montpellier (CCH) vient de demander à Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de surseoir à l'entrée en vigueur, prévue en mai prochain, d'un nouveau logiciel de renseignement pour les services nationaux de police et de gendarmerie. Baptisé Ardoise (pour «Application de recueil de la documentation opérationnelle et d'informations statistiques sur les enquêtes»), il synthétise les bases de données de traitement des infractions. Avec pour finalité de créer des fiches consultables par les forces de l'ordre sur tout le territoire national.

Ardoise prévoit de renseigner des caractéristiques personnelles de toute personne entendue comme victime, témoin ou auteur au cours d'une procédure. Les agents utilisant ce logiciel devront renseigner la rubrique «état de la personne» et établir un profil de la personne en cliquant parmi les thèmes suivants: «homosexuel», «transsexuel», «handicapé», «sans domicile fixe», «personne se livrant à la prostitution», «travesti», «relation habituelle avec personne prostituée», «personne atteinte de troubles psychologiques», «usager de stupéfiants», «permanent syndical»… Près de 90.000 employés des forces de l'ordre seront, à terme, formés à l'utilisation de ce logiciel.
 
Le CCH dit «partager le malaise de nombreux policiers et gendarmes; comme eux, nous avons du mal à saisir l'intérêt de la mention de certains détails et les finalités de ce profilage».De plus, selon Hussein Bourgi, président du CCH, «cette pratique peut donner lieu à des dérives de sinistre mémoire».C'est pourquoi il a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, la CNIL ainsi que la commission consultative des droits de l'homme (CNCDH). Il lance aussi un appel pour que les organisations de droits de l'homme, les syndicats et d'autres autorités morales se prononcent contre Ardoise. Il a d'ores et déjà sollicité un entretien auprès de François Fillon et de Nicolas Sarkozy.

C'est con, mais ça ne m'étonne même pas. Je m'y attendais. Après les statistiques ethniques, la religion... voilà que l'on cherche à savoir si l'on est homo, travesti, client de prostitués, drogué...

Et si je suis un homme, drogué, schizo, qui est client de prostitués hommes... On rentre dans quelle case comme ça ?

Moi qui me fait régulièrement crever les pneus de ma titine sur le parking du bahut, je me vois bien aller porter plainte :

- Nom ?

- Norbert

- Prénom ?

- Stanislas

- Orientation sexuelle ?

- Pédé.

Bref, ça pue la France de Vichy à plein nez. Pour la forme, je sens que je vais refaire un courrier à la HALDE, juste par acquis de conscience.

Tiens, bientôt ma 300 ème note ! ça se faite ! Zavez des idées ?

30.03.2008

Desperate Househusband

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Depuis maintenant deux mois, j'ai pris l'habitude d'avoir un homme au foyer à la maison. Je vous rappelle que mon zom a quitté son travail fin janvier et profite depuis cette date d'une longue période de vacances et de repos bien méritées. Il goûte aux joies des "deux mois de vacances" tant enviées par tous ces jaloux des profs.

Depuis deux mois, tous les soirs, en rentrant, éreinté par ma longue et dure journée de travail, traînant des pieds dans l'entrée de l'appart, le chien vient me faire la fête. Une bonne odeur me chatouille mes narines... Mon zom arrive pour m'embrasser, le tablier noué autour de sa taille. La table est mise. Je me rends compte que la lessive est faite, le linge sèche, le lave-vaisselle est vidé. Les poussières sont faîtes, le sol brille...

Tous les soirs, je m'en mets plein la panse, avec souvent entrée, plat, dessert. Le repas étant prêt dès mon retour, nous pouvions profiter de la soirée librement... sans avoir à jongler entre les casseroles, le lave linge...

Qu'il est bon d'avoir un homme au foyer !

Mais les bonnes choses ont une fin. Mon zom commençait à trouver le temps long, et il s'est mis à la recherche d'un nouveau travail la semaine dernière. Et il a trouvé, il commence lundi. Il a choisi de tenter un peu l'intérim, et notamment une mission courte de trois mois, pour être en vacances en même temps que moi fin juin... Hi hi hi !

Ce qui signifie que nous allons retrouver le rythme d'avant. Les retours grognons et fatigués du travail, les "keskon mange?", les "ta envie de quoi?", les "ce week-end il faut nettoyer l'aquarium"... Alors que jusque là, toutes ces corvées étaient faîtes en semaine, pour profiter de nos week-ends librement et à deux...

Je suis content pour mon zom, mais vraiment, quand on voit la vitesse à laquelle passent les journées, les semaines, les mois, les années, c'est chiant de les passer au travail et de courir après le temps libre. En ces temps de "travailler plus pour gagner pareil", je l'avoue, je l'assume, et même, je le clame haut et fort, je suis un feignant et mes priorités ne sont pas dans mon travail (même si je l'adore mon travail). Voilà, ça c'est dit.

26.12.2007

Mes réveillons

Les années se suivent et se ressemblent. Comme tous les ans, j'ai passé l'après-midi du 24 décembre au café du midi, le café de rassemblement de tous les jeunes ariégeois. Je le concède, le nom ne fait pas trop révêr, mais pourtant, le cadre est vraiment très sympa.

Et comme tous les 24 décembre, nous avons râlé sur le jour de noël, sur ce Réveillon lugubre qui nous attendait à tous, sur notre raz le bol de cette ambiance de Noël genre "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil..."

Et puis, vers 18 heures, mis à la porte par le patron du bar (qui doit avoir une vraie vie à côté du bar, avec une vraie famille avec qui passer Noël...) nous sommes rentrés dans nos chez nous respectifs.

La route qui me mène au Réveillon est pleine de brouillard. Je n'y vois pas à deux mètres... Une fois chez moi, la table du Réveillon n'est même pas mise. Mon père regarde un dessin animé devant la télé de la cuisine en s'enfilant un Ricard. Le combientième est-ce ? A-t-il passé son après-midi au bistrot lui aussi ? Mes craintes les plus fortes refont surface. Comment va se passer le Réveillon ?

J'ai trop connu de Réveillons pourris, où les larmes ont coulé à flots sur mes joues d'ado, sur celles de ma famille. Un Réveillon de 1993, chez moi. Mon grand-père est mort il y'a une semaine. Je parviens à gérer, c'est dur mais j'y arrive. Mon père, lui, ne gère pas. Il s'enfile les apéros. Au moment de passer à table, il est complètement torché. Le repas se passe mal. Je m'engueule avec mon père. Je me souviens que ce fût assez violent, j'ai terminé ma soirée enfermé dans la salle de bains, en chialant toutes les larmes de mon corps, avec interdiction d'en sortir jusqu'à nouvel ordre. M'en foutais, au moins, je ne le voyais pas. Ce qui me faisait chier, c'est que j'entendais ma grand-mère adorée qui elle aussi pleurait. Elle qui avait façonné une famille unie, invitant à chaque repas de Noël de mon enfance toute la famille, venue des 4 coins de la France, pour des repas titanesques... voilà que sa famille se barrait en couilles. Ce fût à peu de choses près comme ça pendant des années. Il fut un temps où je ne passais plus Noël avec mes parents. Je complexais de ne pas être avec eux durant cette soirée de l'année. Je complexais de les rendre malheureux de me voir m'en aller. Je complexais de ne pas correspondre au modèle de la famille Kinder qui passe de merveilleux Noëls... Mais tant pis, je partais avec des amis, je revenais après minuit.

Cette année, nous avons fait simple. A table pour 20h00, nous en sommes sortis à 21h00. Le repas s'est bien passé, sans cris ni larmes, quoi que à certains moments, le dérapage n'était pas loin. Soirée télé et dodo à minuit. Voilà mon réveillon.

Malgré tout, si je n'aime pas Noël, si je n'aime pas passer de longs moments avec mes parents, je les aime... C'est compliqué.

Et malgré tout ce que je viens de baver sur Noël, je vous souhaite à tous un joyeux Noël à vous et à ceux que vous aimez. J'ai aussi une pensée particulière pour ceux qui sont loin de leurs proches, ceux qui sont malades, ou encore seuls...

 

23.12.2007

Homophobie légale

 Trouvé sur le blog de Soft Drink et sur le site d'Act-Up :
Dans sa dernière campagne télévisée de prévention grand public, l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (Inpes) prend enfin le choix d’aborder sur le même plan homosexualité et hétérosexualité à l’égard du VIH. Alors qu’une association de lutte contre le sida comme Act Up-Paris, issue originellement de la communauté homosexuelle, aurait pu se féliciter d’un tel pas fait en direction d’une population trop souvent discriminée et censurée, cette avancée sur le plan médiatique et de la communication égalitaire ne semble que passagère et ne constitue malheureusement en rien un acquis.

Pour preuve, le Bureau de vérification de la publicité (BVP) vient de publier un avis visant à retirer une récente affichede l’Inpes présentant deux hommes allongés l’un sur l’autre. Cette décision fait écho à des plaintes formulées à l’égard d’une publicité télévisée Dolce & Gabbana diffusée récemment, exposant un couple d’hommes et un couple de femmes.

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Comme pour se justifier d’avoir autorisé la diffusion au grand public d’une publicité TV vendant des montres et mettant en scène deux gays et deux lesbiennes s’embrassant entre eux, le BVP s’acharne à vouloir censurer une affiche de prévention sida exposant deux hommes nus. Or, cette campagne produite par l’Inpes, organe public dépendant du ministère de la Santé, a été le fruit d’un travail collaboratif mené par l’artiste reconnue Nan Goldin et une consultation des associations de lutte contre le sida, dont Act Up-Paris fait partie.

Dès lors, au nom de quoi une association de professionnelLEs de la pub qu’est le BVP viendrait à demander le retrait d’un tel message de prévention ? Au nom d’une fausse « doctrine déontologique » venant dénoncer dans ce cas l’exposition de personnages ouvertement homosexuels dont les postures « hyper-sexualisées » et les propos seraient « choquants pour le grand public ».

Or, cette affiche de l’ Inpes a fait l’objet d’une campagne ciblée et destinée à une communication dans le quartier parisien du Marais et la presse gay. Et quand bien même aurait-elle fait l’objet d’une diffusion beaucoup plus généralisée auprès du grand public, elle n’adopte aucune posture « hyper-sexualisée », et ne présente même pas l’once d’une partie intime.

Incontestablement, le BVP adopte encore une fois une position homophobe, à l’instar de celle qu’il avait pu avoir lors de l’histoire des affiches du métro parisien pour le salon LGBT « Rainbow attitude ». Il y a peu, cet organe de contrôle avait aussi fermé les yeux sur un spot de pub transphobe, dont Act Up-Paris a pourtant obtenu le retrait.

Act Up-Paris dénonce cette sempiternelle homophobie des organes de contrôle des médias. De même que l’irresponsabilité criminelle de ces organes qui font preuve, outre d’une pudibonderie déplacée, d’une rare incompétence puisqu’ils mettent sur le même pied des publicités commerciales et des messages publics de prévention. C’est d’autant plus inadmissible que, 25 ans après le début de l’épidémie en France, nous ne pouvons plus nous contenter de messages de prévention hétéro-normés et empreints de mièvrerie.

Act Up-Paris exige : 
 -  que cette affiche continue à être diffusée auprès de la population gay et du grand public 
 -  que les messages de prévention fassent l’objet de campagnes grand public ciblées, multipliées et explicites 
 -  que l’Inpes et le ministère de la Santé condamnent la position de censure du BVP sur ces message de prévention. 
 -  que le BVP reçoive les organisations de lutte contre le sida afin d’être enfin informée des réalités de l’épidémie et du caractère absurde de ses positions en la matière.

Personnelement, je trouve dommage, encore une fois, qu'une photo qui pourrait parler à beaucoup de jeunes, de gays, soit retirée et interdite. Les photos hétérotes ne me parlent pas forcemment.

Quanà à la pudibonderie du BVP, c'est simplement du foutage de gueule ! Ils laissent les pubs pour les soutifs à 12 € de C&A et bloquent sur cette photo...

Tout comme Soft Drink, si vous êtes choqués par cette interdiction et si cette photo vous paraît avoir une utilité potentielle, faîtes la tourner sur vos blogs...

23.11.2007

...........

podcast
The Cranberries Electric Blue Eyes
Bien souvent je me demande s'il serait possible de mettre mon cerveau sur OFF de temps en temps. En ce moment, j'en ressens le besoin, vital, impérieux. Envie de déconnecter. De mettre mes pensées de côté. Juste le temps de dormir, de me reposer, avant de repartir.
Ce pu... de cerveau qui ne veut pas s'arrêter, ces pensées qui filent à la vitesse de la lumière et qui m'emmènent dans des endroits insoupçonnés me fatiguent.
Juste envie de retrouver la confiance en moi. D'exister pour de vrai. De dire ce que je pense.
Pourquoi est-ce si dur ? Pourquoi toujours s'écraser ?
J'ai envie de crier, de hurler, jusqu'à m'en faire péter les cordes vocales.

19.11.2007

Passez votre chemin


podcast

Attention, cette note risque d'être particulièrement chiante à lire pour vous. Elle n'a pas d'autres buts que de me plaindre, de râler un peu et de soulager ma mauvaise humeur. Attention, c'est même peut-être contagieux.

La météo nous le surine, les températures extérieures sont dignes d'un mois de février. J'ose à peine imaginer ce que pourrait être février prochain si la logique selon laquelle il fait plus froid en février qu'en novembre est respectée. A mon avis, nous allons connaître ce que vivent les inuits. Sauf que moi, ça me gave de devoir enfiler tee shirts sur tee shirts, puis un petit pull, puis un gilet, puis un manteau, puis une écharpe... ça me gave de gratter le pare brise de la caisse le matin... ça me gave de manquer de perdre mes doigts à chaque fois que je me grille une clope ou que je tiens la laisse du chien.

Bref, ça me gave de passer mes après-midi enfermé devant la télé parce que dehors il fait froid. J'ai des envies de sortir, de voir la vie autour de moi tenter de lutter contre la morosité ambiante et qui s'est emparée de moi. Je deviens d'une humeur massacrante et même mes envies de sortir et de lutter contre moi même s'évanouissent et je me résigne à rester là.

J'ai perdu mon sourire et ma bonne humeur. Je ne sais pas où je les ai perdus... sans doute les ai-je oubliés quelque part, sous un rayon de soleil... J'ai beau chercher, je ne les retrouve pas.

C'est bizarre de mettre par écrit tous ces sentiments que j'éprouve mais que je n'arrive même pas à nommer... En me relisant, je me rends compte que ça ne correspond même pas à ce que je ressens... tant pis, c'est déjà ça, et ça fait du bien.

04.11.2007

Time goes by, so slowly...

Torpeur, ennui, fatigue...

a25c172888e6901a22aef863875937a2.jpgAprès un repas gargantuesque de cèpes frais cueillis par mon papa et de confit de canard, suivis d'une orgie de pommes au four, rien ne vaut Michel Drucker sur la 2 pour m'achever.

Emmitouflé dans un pull en laine difforme, roulé en boule sur le canapé, ma chienne couchée à mes pieds, j'essaie de profiter de mes derniers jours de vacances dans le sud. Ma mère à côté de moi commente les images qu'elle voit à la télé, mon père dans la cuisine se roule ses clopes.

 

7543054af262281d16103ff364b5793b.jpgDimanche après-midi, ciel gris dehors, pas de lumière, les radiateurs électriques produisent leur chaleur soporifique... Dehors, par la fenêtre, j'aperçois un tilleul. Un très bel arbre que je me souviens avoir planté moi même quand j'étais petit, dans le cadre d'une opération de reboisement organisée par le magasine Astrapi... Pauvre arbre... je peux voir les feuilles mortes tomber une à une, au grès des mini rafales de vent que je suppose glacées... L'hiver arrive, il attend sagement son tour, pour envahir nos vies avec ses doudounes, bonnets, froids qui pique, sa magie de Noël qui me donne la gerbe encore plus qu'une crise de foie, ses "qu'est ce que tu fais pour le nouvel an ?"...

D'ailleurs, qu'est ce que vous faîtes pour le nouvel an ? Z'avez des idées ?

J'essaie de tuer le temps avec une grille de mots fléchés qui me résiste depuis 4 jours, un vieil album de Super Picsou Géant déniché au fond d'une armoire... Je remplis mon vide en m'empiffrant de M&M's, de barquettes au chocolat...

Plus que 2 jours avant mon retour sur Paris. J'ai hâte. Et je complexe de penser que je vais désormais espacer mes venues en terre natale. Je complexe vis à vis des gens que j'aime et qui sont ici. Mais en y réfléchissant, à quoi bon venir souvent ?

26.10.2007

"Tapette"

Homophobie primaire... une histoire parmi tant d'autres...

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Hier, je me fais payer un café par une surveillante que j'adore... Ce que je ne savais pas c'était que ce n'était pas ses sous à elle, mais ceux d'un collègue prof, qui lui avait demandé de lui amener un café en cours... Munis de nos cafés, nous allons vers les ateliers, nous rentrons dans la salle d'électrotech. Un bonjour général de la part des élèves nous accueille, sympa !

Ma copine surveillante donne le café au collègue, qui dit "et elle est où ma monnaie ??"

On lui dit en rigolant qu'on s'est payé un café dessus pour nous rémunérer sa livraison du café en classe... Et lui de répondre en hurlant (bon, et en rigolant aussi...) : " Ah, mais j'avais pas dit qu'il fallait payer un café à cette tapette !"...

Ce mot gentil m'était destiné bien sûr... Ce à quoi j'ai répondu, en hurlant aussi pour que les élèves m'entendent : "Qu'est ce qu'il a le vieux, il est pas content ?"

Précisions :

- la classe était pleine d'élèves qui ont rigolé, car bien sûr, c'était très drôle...

- le collègue en question est très bourru, genre je reluque les collègues profs femmes et aime bien traiter ses collègues hommes de "tapettes", "ma caille"... Je pense que ce n'est jamais méchant car il le dit en rigolant mais bon...

- Je suis sûr que le collègue ne sait rien pour moi. Et il m'aime bien quand même. Bref, c'était de l'humour.

Malgré tout, je trouve la situation très limite, malsaine. La classe était plein d'élèves, pas les plus cools et encore moins les plus open. Bref, des BEP électrotechnique quoi... Des gentils garçons avec qui j'ai beaucoup de plaisir à discuter mais qui parfois peuvent être épuisants.

Je n'ai qu'une peur, c'est que ces élèves racontent l'anecdote aux autres, que la rumeur s'amplifie... J'espère vraiment que les élèves auront compris que ce n'était que de l'humour...

Rien de grave dans l'absolu, mais ça me gave quand même...

12.10.2007

Je zappe

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Hier matin, je sors de la douche. Un message sur mon répondeur. Ma maman qui me dit : "Oui, c'est moi, juste pour prendre de tes nouvelles et pour te rappeler que je me fais opérer demain..."

Je l'ai rappelée immédiatement en lui disant que je pensais qu'elle se faisait opérer vers le 25 octobre. Mais la vérité, la vraie vérité, c'est que j'avais oublié. La vrai vérité, c'est que je ne me souvennais même pas de quoi elle se faisiat opérer. Je me doutais bien que ce n'était pas très grave, mais quand même.

De réaliser que j'avais zappé cette information concernant ma propre maman m'a fait réalisé à quel point je devenais un étranger pour elle. Et à quel point je m'éloigne d'elle.

Ma maman, je l'aime plus que tout. Je suis ce que je suis grace à elle surtout. Mais voilà, je vis à 1000 bornes d'elle, elle ne sait pas tout sur moi, je ne l'appelle pas souvent, et quand on se parle, on ne parle que de banalités.

Bref. Je sais ce que je devrais faire. Je sais que je devrais m'ouvrir, car ça me ronge. Mais je zappe. Depuis toujours, je zappe, j'élude le problème, je refuse d'en parler. C'est con, ça me fait mal, mais je m'éloigne (in)volontairement de mes parents.

Au point d'oublier que ma maman se faisait opérer aujourd'hui.

03.10.2007

Creuvé, Eclaté.

Après une note toute mimi, voici une note toute grise marron...

Je vous avez raconté que la semaine dernière, je m'étais fait tirer les essuies glaces de ma voiture...

Aujourd'hui, après 36 heures de présence au lycée, je grimpe dans ma caisse. Il est 18h00, j'ai faim, je suis fatigué, j'ai mal aux pieds dans ces chaussures pointues qui sont trop belles mais qui massacrent mes orteils.

Je roule, fenêtre ouverte, une clope à la main. J'entends dehors un "flap flap flap..." inquiétant. Mais je continue ma route. Dans le rétro, la voiture qui me suit me fait des appels de phare, et me fait signe de me garer.

Je me gare, et la dame me crie :

"Vous avez un pneu à plat !"

Je descends et je constate les dégâts. Un pneu plus qu'à plat, mort. Il pleut, je suis arrêté dans la boue, mes chaussures sont crades.

Une amie me rejoint, je m'attaque au changement de la roue, je manque de me faire écrabouiller par quelques semi remorques. Nous examinons la roue, et trouvons une vis pointue enfoncé bien dedans.

Je pourrais penser que j'ai roulé dessus par malchance, mais après les essuies glaces, je doute.

Le truc positif, c'est que je suis super fier d'avoir changé seul la roue. Comme un grand, devant les yeux ébahis de ma copine pour qui j'étais jusque là l'incarnation du mec pas doué de ses mains.

Le truc négatif, c'est que là, j'en peux plus, je n'ai plus envie de retourner au travail.

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