28.05.2008
Le petit Nicolas fait son marché
Merci Nico. Merci de nous rappeler comme tu l'as fait hier que "le Président de la République n'est pas là que pour les gens qui cassent des abris bus et pour ceux qui réclament des allocations". C'est vrai, tu n'as pas tout faux.
Mais te voir circuler main dans la main avec Carla de bon matin au marché de Rungis, où tu es allé saluer ceux qui travaillent et se lèvent tôt, ceux qui sont, comme tu le dis "sympathiques", ça m'a fait chier.
Cette mise en scène au milieu des caisses de fromage, ça m'a foutu les boules, parce que dehors, au même moment, il y'avait des travailleurs qui manifestaient. Des travailleurs oui oui. Des gens qui se lèvent le matin pour aller bosser, pas pour faire la queue à la CAF. Des travailleurs qui consomment, qui payent la TVA, qui payent des impôts. Mais ces travailleurs, ils n'ont pas de papiers. Et comme ils n'étaient pas prévus dans le décor de ta sortie bien orchestrée, et bien les forces de l'ordre les ont dispersés. Pour ne pas que ça fasse tâche. Je sais je sais ce que tu vas me dire : ces travailleurs sans papiers, ils prennent le boulot de bons français trop fainéants pour faire le boulot à leur place et qui préfèrent pointer aux alloc'. Peut-être bien. Peut-être aussi que la situation est plus complexe, moins manichéenne que ça. Mais quand c'est trop compliqué à expliquer, quand tout ne se résume pas à un slogan, c'est pas vendeur, ça ne parle pas aux gens. C'est tellement plus simple de les opposer.
Et puis je pense que beaucoup aimeraient avoir un travail, se lever tôt le matin, comme les fromagers et maraîchers de ce matin.
Et puis il y'a la fonction publique aussi. Dont moi. Mais c'est bien connu, ces fonctionnaires, ces profs, ce ne sont que des assistés qui ne vivent que des impôts et creusent le déficit. Tu parles du pouvoir d'achat. Entre les heures et sup et la participation aux bénéfices, moi, je suis vachement content en tant que fonctionnaire branleur. C'est bien ce que tu me proposes là. Avec ça, je n'aurai plus mal au cul quand je ferai le plein de gasoil maintenant. Tout ce que tu proposes pour mon quotidien de travailleur (parce qu'entre deux pauses café, je travaille un peu quand même !) c'est de diminuer le nombre de postes. Trop bien ! Entre mon salaire qui ne bouge pas, les conditions de travail qui partent en sucette, et bien moi, c'est con, mais je compte le nombre de jours qui me reste avant les vacances.
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27.05.2008
Le temps d'un week-end
Le temps passe, les gens aussi, la vie nous conduit vers des chemins différents, mais il est des relations qui sont inaltérables, qui ne bougent pas d'un kopeck...
L'amitié que j'ai avec Poudreest de celles-là. Voilà plusieurs mois que je ne l'avais pas vue et durant ce week-end passé avec elle, à plusieurs reprises, je me suis surpris à la regarder avec cet étrange sentiment de l'avoir vue pour la dernière fois la veille. C'est bizarre, les mimiques, la voix, les rires ne changent pas. Ces attitudes révèlent ce que la personne est au plus profond d'elle-même, intrinsèquement. Si les idées peuvent changer, tout ceci est immuable.
J'ai récupéré la baroudeuse de Cayenne samedi matin, au petit jour, à Orly. Au retour, je me suis fait flasher sur le périph', les boules. Le flash, je l'ai bien vu dans mon rétro, ça c'est sûr. Par contre, mon compteur de vitesse indiquait bien 80. Comprends pas. Un petit dej' continental avec arrêt à la boulangerie et tout et tout... C'est l'avantage de se lever tôt le matin. On peut ainsi profiter de la journée et s'octroyer ces petits plaisirs que nous n'avons pas le temps de faire au quotidien.
Poudre, qui en avait assez du poulet boucané et des nems nous a fait manger un kébab à midi. Moi même cela faisait des mois que je n'avais pas mangé un truc aussi gras. Puis virée dans le Marais, au BHV, verre en terrasse de l'Open café... Mais la tentative de shopping a été avortée par cette put... de pluie de mes couilles. Déambuler dans des rues bondées, manquer de se faire éborgner par les parapluies des grands-mères qui se croient seules au monde, très peu pour moi. Nous avons beaucoup ri aussi de constater que malgré la pluie, les gars déambulaient dans les rues en tongs... Normal quoi, on est au mois de mai, c'est le printemps, donc je montre mes pieds. D'ailleurs à ce sujet, nous avons croisé un présentateur de JT de la TNT dans le Marais, lui-même en tong. Je ne vous dirais pas qui, mais sachez juste que c'est un très beau gars qui fait fantasmer beaucoup de gays !
Et le soir, après le très léger kébab de midi englouti en fait à 15h, nous avons mangé un tout aussi léger et diététique couscous royal. Que je digère encore trois jours après.
Puis le dimanche, après un saut au passage Brady pour faire le plein d'encens, nous sommes allés nous perdre dans les allées du Père Lachaise. J'adore cet endroit, sans doute une des plus belles ballades de Paris pour moi. La sérénité (normal jusque là pour un cimetière) mais sans la tristesse, la verdure, les tombes plus que centenaires, des fragments de vie décrits sur les épitaphes... la première fois que mon parisien de zom y mettait les pieds, car jusque là il maintenait qu'un cimetière n'était pas un lieu de balade. Et bien j'avais raison, il a aimé !
Puis lundi est arrivé, Poudre est partie retrouver son zom à elle, moi à mon boulot, enchaîner les conseils de classe, les rendez-vous avec des parents... Je retrouve Poudre chez elle, à Cayenne, dès le 12 juillet...
En attendant, elle nous a laissé des souvenirs dans l'appart'. De longs cheveux noirs un peu partout !
12:41 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, blog, de tout et de ien, amitié, paris
15.04.2007
Triste
Aujourd'hui, je n'ai pas trop le coeur à bloguer. Je suis triste parce que deux personnes que je lis quotidiennement sont tristes...
C'est fou comme la blogosphère permet de tisser des liens, de connaître des gens sans pour autant les avoir rencontrés... On s'attache...
C'est fou comme quelques mots sur un blog exprimant la douleur du moment peut toucher le lecteur a plusieurs kilomètres de là...
Moi je suis touché, et je pense fort à ces deux blogueurs, à ces deux amis virtuels...
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12:15 Publié dans Oh noooon... des salsifis... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, de tout et de rien, tristesse, amitié