01.06.2007

Mes réflexions sur la communauté gay

La gay pride parisienne du 30 juin, vous y serez vous ?

Moi non, encore une fois, je vais la louper ! Ce jour là, je serai invité à un mariage ! Drôle de coïncidence ! Célébrer l'amour légal, ne pas pouvoir fêter l'amour que je pratique... l'ironie...enfin bref...

Pourtant, j'aurai aimé en faire partie. Je n'aurais sans doute pas sorti un pantalon ultra moulant que je ne possède d'ailleurs sans doute pas. J'aurais juste aimé marcher dans la rue avec mon homme, des amis, croiser peut-être (enfin) certains blogueurs que je lis souvent. J'aurais aimé ressentir ce sentiment d'appartenance à une communauté, cette fierté annoncée par le nom de la marche.

Je dois avouer que jusque là, je n'ai jamais ressenti le besoin de faire partie de la communauté gay. Pas envie, pas besoin. J'ai grandi et évolué jusqu'à récemment dans un milieu 100 % hétéro dans lequel les seules images gay étaient celles montrées par les télés. Je ne regrette pas du tout ce passé hétéronormé dans lequel j'ai appris à donner l'image de quelque'un bien dans sa peau et je jouais le jeu.

Mais avec mon homme, nous avons ressenti le besoin de rencontrer des amis gays. Des amis, pas des copains de plans à plusieurs. J'ai ressenti ce besoin de rencontrer des gens comme moi, des gens qui partagent les mêmes envies que moi, les mêmes espoirs que moi, les mêmes craintes que moi. Bref, tout ça tourne beaucoup autour de moi. A moins que ça ne tourne autour de nous ? J'ai toujours critiqué avec beaucoup de force tout communautarisme quel qu'il soit : de sexe, d'origine, de religion, de préférence sexuelle. Mais je mets de l'eau dans mon vin. Ainsi, dans mon lycée, à ceux qui flippent en voyant les élèves se regrouper par communauté, j'aime leur répondre que le danger véritable serait qu'ils se ferment complètement aux autres,mais que le regroupement en communauté peut parfois aider car on se sent compris et plus forts à plusieurs. Il faut juste éviter l'exclusivité. Peut-être que je me trompe, mais c'est comme ça que je le ressens actuellement.

Quand je fais des soirées avec des amis gays, je n'ai pas de gène à enlacer mon homme, à l'embrasser, à faire des blagues sur le cul... chose que j'ai du mal à faire avec des hétéros, même mes plus vieux amis. Et puis ça rassure. On n'est pas seul, on est plus fort. J'aime me dire que ce gars en face de moi est monsieur tout le monde dans la vie.