16.06.2008
Mes nuits de feu
Samedi soir, avec Zom et belle famille, nous sommes allés aux Nuits de Feu de Chantilly dont je vous avais parlé il y'a quelques temps...
J'ai eu la lourde tâche d'être chargé de la préparation des pique-niques pour tout le monde. Pour beaucoup, faire un sandwich peut paraître anodin, mais pour moi, le tartinage de baguettes de pain est aussi stressant qu'un examen. Ben oui, tout bêtement, je me demandais si belle maman aimait quand le sandwich était très beurré, beaucoup beurré, normal beurré... A moins qu'elle ne préfère la margarine ? Et le jambon, une ou deux tranches ? Et pour les boissons, eau plate ou sodas ? Bref, un véritable déchirement intellectuel je vous dis.
Equipés de nos couvertures, coussins de mousse, sacs à dos... nous sommes partis pour Chantilly avec beaucoup d'avance, mais pas assez pour belle soeur qui était là arrivée depuis longtemps et qui nous attendait avec autant de bonne humeur possible pour quelqu'un qui venait juste de s'engueler avec son gars, celui-ci ayant préféré faire ses bagages et repartir chez lui au lieu de venir au feu d'artifesse, nous laissant dons avec une place supplémentaire.
En plus, beau beau papa (je dis beau de fois parce que c'est déjà le beau père de zom), il n'a pas voulu se garer dans les parkings du château, pour éviter les embouteillages du retour au sortit du parking. Donc, dès qu'il a vu le panneau d'entrée de "Chantilly", ben, il s'est garé. Et là, c'est pas compliqué, on a dû traverser toute la ville, la forêt, l'hippodrome, avec nos couvertures, fauteuils... Éreintés, nous nous sommes installés pour le pique-nique dans le parc du château.

C'était ma deuxième édition des Nuits de Feu... malgré le joli ciel bleu, le fond de l'air était frais (mon Dieu, je m'exprime comme ma grand mère là !!), laissant présager une nuit glaciale. Aussitôt la nuit tombée, j'ai dû m'emmitoufler, écharpe, pull, blouson... parce que la nuit en Picardie, dans l'herbe, sur une couverture qui devient humide puis trempée au fur et à mesure que les heures passent, c'est galère.
Sinon, le feu d'artifice en lui même était vraiment bien... à l'exception du candidat français, qui a fait un gros bide à l'applaudimètre, le public lui préférant le candidat argentin. Décidément, aussi bien en pyrotechnie qu'au foot, on est vraiment pas bons (cela dit en passant, ils me font marrer avec leurs pronostics à la con du style "on peut encore être qualifiés si on gagne contre l'Italie et que les Pays-Bas gagnent contre la Roumanie...)
J'aime vraiment les feu d'artifice. Certaines bombes ont même réussi à me tirer une larme ou deux. Je suis pire que Lio, je pleure pour un oui ou pour un non. De belles flammes qui tombent lentement du ciel sur La Ballade pour un fou de Julien Clerc et voilà que je chiale.
Julien Clerc - Ballade pour un fou (Ok, c'est pas la chanson la plus joviale qui puisse être...)
J'aime les feu d'artifice quand les grosses rosaces nous explosent au visage les unes après les autres, multicolores, explosant avec tant de force qu'on dirait qu'elles veulent nous atteindre, nous toucher, se rapprochant de nous... et laissant ensuite le ciel parsemé d'étincelles brillantes...
J'aime les feu d'artifice quand ils réussissent, pendant une quinzaine de minutes, à me faire sortir de ma tête, à me faire arrêter de réfléchir... quand les bombes explosent avec tant de violence que mes tympans en vibrent de joie... quand mon esprit n'a pour seule occupation que de suivre la montée d'une bombe jusqu'à son explosion, ou encore fixer un point lumineux jusqu'à ce qu'il s'éteigne...
J'aime les feu d'artifice quand ils me donnent l'envie de m'allonger sur mon Zom, pour regarder le ciel, comme si nous étions seuls parmi les milliers de personnes qui nous entourent, seuls dans leur tête sans doute eux aussi...
18:30 Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, sport, foot, journal intime, voyage, vacances