09.08.2008

Sur un air d'accordéon

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Fermez les yeux et imaginez un groupe de musique amateurs reprennant les tubes du moment, repirez et sentez le parfum des chichis, des churros, et aussi de la bière...
Voilà, vous êtes avec moi, à la fête de mon village d'enfance, Verniolle, dans l'Ariège.
Je suis arrivé vendredi, en avion. A Toulouse, j'ai failli ne pas reconnaître mon père qui est venu me récupérer à l'aéroport. Il se laisse pousser les cheveux, et avec sa teinte poivre et sel (enfin, ils sont carrément plus sels que poivres) il ressemble à ... ben, je sais pas trop. Ajoutez à ça qu'il est venu me récupérer chaussé de ses indécrôtables espadrilles en corde tressée, le tableau était merveilleux. J'ai brusquement pris conscience que le temps avait passé aussi pour lui... Quand à ma mère, elle n'a rien trouvé de meiux que de se faire une déchirure musculaire à la cuisse. Un excès de ménage sans doute.
Je suis là pour 10 jours, 10 jours qui me paraissent une éternité... Bien sûr je suis content de revoir mes amis, ma famille, mais ma journée passée à regarder les exploits des athlètes français au JO, vautré sur le canapé, bif bof. Ma seule et unique sortie de la journée a eu lieue quand ma mère m'a demandé d'aller chercher la chair à saussice qu'elle avait réservée le matin même chez le boucher et les pantalons qu'elle avait déposés chez la couturière pour qu'elle lui fasse les ourlets. Merveilleux n'est- ce pas ?
Mon esprit tourne en rond, me convainquant ainsi de plus en plus que ma place n'est pas ici.
Malgré tout, le positif dans tout ça, c'est le soleil. Il cogne dur et tant mieux. Comme ça, je pourrai continuer à peler comme à mon retour de Guyane.

06.07.2008

J'ai mal au dos... (j'aime bien me plaindre !)

J'ai mal partout. Je suis en vrac, en mille morceaux.

J'ai oublié d'en parler, mais vendredi, je suis allé au Parc des Princes voir Mika. J'aime bien les concerts, c'est sympa de voir les gens en vrai. Surtout que en première partie, il y'avait Yelle et Dionysos.

Mais pour voir les gens en vrai, ben, à moins d'être doté d'une vision super aiguisée de la mort qui tue ou d'avoir des télescopes greffés dans ta cornée,ben, il faut être proche des gens que tu veux voir en vrai. Et puis bon, c'est vrai, le Parc des Princes, y'a plus petit comme "salle de concert". En gros, j'ai bien vu les chaussures de Yelle (heureusement qu'elles étaient oranges fluos) et aussi un tout petit bout de Mika. Bien sûr, il y'avait deux écrans géants, mais si c'est pour regarder des écrans, autant rester chez soi à la télé. Au moins, il y'a le canapé et le frigo pas loin. Parce que rester debout durant des heures, collés serrés empilés sur de parfaits inconnus, c'est assez moyen. A un moment, il y'a eu une très très forte odeur de pet, et tout le monde s'est regardé d'un oeil suspicieux. Pas moyen de bouger, de décaler le pied de 20 centimètres sans massacrer des orteils, shooter dans un sac à dos posé au sol. Et puis bien sûr, pour des raisons de sécurité, pas le droit de prendre sa bouteille de flotte. Ou alors, il faut que ce soit une de 50 centilitres et enlever le bouchon. Donc, obligés d'acheter une bouteille de Cristalline à la buvette pour la modique somme de 4 euros. Autant prendre une bière, elles n'étaient qu'à 6 €.

Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas vraiment aimé cette soirée. J'aime bien Mika, mais de là à passer la soirée debout, empilé, assoiffé, tout en contemplant les épaules des gens devant moi, bof.

Et puis il y'avait la nièce de zom avec nous. Meskina , (meskina ça veut dire la pauvre en arabe) du haut de ses 10 ans elle ne voyait que les fesses des gens, pas moyen de voir Mika alors qu'elle avait révisé les paroles : " Wouilax, Tèkit isi !!! coz zéwiowiawi...." Donc, en bon beau tonton que je suis, je l'ai pris sur mes épaules. Pas sur mon dos non, sur mes épaules. Et bien sûr, pour faire la fête avec elle, j'ai dansé, sauté... avec 30 kilos sur mes épaules. Et elle, trop prise par le moove, qui confondait le haut de mon crâne avec un tambourin... Une heure plus tard, je n'avais plus de dos.

Et pour finir, samedi et dimanche, mon zom, qui est en vacances depuis une semaine déjà, a eu la bonne idée de refaire la chambre. Faut dire que c'est la seule pièce qui nous reste à refaire et que les murs bleus, c'est bof. Donc samedi j'ai détapissé. Et comme dans le genre popeye y'a mieux, je n'ai pas été fichu de bouger l'armoire à linge de plus de 30 centimètres. Je me suis donc contorsionné pour gratter le papier peint, pour poncer... et pour passer l'enduit, style "mur d'autrefois". J'ai passé le week-end en slip, à peindre, gratter, avec de la peinture partout de la tête aux pieds. Et quand je dis partout, c'est partout...

Donc maintenant on a une jolie chambre aux murs rose saumon. Comme de vrais pédés !

Sur ce, je vous laisse, je vais continuer la liste des affaires que je dois prendre en vacances. J'aime bien faire des listes moi. Je fais des listes pour tout et hop, une fois que c'est fait, je coche ! Et là, pour les vacances, j'ai fait trois listes :

- la liste des choses à faire avant de partir

- la liste des choses à acheter

- la liste des choses à glisser dans les valises

Et si je faisais aussi la liste de mes listes, pour être sûr de ne pas en oublier ? En voilà une idée qu'elle est bonne.

20.05.2008

Langue de Pute

Un de mes blogueurs chouchou me l'a dit (va-t-il se reconnaître ?) : je suis très langue de pute...

C'est pas ma faute, je suis très potin, commérage, ragots... Mais attention, jamais dans le sens négatif du terme hein... je ne dis pas de mal des gens. Maintenant, quand j'ai un truc à dire, je me force à le dire. Avant, j'étais de ceux qui se taisaient, qui ravalaient leur rancoeur, en se disant que le temps allait faire son effet... Maintenant, je dis. Même que jeudi dernier, en pleine réunion avec le Proviseur et plein de collègues, je lui ai fait remarquer ses incohérences, et j'ai publiquement dit mon agacement. Même que j'ai un peu levé le ton, un peu beaucoup même. Même que le Proviseur, il m'a fait comprendre que je le levais un peu trop. On en a reparlé après. Il m'a avoué que s'il s'était emporté face à mon emportement, il avait tout de même apprécié que je me révolte, que je dise ce que j'avais à dire.

Pour revenir à ma languedeputification, j'ai commencé à languedeputifier à l'époque où j'étais pion. Un de mes collègues (une copine soit dit en passant), aimait à débarquer à la vie sco en criant "RLP RLP !!" (Radio Langue de Pute). Et nous arrivions tous pour connaître le dernier potin : quel élève sort avec quel autre, quel élève a rompu avec quel autre...

Mais j'ai trouvé plus fort que moi en languedeputification. Ma concierge. La gardienne de mon immeuble est très doué pour ça. S'il y'avait des JO de languedepute, elle serait la grande gagnante, la prêtresse incontestée. Par contre, pas très douée pour ce qui est du coup de balai ou du travail. Jamais, je dis bien jamais je ne l'ai vu bosser. A chaque fois elle discute avec les locataires, appuyée à son balai, la clope au bec qui pendouille pendant qu'elle languedeputifie. On lui dit bonjour, elle nous dit le reste. Je lui demande si je peux avoir les nouvelles clefs du local à vélo, elle me répond que non, pas encore, les ouvriers n'ont pas encore changé la serrure, "ces espèces de branleurs, qui font rien que picoler... Tiens, l'autre jour, je les ai vus hein, déchaussés dans leur camionnettes, la bière à la main... vous croyez vraiment que c'est comme ça que le travail avance ?". Et des fois, quand elle a vraiment envie de languedeputifier, elle chope le premier venu pour balancer ses méchancetés. "M. X ! Je voulais vous demander, est-ce que vous êtes incommodés vous aussi par les odeurs de nourriture qui sortent de l'appart' du rez-de-chaussée ? Parce que des fois, vraiment, ça pue hein... Moi, je n'en peux plus, l'odeur de la cuisine antillaise, vraiment, c'est insupportable ! Et je ne sais pas combien ils sont là dedans, mais j'ose à peine imaginer la saleté..."

Et moi j'ose à peine imaginer ce que je dois prendre sur moi et mon zom... Quelque chose du genre "Rôôôô, les pédés du troisième..."

Sans déconner, cette vipère, au lieu d'entretenir son cancer du poumon, elle ferait mieux de bosser. Voilà trois semaines qu'une ampoule est morte sur le palier du premier étage. Pratique de descendre les escaliers dans le noir. Moi j'adore, surtout quand je suis chargé. J'aime me prendre les pieds dans une marche et me vautrer de tout mon long. Alors à la concierge, je lui ai dit que l'ampoule était HS. Mais la pauvre, c'est pas de sa faute, c'est l'office qui ne lui donne pas le matériel... Ben voyons.

M'enfin... pour continuer sur ma lancée, même si 'est pas de la dance, ça me rappelle l'époque où j'avais de l'acné :


podcastBabylone Zoo, Spacemen

16.05.2008

Je bouge mes fesses, à défaut d'avoir des dents



Ce matin j'ai rendu visite à ma copine, que j'avais pas vu depuis bien longtemps. Ma copine la dentiste. Elle était contente de me voir ! Je vais lui faire un gros gros chèque, pour une couronne toute belle. Voilà des mois qu'elle essayait de m'extorquer ma thune avec cette couronne. Mais moi, je résistais, je luttais, avec un amalgame tout aussi bien et remboursé par la sécu. Mais mon amalgame, lui, n'a pas résisté à la nougatine de la pièce montée du mariage du week-end dernier. Très chic d'essayer de retirer de sa bouche un bout de plastique, une coupette de bubulles à la main, tout en gardant un air digne et détaché.

Puis j'ai fait une surprise à mon zom. Je suis allé acheter des places pour les nuits de feu à Chantilly.Vous ne connaissez pas ? Bah, c'est sûr, c'est pas Madonna ou Mika (que je vais voir aussi), mais c'est chouette aussi, du moins pour ceux qui aiment les feu d'artifesse. Il s'agit d'un concours international de pyrotechnie, dans les jardins du château de Chantilly, dans l'Oise. Pique-nique dans l'herbe, puis spectacle céleste, dans les jardins du Château Renaissance. Il y'a deux ans, quand je lui avais offert ce cadeau, je lui avais organisé une chasse au trésor, les billets étant finalement cachés heu... enfin, bien cachés quoi.

Et là, je vais lire vos proses, entre deux pas de danse. En préparant une brocante (je vide mon grenier, enfin, ma cave plutôt), j'ai retrouvé mes vieux albums de dance des années 90's. Je m'éclate... je danse, chez moi, en voiture, je les connais par coeur. Ce qui est pas mal quand on voit à quel point les paroles sont recherchées, comme The rhythm of the night de Corona... vous vous souvenez ?

Allez, pour les nostalgiques comme moi :

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podcastCorona, The rhythm of the night

 

 

 

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podcastLa Bouche, Sweet Deams

 

 

 

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podcastMo-Do,  Eins, zwei, Polizei

(heu, à l'époque, j'craquais un peu pour le chanteur...maintenant, beaucoup moins...)

26.03.2008

Cover Boy

L'autre jour, alors que j'achetais chez mon marchand de journaux ma cartouche de clopes, mon télé deux semaines et mon marianne, j'ai failli me vautrer lamentablement sur le présentoir tourniquet des journaux quotidiens et entraîner dans ma chute une mamie qui achetait sans doute son "arts et travaux".

La cause ? Mon regard s'est accroché à la couverture d'un magazine situé sur un rayonnage à ma drite alors que moi je me dirigeais tout droit vers la caisse.

Et il y'avait quoi sur cette couverture ?

LUI :

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Bon, OK, M POKORA, c'est pas de la grande musique. J'ai jamais dit que je l'écoutais hein !

05.01.2008

Je veux te voir

C'est très con, mais j'adore les paroles. La musique est aussi vachement entrainante... Depuis ce matin je n'arrête pas de me la chanter. Donc je partage, même si je suppose que vous connaissez.

20.11.2007

Parle à ma main

Voilà, c'est très très con. Mais je n'arrête pas de me la passer. J'ai hâte de dire à un élève "c'est bon, parle à ma main".
Et Elodie, comme ça, tu sauras ce qui passe à la télé en ce moment !