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17/04/2008

A poil !

Heu... je vais vous raconter là un truc vachement perso là, qui me coûte un peu. Vraiment.

Non, je ne vais pas rentrer dans les détails de ma vie la plus intime -quoique-. Je veux parler ici de moments de solitude. Les vrais de vrais, la grosse honte quoi. Le genre de truc que quand ça t'arrive tu voudrais disparaître tout de suite.

Bref. Mardi, hop hop hop, me voilà parti avec ma copine en Andorre, pour faire le plein. Ben oui, quand la cartouche de clope elle est à 10.20€, moi je fais le plein. Oui, tant que mes parents habiteront à côté de l'Andorre, je crois que j'aurais du mal à arrêter de cloper. L'Andorre, c'est vachement bien si tu fumes et si tu bois. Parce que tu fais des économies en y allant. Moi depuis que je suis responsable et raisonnable, je ne bois plus. Enfin, plus trop quoi. Enfin, je ne me mets plus "des charges" comme disent mes zélèves. Donc en gros, si tu ne cultives ni la cirrhose ni le décollage de la plèvre de tes poumons, l'Andorre, t'oublies. C'est chiant à mourir.

Mais en Andorre, il y'a un grand magasin de fringues super trop à la mode qui déchire tout. "It" il s'appelle le magasin. Tu as des jeans Hugo Biss à 80 €. Moi, pour le fun, je commence à regarder un jean. Je regarde les tailles, une vendeuse andorrane me saute dessus :

- Bonchour (oui, ils sont andorrans, et ils parlent catalan), vous pouvez echayer lé pantalonnn si vous voulez, ché la nouvelle collectionn...

- Oui, pourquoi pas, mais je ne pense pas acheter, vu le trou que je viens de faire à ma carte bleue avec les clopes...

Bref, me voilà dans une cabine d'essayage. Et comme le magasin il est hyper tendance, avec musique lounge, vêtements trop fashion que même Bill de Tokyo Hotel il n'oserait pas les mettre, et ben, les cabines aussi elles sont fashions.

Les cabines, déjà, elles ne sont pas contre un mur. Non, elles sont en plein milieu, isolées les unes des autres. Et puis elles ne sont pas en dur. En gros, il n'y a pas de mur, ce ne sont que des pans de toile orange fluos qui tiennent avec des scratch. Seule la paroi du fond est en dur car équipée d'un miroir. Et, pour finir, elles sont minuscules.

Je suis loin d'être aussi corpulent que Carlos hein, non, je suis aussi svelte que M Pokora. (pourquoi M Pokora ? chais pas...) mais enfiler un fut dans une cabine de 50cm sur 50 cm, c'est digne d'une épreuve olympique de GRS. Bien sûr, par de porte manteau pour accrocher le blouson, donc, tout traîne par terre, encombrant mon terrain d'évolution déjà bien limité.

Donc, Ô miracle, je réussis à me défuter. J'enlève mon pantalon, que je balance par terre, sur mon blouson (vous suivez ??). Puis j'essaye d'enfiler le jean Hugo Biss. Je me penche pour glisser mon panard dans le pantalon, et c'est là que le drame se produit.

En me penchant, je me cogne assez violemment  le crâne contre le miroir du fond de la cabine. Un gros "Bing!!!" qui me déstabilise, je bascule, je vais tomber, j'essaye de me retenir à ces putains de mur en toile, trop tard, je tombe.

Mieux, je me vautre lamentablement, je déscratche les murs de toile, je passe à travers et me voilà, en caleçon, les jambes en l'air, un pied dans le nouveau pantalon, l'autre avec juste ma chaussette... devant tout le monde bien sûr.

Je passerai sur la pouf de base qui s'est mis à rire tout haut... comme si c'était drôle, non mais franchement ! Je passerai sur les gens qui se sont retournés pour admirer ma position grotesque et ma semi nudité en plein milieu du magasin. Comme si je me marrais moi quand quelqu'un se vautre dans la rue !

Donc voilà mon grand moment de solitude. Pour atténuer le côté ridicule de la chose, j'ai tout misé sur le mal de crâne provoqué par le coup sur l miroir. et oui, plutôt que de susciter le rire, j'ai préféré susciter la pitié...

Autant vous dire que le jean je ne l'ai pas acheté, je me suis rhabillé en deux secondes, à moitié dans la cabine, à moitié dehors...

Foutu pour foutu, autant être efficace. Voilà comment à peu près la moitié de la population andorrane a vu mon caleçon. Le pire c'est que ce jour là je navais même pas mon aussiebum, mais un vieux caleçon ample, dont l'élastique a rendu l'âme le jour de mes 20 ans, imprimé de petits carreaux bleus... Quitte à me vautrer, j'aurais pu rester glam'. Même pas.