06.07.2008

J'ai mal au dos... (j'aime bien me plaindre !)

J'ai mal partout. Je suis en vrac, en mille morceaux.

J'ai oublié d'en parler, mais vendredi, je suis allé au Parc des Princes voir Mika. J'aime bien les concerts, c'est sympa de voir les gens en vrai. Surtout que en première partie, il y'avait Yelle et Dionysos.

Mais pour voir les gens en vrai, ben, à moins d'être doté d'une vision super aiguisée de la mort qui tue ou d'avoir des télescopes greffés dans ta cornée,ben, il faut être proche des gens que tu veux voir en vrai. Et puis bon, c'est vrai, le Parc des Princes, y'a plus petit comme "salle de concert". En gros, j'ai bien vu les chaussures de Yelle (heureusement qu'elles étaient oranges fluos) et aussi un tout petit bout de Mika. Bien sûr, il y'avait deux écrans géants, mais si c'est pour regarder des écrans, autant rester chez soi à la télé. Au moins, il y'a le canapé et le frigo pas loin. Parce que rester debout durant des heures, collés serrés empilés sur de parfaits inconnus, c'est assez moyen. A un moment, il y'a eu une très très forte odeur de pet, et tout le monde s'est regardé d'un oeil suspicieux. Pas moyen de bouger, de décaler le pied de 20 centimètres sans massacrer des orteils, shooter dans un sac à dos posé au sol. Et puis bien sûr, pour des raisons de sécurité, pas le droit de prendre sa bouteille de flotte. Ou alors, il faut que ce soit une de 50 centilitres et enlever le bouchon. Donc, obligés d'acheter une bouteille de Cristalline à la buvette pour la modique somme de 4 euros. Autant prendre une bière, elles n'étaient qu'à 6 €.

Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas vraiment aimé cette soirée. J'aime bien Mika, mais de là à passer la soirée debout, empilé, assoiffé, tout en contemplant les épaules des gens devant moi, bof.

Et puis il y'avait la nièce de zom avec nous. Meskina , (meskina ça veut dire la pauvre en arabe) du haut de ses 10 ans elle ne voyait que les fesses des gens, pas moyen de voir Mika alors qu'elle avait révisé les paroles : " Wouilax, Tèkit isi !!! coz zéwiowiawi...." Donc, en bon beau tonton que je suis, je l'ai pris sur mes épaules. Pas sur mon dos non, sur mes épaules. Et bien sûr, pour faire la fête avec elle, j'ai dansé, sauté... avec 30 kilos sur mes épaules. Et elle, trop prise par le moove, qui confondait le haut de mon crâne avec un tambourin... Une heure plus tard, je n'avais plus de dos.

Et pour finir, samedi et dimanche, mon zom, qui est en vacances depuis une semaine déjà, a eu la bonne idée de refaire la chambre. Faut dire que c'est la seule pièce qui nous reste à refaire et que les murs bleus, c'est bof. Donc samedi j'ai détapissé. Et comme dans le genre popeye y'a mieux, je n'ai pas été fichu de bouger l'armoire à linge de plus de 30 centimètres. Je me suis donc contorsionné pour gratter le papier peint, pour poncer... et pour passer l'enduit, style "mur d'autrefois". J'ai passé le week-end en slip, à peindre, gratter, avec de la peinture partout de la tête aux pieds. Et quand je dis partout, c'est partout...

Donc maintenant on a une jolie chambre aux murs rose saumon. Comme de vrais pédés !

Sur ce, je vous laisse, je vais continuer la liste des affaires que je dois prendre en vacances. J'aime bien faire des listes moi. Je fais des listes pour tout et hop, une fois que c'est fait, je coche ! Et là, pour les vacances, j'ai fait trois listes :

- la liste des choses à faire avant de partir

- la liste des choses à acheter

- la liste des choses à glisser dans les valises

Et si je faisais aussi la liste de mes listes, pour être sûr de ne pas en oublier ? En voilà une idée qu'elle est bonne.

29.06.2008

Ma première Gay Pride

   
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 ENSEIGNONS L'EGALITE

Voilà, je l'ai faite ma première gay pride parisienne ! Depuis 4 ans que je suis sur Paris, pas une seule année sans qu'un mariage ou autre ne vienne chambouler le calendrier et m'empêche d'assister et de participer à la Gay Pride.

Enfin, on ne dit plus Gay Pride, mais "marche des fiertés". Je n'aimais pas ce mot, cette expression. Devons-nous être fiers d'être homos ? Si nous avions eu le choix, qui, parmi nous, n'aurait pas choisi une vie hétérosexuelle, avec famille à la clef ? Donc le mot fierté ne me convenais pas. Je n'ai pas honte non plus d'être homo. Je suis. Point final.

Et bien sûr, c'est ce jour là que la RATP a décidé de se mettre en grève sur la ligne B du RER qui dessert Denfert Rochereau. La ligne 4 était blindée, c'était plein de copains et de copines dedans ! Chouette !

Maintenant, je l'avoue, j'ai changé un chouilla de point de vue. Sur je ne sais plus quel char, une fille hurlait dans son micro : "Pour vous les hétéros, c'est la fête 364 jours par an, aujourd'hui, c'est notre fête, mais on est sympas, on vous invite !"

Le thème c'était la lutte contre l'homophobie à l'école. Dur dur comme thème, et peu de chars on su illustrer cette prise de position. J'ai noté avec plaisir que les syndicats enseignants avaient, pour une fois, su faire preuve d'unité en dirigeant un char unique. Très punchy d'ailleurs au niveau musique les syndicats !

Mais la plus belle réussite est un petit char qui a dû passer inaperçu pour beaucoup, celui de l'association chrétienne David et Jonathan :

 

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 Leçon d'arithmétique : Tous différents, tous égaux

Puis au rayon engagement citoyen, j'ai beaucoup aimé le char discret d'Amnesty International, qui nous a ouvert les yeux sur la situation des LGBT dans de nombreux pays et sur le sort qui leur est réservé : la peine de mort. Avec une bande son qui répétait en boucle "pas d'homo à l'échafaud", on nous conviait à signer la pétition.

 

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J'ai aimé aussi l'humour et la justesse de l'association "Contact", qui regroupe les parents des LGBT. Contact dénonçait notamment le nombre de suicide parmi les jeunes gays et lesbiennes.

 

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Quelques queens aussi ont gentiment posé pour moi. Durant des années, je fustigeais ces Queens qui obnubilent les médias qui réduisent la marche à un défilé de plumes dans le cul et de paillettes. Maintenant, je les vois davantage comme une manifestation de la bonne humeur de ce défilé. Et puis comme le disait ma copine hétérote présente ce jour là, il y'en a qui sont mieux fichus que la plupart des vraies femmes. Désolé mesdames ! 

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Et puis il y'a eu aussi ce putain de mec qui a grimpé sur une cabine téléphonique pour se donner en spectacle. Au début, il avait un jean, qu'il a vite quitté pour danser en boxer bleu clair et en baskets. Bien sûr, le gars, pas un pet de graisse, des muscles de partout, des abdos à tomber, et il dansait vraiment bien. Bien sur, la foule hurlait pour qu'il vire son boxer, chose qu'il n'a pas daigné faire, ou du moins, pas en ma présence, le batard. Bon, par contre, je suis désolé, mais moi, le coup du slip plein à ce point, je n'y crois pas. Pas moyen, il y'avait du coton ou je ne sais quel autre subterfuge de remplissage. Comme me l'a fait remarquer Zom, pas possible, on aurait dit qu'il avait quatre couilles.

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M'en fou, on s'est bien rincé l'oeil quand même.

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Et bien sur, il y'avait la musique. Moi qui, d'habitude, est gentil comme tout, voire même réservé, je me suis surpris à boire de la bière dans la rue et à danser. Oui madame. Bon, je n'ai pas de photo de moi en plein pas de danse pour illustrer mes propos mais vous pouvez me croire sur parole. Côté musique, nous avons beaucoup aimé le char des associations sportives gays et lesbiennes, qui arrosait à coup de jets d'eau la foule compacte qui le suivait en dansant.

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A l'arrivée, le convoi a été suspendu par un accrochage entre les militants d'act up et le char de gaylib', les pédés et lesbiennes de l'UMP. Alors que le cortège s'était bien tenu, juste avant Bastille, Act' Up s'est retourné vers le char qui les suivaient (celui de GayLib', vous me suivez ?? ) pour les siffler, les huer, et scander "Pas d'UMP, à la marche des fiertés !" Durant dix bonnes minutes, enragés, ils ont hurlé sur des militants UMP qui n'ont pas bronché, continuant à agiter leur putain de drapeau UMP avec l'arbre bleu. Au bout d'un moment, Act'Up s'est carrément assis sur la route, bloquant ainsi encore plus le cortège.

 

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 Je ne sais trop que penser de cet affrontement. Dieu sait si je ne partage pas les visions de l'UMP, notamment en ce qui concerne les homos et la famille (quoique Morano semble s'être décoincée à ce sujet avec les mères porteuses... Pauvre Boutin qui enrage...). Ils ne nous apportent rien, pas un seul droit supplémentaire, pas de reconnaissance politique et légale. Quand je les vois défiler avec pour slogan :

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 LE CHANGEMENT C'EST NOUS !

 

Ben je me dis que c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Si le changement c'est bien eux, ben allons-y, votez le mariage et l'homoparentalité ! Entendons-nous bien. C'était la marche des fiertés hein, pas celle du pouvoir d'achat et des heures supp'... Mais n'ont-ils pas le droit de défiler ?

Bref, j'ai passé une très bonne journée vraiment. J'ai vu plein de slips, de caleçons, de jeans qui tombent à mi fesses sans rien en dessous, de beaux ptits gars, des bisous dans les rues...

J'ai aussi vu un Ange en Kilt. On dit souvent que les anges n'ont pas de sexe. J'ai voulu vérifier en allant voir ce qu'il y'avait sous le kilt. Ben je confirme, les anges n'ont pas de sexe :

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27.05.2008

Le temps d'un week-end

Le temps passe, les gens aussi, la vie nous conduit vers des chemins différents, mais il est des relations qui sont inaltérables, qui ne bougent pas d'un kopeck...

L'amitié que j'ai avec Poudreest de celles-là. Voilà plusieurs mois que je ne l'avais pas vue et durant ce week-end passé avec elle, à plusieurs reprises, je me suis surpris à la regarder avec cet étrange sentiment de l'avoir vue pour la dernière fois la veille. C'est bizarre, les mimiques, la voix, les rires ne changent pas. Ces attitudes révèlent ce que la personne est au plus profond d'elle-même, intrinsèquement. Si les idées peuvent changer, tout ceci est immuable.

J'ai récupéré la baroudeuse de Cayenne samedi matin, au petit jour, à Orly. Au retour, je me suis fait flasher sur le périph', les boules. Le flash, je l'ai bien vu dans mon rétro, ça c'est sûr. Par contre, mon compteur de vitesse indiquait bien 80. Comprends pas. Un petit dej' continental avec arrêt à la boulangerie et tout et tout... C'est l'avantage de se lever tôt le matin. On peut ainsi profiter de la journée et s'octroyer ces petits plaisirs que nous n'avons pas le temps de faire au quotidien.

Poudre, qui en avait assez du poulet boucané et des nems nous a fait manger un kébab à midi. Moi même cela faisait des mois que je n'avais pas mangé un truc aussi gras. Puis virée dans le Marais, au BHV, verre en terrasse de l'Open café... Mais la tentative de shopping a été avortée par cette put... de pluie de mes couilles. Déambuler dans des rues bondées, manquer de se faire éborgner par les parapluies des grands-mères qui se croient seules au monde, très peu pour moi. Nous avons beaucoup ri aussi de constater que malgré la pluie, les gars déambulaient dans les rues en tongs... Normal quoi, on est au mois de mai, c'est le printemps, donc je montre mes pieds. D'ailleurs à ce sujet, nous avons croisé un présentateur de JT de la TNT dans le Marais, lui-même en tong. Je ne vous dirais pas qui, mais sachez juste que c'est un très beau gars qui fait fantasmer beaucoup de gays !

Et le soir, après le très léger kébab de midi englouti en fait à 15h, nous avons mangé un tout aussi léger et diététique couscous royal. Que je digère encore trois jours après.

Puis le dimanche, après un saut au passage Brady pour faire le plein d'encens, nous sommes allés nous perdre dans les allées du Père Lachaise. J'adore cet endroit, sans doute une des plus belles ballades de Paris pour moi. La sérénité (normal jusque là pour un cimetière) mais sans la tristesse, la verdure, les tombes plus que centenaires, des fragments de vie décrits sur les épitaphes... la première fois que mon parisien de zom y mettait les pieds, car jusque là il maintenait qu'un cimetière n'était pas un lieu de balade. Et bien j'avais raison, il a aimé !

Puis lundi est arrivé, Poudre est partie retrouver son zom à elle, moi à mon boulot, enchaîner les conseils de classe, les rendez-vous avec des parents... Je retrouve Poudre chez elle, à Cayenne, dès le 12 juillet...

En attendant, elle nous a laissé des souvenirs dans l'appart'. De longs cheveux noirs un peu partout !

21.03.2008

Patates et betteraves for ever

Et voilà, les résultats des mutations sont tombées... en ce qui me concerne, je resterai dans le chnord... Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas que je suis  dans l'académie d'Amiens... Patates et betteraves for ever...

Il faut dire que quand je regarde les barèmes des mutations, je me dis que je vais rester coincé par ici encore de longues années... Avec mon petit barème de 100 et quelques points, je suis loin des 1200 requis pour Toulouse, Montpellier, ou Nice. Il me reste le choix entre la Guyane, Lille et Créteil. Mouais...

A vrai dire, je ne suis pas triste. Parce que j'aime ma vie là où elle est. Et puis l'an prochain, une poudrette revient en métropole et pose ses bagages à Orléans. Et Orléans, c'est pas loin de Paris. Donc je suis content de rester... Mais cette truffe a postulé pour une mission en Belgique. C'est pas si loin que ça, c'est sûr, mais quand même...

J'ai même loupé ma mutation pour Paris intra muros. Si je souhaite y travailler pour diversifier le public auquel je suis confronté, je ne sais pas si je pourrais y vivre. Le monde, le bruit, le manque d'espace, les prix exorbitants des locations... Je préfère garder le Paris ludique que je connais actuellement et n'y aller que pour m'y perdre, pour admirer, pour me sentir anonyme, puis retourner dans mon 95, à 8 kms de la folie parisienne.

Sinon, petite anecdote qui vaut son pesant de cacahuète. Jeudi soir, à l'occasion de la visite parisienne d'une nîmoise en vacances, nous avons dîné chez une amie. Pizzas commandées chez Pizza Hot, retirées sur place (c'est moins cher qu'en livraison). Nous nous mettons à table, et, au bout de quelques bouchées, mon zom s'écrit : 'Vous pouvez arrêter de manger vos pizzas. J'ai trouvé un bout de dent dans la mienne..."

Notre premier réflexe fût de retenir nos hauts le coeur, de poser nos parts entamées, et de faire le choix entre avaler ce qui était dans notre bouche ou le cracher comme un gros porc que nous ne sommes pas... (pour ma part, j'ai avalé). On a tous déjà trouvé un poil dans notre plat, mais une dent, ça c'est une première !

Mon zom nous montre l'objet. Nul doute, il s'agit bien d'une dent. Et il est formel. Il vient d'inspecter sa dentition, pas de bout ne manque à l'appel. Je préfère vérifier visuellement. Il a raison, toutes ses dents sont là. Il décroche le téléphone, rappelle Pizza Hit et raconte :

"bonjour, je viens de commander des pizzas chez vous, et j'y ai trouvé un morceau de dent dedans."

Et l'opératrice de s'écrier : " Une dent dans la pizza???????? Beuuuuuuuurk !!!! Je vous passe un responsable !"

Et mon zom de répéter son histoire au responsable. J'imagine la guerre civile qui a dû commencer à la pizzeria, chacun vérifiant les quenottes de son voisin. Pendant ce temps, mon zom repassait sa langue sur ses dents. Pour être sûr. Jusqu'à ce qu'il trouve... ou plutôt qu'il sente, un trou, caché derrière une dent...  Pris de honte, il a raccroché au nez de Pizza Hat... Le boulet...

03.12.2007

A la mienne

Samedi soir, virée parisienne pour fêter mon anniversaire.

Avec mon homme et deux copines, rendez-vous pris à l'Okawa pour l'apéro, puis après une pause shopping à l' IEM, nous sommes allés nous restaurer au japonais. Bon sang que j'aime ça les sushis, je crois que je pourrai en faire une overdose.

Puis nous sommes allés au RAIDD, pour voir les monsieurs tout nus sous la douche, que nous n'avons d'ailleurs pas vus, car nous sommes partis trop tôt à cause de la foule qui nous empêchait de faire le moindre mouvement...

Ma copine, qui aime bien ce genre de bar, nous a malgré tout dit qu'elle sentait peser sur elle des regards de désapprobations de certains clients, sans doute gênés de sentir la présence d'un vagin parmi eux... C'est dommage des réactions comme ça. Je comprends bien qu'une fille ne rentre pas dans une back room, mais dans un bar...

Bonne tite soirée...

02.12.2007

Virée à la Tour Eiffel

Bon, dehors, il paraît que c'est la tempête, ils l'ont dit à la télé. Même que ma mère (qui est italienne) a pris peur et m'a téléphoné pour me dire de bien faire attention et pour savoir si j'étais encore en vie. Elle m'avait aussi appelé après les émeutes de Villiers le Bel pour savoir si tout allait bien.

Dimanche pluvieux, pile poil ce qu'il me fallait !

Parce que quand il pleut, ben, on ne sort pas et on ne dépense pas de sous... Autant d'économies pour les cadeaux de Noël ! Et quand il pleut, on se repose...

Jeudi, avec ma grande copine, alors que nous étions avachis dans le métro, prêts à faire chauffer la CB aux halles, on s'est dit, "Tiens, et si on allait voir la Tour Eiffel ??"

Et du coup, ça a donné ça :

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C'est le trou du c.. de la Tour Eiffel...

Bref, pour les parisiens de souche (quoi que je ne sais pas si ça existe ces bêtes là...), la Tour Eiffel n'est qu'un élément du décor. Mais pour nous, petits provinciaux venus à la capitale, elle reste tout simplement divine. Bousculé par les touristes qui s'extasient de toutes part, je me perds dans la contemplation de ses hauteurs, se ses piliers...

Du coup, nous y sommes montés, à pieds en plus... Ben oui, il y'avait vachement de queue à un pilier et presque rien au pilier opposé. On pensait être plus malins que les autres, ces pignoufs qui se tapent une queue monstre, et nous sommes allés au pilier déserté, et arrivés à la caisse, nous avons vu "STAIRS ONLY". Un peu carrément dégoûté car j'avais aux pieds de nouvelles chaussures super belles mais qui me font souffrir à chaque pas et je ne me sentais pas l'escalade de la tour. Mais on y est allés quand même.

Après avoir perdu un poumon, flingué mes mollets, pesté contre une instit de maternelle qui fait grimper ses moules bambins par les escaliers, nous avons pu admirer la pollution beauté parisienne.

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Vraiment, dans ces cas là, je ne suis pas pressé de muter dans le sud.

J'aime avoir ces yeux de touristes à Paris.

Des fois, je me prends même à réver d'une mutation à Paris même...

Je suis atteint.

 

03.11.2007

Parisien

Ces séjours réguliers chez mes parents pour les vacances me font réfléchir...

J'ai beau avoir grandi dans le sud, avec le soleil, l'accent qui chante, j'ai beau avoir tout ça gravé dans mon patrimoine, dans ma peau, je ne me sens plus sudiste à 100 %.

Ma vie, maintenant, elle est à Paris, enfin, dans le 95 plus précisément. Quand je rentre ici, je ne suis rien de plus qu'un touriste, que le gars de là-haut qui vient ici pour les vacances. C'est dûr à croire, moi qui suis tellement attaché à ma région.

Mais je crois que ce qui donne sens à sa vie, c'est le fait de se sentir bien au quotidien. C'est le fait de vivre auprès de ceux que l'on aime. Et ma vie à moi, elle est définitivement auprès de mon homme. Bien sûr, dans le sud, j'ai des amis d'enfance, dont une en particulier qui m'est précieuse, et que j'aime revoir. Bien sûr, ici, j'ai mes parents, qui, s'ils sont parfois exaspérants, sont malgré tout dans mon coeur.

Alors que je suis au calme, entouré de magnifiques paysages d'automne, je ne rêve que de balades à Paris, près de la Seine, près de tous ces monuments qui me font tourner la tête à chaque fois...

Bizarre comme sensation.

21.10.2007

Champs Elysées et clinique des yeux

Quelle semaine !

Bon, OK, question boulot, ça n'a pas été très violent. Je n'ai bossé que 3 jours. J'ai "posé" mon jeudi pour récupérer toutes les heures supp que je fais. Comme j'ai dit à mon proviseur, si je voulais toutes les récupérer, je pourrais partir en vacances de Noël dès maintenant...

Donc, jeudi, je n'ai pas travaillé. J'ai accompagné mon homme qui devait se faire opérer. Il est passé sur le billard. Il y'a longtemps qu'il voulait se faire opérer des zieux au laser pour dire au revoir définitivement à ses lentilles.

Rendez-vous pris donc dans une clinique spécialisée Avenue Victor Hugo à Paris. Le souci, c'est que jeudi, il n'y avait pas de train pour quitter ma banlieue et aller à la capitale. Dans ma grande générosité, j'ai donc accompagné mon homme en voiture. Et pour aller avenue Victor Hugo, il m'a fallu passer par la porte Maillot, et le "rond point" de la place Charles de Gaulle.

Et là, c'est le drame. Moi, j'ai passé le permis en Ariège où le point noir au niveau routier consiste au rond point d'accès à carrefour en début de mois, un samedi après midi. Donc, pour moi, conduire sur la place Charles de Gaulle, c'était inconcevable. Je n'y comprends rien à cette place. Pas de marquage au sol, pas de file prédéfinie, juste un gros bordel.

 

Et je confirme, conduire sur cette place, c'est du sport. Coup de volant à droite pour éviter la grosse berline qui se rabat juste devant moi. Coup de volant à gauche pour éviter un scooter. Freinage d'urgence... L'avenue Victor Hugo approche, et je suis dans une "voie" au milieu de la place... au secours.

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Et puis c'est difficile de prendre une photo tout en conduisant !

Puis faut se garer. Bon, j'ai pris l'option parisien. Me suis garé sur un passage piéton, dans un virage. Voilà.

Ensuite, nous sommes allés manger dans une brasserie de Victor Hugo. Le pire repas de ma vie. En plein dans le 16ème, nous étions cernés par les cul prout friqués aux as. A notre droite, une jeune fille rencontrait apparemment pour la première fois ses beaux parents... "Après mon bac, j'ai fait une classe prépa, puis Père m'a dit de profiter de la vie et du monde, donc je suis partie deux ans aux States..." et belle maman de répondre : "Ohhhhh mais c'est meeeerveilleeeeeeux... à 25 ans, avoir la place que vous avez, dans un ministère aussi prestigieeeeeeux que celui de la cultuuuuure..."...

Puis nous sommes donc allés à la clinique. Et là, je me serai crû dans un épisode de Nip Tuck. Les patients défilaient, pour une opération qui coûte la peau du cul, et qui dure 10 minutes environ... Salle d'attente hyper design, aquarium géant d'eau de mer...

Et sur les tables un peu partout :

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Des vases dans lesquels les patients laissent leurs lunettes après l'opération...

L'opération de mon homme s'est bien passée... Il a encore ses deux jolis zieux et depuis jeudi, il s'émerveille du monde qui nous entoure genre : "le panneau qui est au loin la bas, tu arrives à lire ce qu'il y'a écrit ?" ou encore " la plaque d'immatriculation de la clio la bas, c'est bien 15646 gtfy 95 ? "... Et même quand on regarde Desperate Housewives en VO, il me lit les sous titres à voix haute rien que pour me montrer qu'il y voit !

 

 

27.05.2007

Vapeurs d'alcool

Dimanche pluvieux et glacial... Brrr...

17 heures, toujours en caleçon, réveil tardif... Il faut dire que celà faisait bien longtemps que je ne m'étais pas couché à 4 heures du matin...

Hier soir, enterrement de vie de jeune garçon... Repas à la maison, où mon tiramisu a encore fait des ravages...

 Puis nous nous sommes dirigés dans le marais, après avoir donné au futur marié deux colliers de chamallow, avec pour mission de se les faire manger par des hommes uniquement... Bien que très ouvert d'esprit, on ne peut pas dire qu'il était très emballé ! 

L'anecdote de la soirée, c'est que nous nous sommes fait refuser à l'entrée d'un bar, parce que nous étions trop jeunes... Je ne pensais pas qu'on me sortirait ça encore un jour...

Au cox, le marié a fait fureur auprès d'un américain de passage sur Paris... Il n'a pas compris qu'il se mariait avec une femme, et voulait absolument se le ramener chez lui... Très drôle... Le marié s'est plié au jeu avec beaucoup d'enthousiasme, l'alcool aidant, et les chamallows n'ont pas fait long feu ... Malheureusement pour moi, je n'ai pas croisé de blogueurs... Snif !

J'ai ensuite fait mes premiers pas au Raidd... toute une histoire ! Collés serrés, une châleur ettouffante... Et puis surtout, j'ai compris ce que signifiait le Hot Shower Show... Le gars sous la douche a fait mourir de jalousie le futur marié, qui comparait l'engin du gars sur scène avec son avant bras...

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Vapeurs d'alcool, vêtements qui puent la fumée, les cernes sous les yeux... Je dois avouer que c'est quelques fois bien agréable malgré tout !

 

24.05.2007

Là où j'enterre une vie de jeune garçon

Samedi soir, enterrement de vie de jeune garçon...

Habituellement, une occasion de faire la fête comme une autre, mais parfois un peu trop cliché... Le déguisement pour le futur marié, la honte publique, boire beaucoup, les jolies filles...

Sauf que là, le futur marié va être accompagné essentiellement par des gays...

L'organisateur de la soirée a prévu "d'écumer le marais" et de le trainer dans plein de bars sympas... Bon, moi, j'avoue, je ne connais pas trop les soirées parisiennes. Je suis super content de sortir de mon cocon pour faire la fête. 

On ne sait jamais, peut-être vais-je croiser certains blogueurs ? En voilà une idée qu'elle serait chouette ! En tout cas, si j'ai bien compris, le marié devrait avoir une grosse pancarte type homme-sandwich...

Bref, certains stéréotypes ont la vie dure... Un enterrement de vie de jeune garçon sans ridicule pour le marié, c'est comme un Noël sans cadeaux... 

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