23.06.2008

Pour une école sans discrimination

Le thème de la marche des fiertés de cette année est "Pour une école sans discrimination".

Affiche2008-small.jpg

Ce thème rappelle la circulaire de rentrée 2008. Tous les ans, en fin d'année scolaire, nous recevons la circulaire de la rentrée suivante qui annonce les priorités que l'on doit mettre en oeuvre pour l'année à venir. Cette année, la circulaire de rentrée, dans l'artcle 9 dispose :

"Lutter contre toutes les violences et toutes les discriminations, notamment l’homophobie
 

L’école doit offrir à tous les enfants des chances égales et une intégration réussie dans la société. Sa mission est donc aussi de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, de permettre une prise de conscience des discriminations, de faire disparaître les préjugés, de changer les mentalités et les pratiques. Au sein des établissements, une importance particulière devra être accordée aux actions visant à prévenir les atteintes à l’intégrité physique et à la dignité de la personne : violences racistes et antisémites, violences envers les filles, violences à caractère sexuel, notamment l’homophobie.
Par tous les moyens, prévention et sanction, la lutte contre la violence dans et autour des établissements demeure une priorité absolue."

Quand j'ai lu cette circulaire, je me suis d'abord dit : "Wouaouh ! Enfin le ministère qui se décide à faire quelque chose ! En voilà une idée qu'elle est bonne !"

Puis je l'ai relue en me concentrant (ben oui, je sais, c'est pas bien, mais j'avoue que souvent les circulaires, je les lis en diagonale tellement c'est chiant...)

Alors le ministre il me rappelle ma mission. Je dois "promouvoir l'égalité...pour changer les mentalités et les pratiques." OK, rien de neuf sous le soleil. Puis, j'apprend que l'an prochain, dans mon établissement, "une importance particulière devra être accordée aux actions visant à prévenir les atteintes... notamment homopob[es]." Et enfin, "par tous les moyens, prévention et sanction, la lutte contre les violences demeure une priorité absolue".

OK. heureusement qu'ils emploient le mot "demeure" parce que sinon on aurait pu croire que jusque là l'école était une zone de non droit où les élèves étripaient les profs et pouvaient s'insulter en toute impunité. Ouf, l'honneur est sauf !

Donc, voilà pour la relecture expliquée et commentée de cet article. En résumé, la seule et unique nouveauté, c'est que pour la première fois, le terme "homophobie" est employé. Mais ça ne va pas plus loin.

Il faut rappeler que pas plus loin que l'an dernier, l'homophobie n'était pas reconnue à l'école. Il y'a un logiciel qui s'appelle SIGNA (maintenant c'est CIVIS), dans lequel chaque bahut recense les actes de violence commis à l'école. Cela va de l'insulte au lancer de projectile, viol... etc... Les catégories sont très strictes et il est parfois ardu de signaler un fait de violence car il ne rentre pas dans une case. Bref, ce logiciel est là pour savoir comment va l'école. Et pour chaque acte, on doit préciser s'il a été commis avec une connotation particulière comme "antisémite", "raciste", "sexiste", "sous la menace et la contrainte"... Mais pas plus. L'an passé, j'ai mis à la porte quelques jours un élève qui avait traité un prof de "sale pédé". Puis j'ai voulu le signaler sur le logiciel et dans la catégorie "connotation", j'ai cherché la case "homophobe". Ne la trouvant pas, j'ai envoyé un mail au Rectorat qui m'a dit qu'il fallait utiliser la case "sexiste". Mouais. C'est pas que je nie l'existence d'insultes et actes sexistes, mais un "sale pédé" et un "grosse greluche", c'est pas la même chose.

Lutter contre l'homophobie à l'école, c'est louable. Mais il reste une question, et de taille : "comment ?". Quand je cherche sur internet des kits pédagogiques pour aborder ce thème, je tombe sur des sites québécois. En classe, j'imagine mal faire un cours "spécial homophobie"... Bien sûr cette notion est abordée, mais quand le programme le demande, par exemple en Éducation Civique Juridique et Sociale, ou en histoire avec la seconde guerre mondiale. Dans les bahuts du secondaire, il y'a aussi ce que l'on appelle les Comités d'Éducation à la Santé et à la Citoyenneté. Dans cette instance, on réfléchit autour de projets à mener, d'exposition, de manifestations à organiser, pour travailler autour de la citoyenneté et de la santé. Mais là, je dois dire qu'on sèche sur l'homophobie. Je suis désolé, certains me trouveront lâches, mais je me vois mal dire à une classe comme ça, de but en blanc, que les homosexuels sont des gens comme les autres. Ne vous méprenez pas, ils sont comme les autres (je serai bien con d'avancer le contraire), mais à mon sens, c'est trop l'affiche, une sorte de coming out détourné. Et ça, ben j'ai pas envie.

Nous allons sans doute détourner ceci en faisant appel à Amnesty International, pour parler des gays en Iran ou en Syrie (rappelons que le président syrien vient à Paris le 14 juillet), de la loi de 1981 dépénalisant l'homosexualité... Tout ça pour provoquer une réaction, une réflexion, et, pourquoi pas, un débat.

Bref, tout ça pour dire que, si les intentions sont louables, la mise en pratique s'avère difficile...

Pour la ptite histoire, hautetfort me souligne en rouge le mot "homophobe" et me propose "homophone..."

04.06.2008

Dans la fosse aux lions

Celà faisait un bail que j'en parlais, j'ai franchi le pas. Soucieux de préserver la planète (et accessoirement aussi mon porte-monnaie...), je ne prends plus la voiture pour aller au boulot. Désormais, comme tous les autres, j'ai mon abonnement de travail, ma carte Navigo et mon Ipod.

Comme tous les autres, je mets un point d'honneur à tirer le plus possible la gueuele le matin dans les transports en commun.

Comme tous les autres, je cherche les quotidiens gratuits pour agrémenter mon trajet.

Mais pas tout à fait comme tous les autres. Parce qu'à ma gare de banlieue, le quai pour Paris est bondé tous les matins. Mais moi, je travaille en Picardie ! Donc, comme un pauvre idiot, je suis tout seul le matin, sur mon quai, sous les yeux de tous ces parisiens qui me regardent en se disant probablement que je me suis trompé de sens. Que neni ! Moi, dans mon train, j'ai de la place assise, voire même allongée.

Je me tape toutes les gares pourries et paumées jusqu'au terminus, où je prends une correspondance. Un TER, parce que je quitte l'île de France. Et hop, 10 minutes après, me voilà dans arrivé. Enfin, pas tout à fait.

Et c'est là que le bas blesse.

Parce que pour aller de la gare à mon bahut, il faut que je traverse la cité. Et dans la cité, il y'a mes élèves. Les élèves actuels sont tous très gentils, ils me saluent, les plus âgés viennent me serrer la main... Les caïds, à 7h30, ça dort encore. Normal, ils sont couchés depuis pas longtemps.

Le problème, c'est le soir. Le soir, je traverse la cité, et là, les caïds, ils sont debout. Je suis désormais sur leur territoire. Ils me le font comprendre. Et la gare, c'est leur lieu de repère. Il n'y a pas une semaine sans que je n'entende parler d'un incident dans cette gare. Et ce soir, ça n'a pas manqué.

Alors que j'arrivais, j'ai repéré de loin deux anciens élèves qui tenaient les murs de la gare. Deux élèves virés par conseil de discipline, auquel je siège. Deux lascars qui m'ont laissé les pires souvenirs de ma toute jeune et fraîche carrière. Avec mon sac à la main, je ne pouvais feindre de m'être trompé de chemin et faire demi-tour. Je me suis donc engagé dans la gare. Le plus grand des deux et venu me voir, sourire de lascar aux lèvres. Vous savez, le genre de sourire qui veut dire "toi, tu vas en chier..."

Le second est rentré lui aussi dans la gare. Cet élève est vraiment de loin le pire que je n'ai jamais connu. Violent, ingérable, insolent, qui n'a peur de rien, qui n'écoute jamais rien, provocateur, intimidant, méchant gratuitement. Il est rentré dans la gare et a hurlé à tous ses collègues :

"Hé, c'est celui qui a fait virer M du bahut !" Il l'a répété plusieurs fois. Moi, pendant ce temps, je me décomposais littéralement. J'étais dans l'antre des loups, dans la fosse aux lions, j'étais leur proie, l'intrus sur leur territoire. Et vraiment, je n'exagère pas. Les jeunes sont venus me voir : "t'as fait quoi toi ??" "Kes ta fé???" "T'es qui toi ???"... Gardant toute mon assurance, je jetais un oeil au maître chien qui n'a pas bougé d'un poil. Un connard qui ne sert à rien. Cette affaire a duré deux bonnes minutes qui m'ont paru une éternité. Deux minutes durant lesquelles plusieurs jeunes m'ont encerclé...

Un grand-frère est arrivé. Vous savez, les grands frères vilipendés par Dati hier ? Et bien ce grand-frère a réussi à calmer tout le monde en deux secondes. Le train est arrivé, je suis monté. Dix minutes après, mes jambes en tremblaient encore.

Le pire, c'est que je suis vraiment pas un méchant au boulot. Toujours, je prends le temps d'expliquer les sanctions, les punitions, je fais des bilans réguliers, félicite toujours quand il le faut, mets en avant le meilleur d'eux-mêmes.

Mais là, je l'avoue, j'ai (encore) eu peur. Je m'en balance des propos iufmiens comme "c'est pas contre toi qu'ils en ont, c'est contre l'institution, contre ce que tu représentes..."

Je m'en branle. Je ne représente rien, je suis moi, j'ai eu peur, ça me gave. J'ai eu peur. Je suis prof, pas de la chair à canon.

28.05.2008

Le petit Nicolas fait son marché

Merci Nico. Merci de nous rappeler comme tu l'as fait hier que "le Président de la République n'est pas là que pour les gens qui cassent des abris bus et pour ceux qui réclament des allocations". C'est vrai, tu n'as pas tout faux.

Mais te voir circuler main dans la main avec Carla de bon matin au marché de Rungis, où tu es allé saluer ceux qui travaillent et se lèvent tôt, ceux qui sont, comme tu le dis "sympathiques", ça m'a fait chier.

Cette mise en scène au milieu des caisses de fromage, ça m'a foutu les boules, parce que dehors, au même moment, il y'avait des travailleurs qui manifestaient. Des travailleurs oui oui. Des gens qui se lèvent le matin pour aller bosser, pas pour faire la queue à la CAF. Des travailleurs qui consomment, qui payent la TVA, qui payent des impôts. Mais ces travailleurs, ils n'ont pas de papiers. Et comme ils n'étaient pas prévus dans le décor de ta sortie bien orchestrée, et bien les forces de l'ordre les ont dispersés. Pour ne pas que ça fasse tâche. Je sais je sais ce que tu vas me dire : ces travailleurs sans papiers, ils prennent le boulot de bons français trop fainéants pour faire le boulot à leur place et qui préfèrent pointer aux alloc'. Peut-être bien. Peut-être aussi que la situation est plus complexe, moins manichéenne que ça. Mais quand c'est trop compliqué à expliquer, quand tout ne se résume pas à un slogan, c'est pas vendeur, ça ne parle pas aux gens. C'est tellement plus simple de les opposer.

Et puis je pense que beaucoup aimeraient avoir un travail, se lever tôt le matin, comme les fromagers et maraîchers de ce matin.

Et puis il y'a la fonction publique aussi. Dont moi. Mais c'est bien connu, ces fonctionnaires, ces profs, ce ne sont que des assistés qui ne vivent que des impôts et creusent le déficit. Tu parles du pouvoir d'achat. Entre les heures et sup et la participation aux bénéfices, moi, je suis vachement content en tant que fonctionnaire branleur. C'est bien ce que tu me proposes là. Avec ça, je n'aurai plus mal au cul quand je ferai le plein de gasoil maintenant. Tout ce que tu proposes pour mon quotidien de travailleur (parce qu'entre deux pauses café, je travaille un peu quand même !) c'est de diminuer le nombre de postes. Trop bien ! Entre mon salaire qui ne bouge pas, les conditions de travail qui partent en sucette, et bien moi, c'est con, mais je compte le nombre de jours qui me reste avant les vacances.

01.05.2008

1er Mai

Et voici le joli mois de mai...

En mai, fait ce qu'il te plaît il paraît...

Le 1er mai, le jour des défilés... des protestations, des réclamations. Cotiser 41 ans ? Je ne sais pas, je ne vois pas comment chacun peut cotiser 41 ans alors que tant de gens peinent juste à survivre en cherchant un travail. Moi qui ai eu mon capes assez jeune, ça me ferait travailler jusqu'à 64 ans. Bordel, mais qu'est ce que je ferai moi à 64 ans, avec des jeunes que je ne comprendrai plus ? M'enfin 64 ou 63,ou même 59, dans tous les cas, je serai largué. C'est plus une question de sens que l'on veut donner à sa vie. Est ce que, à 60 ans, on a encore envie de se faire chier à travailler ? Je vous l'avez déjà dit, je suis un gros flémard, et le travail, si je l'aime, ce n'est pas toute ma vie...

Le 1er mai, le jour où le FN se rappelle à notre mémoire. Qu'est ce qu'ils me cassent les couilles avec leurs drapeaux français qu'ils agitent dans tous les sens, avec leurs cranes rasés et leurs gueules de cons. Dans ces cas là, je peux être encore plus cons et méchants qu'eux je pense. Le drapeau français, il est à toi, à moi, à lui, mais il ne leur appartient pas. Ils se l'accaparent, ils le pervertissent, ils le souillent. Je ne suis pas chauvin, encore moins nationaliste, mais vient se rajouter à ce défaut de patriotisme une gène certaine quand je les vois défiler tous les premiers mai. Et à cette gène vient se rajouter une franche nausée et une gerbe imminente quand je pense aux propos révisionnistes de leur grand chef.

Le 1er mai, c'est le jour du muguet. Et le muguet, c'est ma fleur préférée. En bon garçon sensible, je trouve ces clochettes à mon image, et le fait qu'elles amènent avec elles l'espoir de belles journées ensoleillées me fait sourire quand je vois les marchands à chaque coin de rue avec leurs petits brins. Dommage, aujourd'hui, il a fait un temps de merde. En plus, il paraît que ça porte bonheur. Alors je vous en met un brin, avec plein de bisous :

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Et en mai, il est temps de ranger ses armoires. De ressortir les tongs, en espérant pourvoir sortir ses pieds un jour au soleil... Et oui, je trouve que les pieds c'est super sex dans des tongs... Vous n'aimez pas ça vous ?

J'ai ressorti mes pantacourts, mes bermudas (tiens, je n'ai pas de bermuda hawaïen... il va falloir que j'y remédie !!) Les blousons sont au fond des cartons, les tee shirts dont je me suis lassé sont donnés... ça sent bon la virée chez Zara !

Sinon, en vrac :

- je suis un pro de la ratatouille,

- mon élève écorché vif n'a pas été viré au conseil de discipline, il m'a même fait chialer alors que je siégeais en face de lui. Mon vote doit rester secret, sachez juste que j'ai tremblé lors du dépouillement des bulletins. Je ne sais pas si c'est une bonne chose, mais je compte bien l'accompagner pour qu'il se tienne à carreau pour saisir cete deuxième et dernière chance.

- je n'ai toujours pas payé mon dernier PV

- les impôts, c'est galère, chais pas comment ils font les gens qui y travaillent tout le temps sans s'arracher les tifs.

 

14.04.2008

Ardoise, tous fichés.

Alors que mes vacances pluvieuses se poursuivent, je suis tombé sur un article sur www.rue89.com. Ce génial site d'information reprend une info de tétu qui vient juste de sortir.

Je vous laisse lire :

Vers le fichage policier des homosexuels?

14/04/2008 | 17H41

Le Collectif contre l'homophobie de Montpellier (CCH) vient de demander à Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de surseoir à l'entrée en vigueur, prévue en mai prochain, d'un nouveau logiciel de renseignement pour les services nationaux de police et de gendarmerie. Baptisé Ardoise (pour «Application de recueil de la documentation opérationnelle et d'informations statistiques sur les enquêtes»), il synthétise les bases de données de traitement des infractions. Avec pour finalité de créer des fiches consultables par les forces de l'ordre sur tout le territoire national.

Ardoise prévoit de renseigner des caractéristiques personnelles de toute personne entendue comme victime, témoin ou auteur au cours d'une procédure. Les agents utilisant ce logiciel devront renseigner la rubrique «état de la personne» et établir un profil de la personne en cliquant parmi les thèmes suivants: «homosexuel», «transsexuel», «handicapé», «sans domicile fixe», «personne se livrant à la prostitution», «travesti», «relation habituelle avec personne prostituée», «personne atteinte de troubles psychologiques», «usager de stupéfiants», «permanent syndical»… Près de 90.000 employés des forces de l'ordre seront, à terme, formés à l'utilisation de ce logiciel.
 
Le CCH dit «partager le malaise de nombreux policiers et gendarmes; comme eux, nous avons du mal à saisir l'intérêt de la mention de certains détails et les finalités de ce profilage».De plus, selon Hussein Bourgi, président du CCH, «cette pratique peut donner lieu à des dérives de sinistre mémoire».C'est pourquoi il a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, la CNIL ainsi que la commission consultative des droits de l'homme (CNCDH). Il lance aussi un appel pour que les organisations de droits de l'homme, les syndicats et d'autres autorités morales se prononcent contre Ardoise. Il a d'ores et déjà sollicité un entretien auprès de François Fillon et de Nicolas Sarkozy.

C'est con, mais ça ne m'étonne même pas. Je m'y attendais. Après les statistiques ethniques, la religion... voilà que l'on cherche à savoir si l'on est homo, travesti, client de prostitués, drogué...

Et si je suis un homme, drogué, schizo, qui est client de prostitués hommes... On rentre dans quelle case comme ça ?

Moi qui me fait régulièrement crever les pneus de ma titine sur le parking du bahut, je me vois bien aller porter plainte :

- Nom ?

- Norbert

- Prénom ?

- Stanislas

- Orientation sexuelle ?

- Pédé.

Bref, ça pue la France de Vichy à plein nez. Pour la forme, je sens que je vais refaire un courrier à la HALDE, juste par acquis de conscience.

Tiens, bientôt ma 300 ème note ! ça se faite ! Zavez des idées ?

09.04.2008

Le passé antérieur de la règle de trois...

Ah la la la...

Mon ministre à moi qui n'a sans doute pas mis les pieds dans une école depuis longtemps, a pondu une réforme pour l'école primaire. Bon, moi, c'est vrai que le primaire c'est un peu un monde inconnu pour moi. Les petits zenfants de 7 ans qui viennent se réfugier dans les jupes de la maîtresse et qui jouent aux billes ou à la marelle (si on joue encore à ça dans les cours des écoles primaires ???), je ne connais pas.

Et pire, les programmes du primaire, je ne maîtrise pas non plus. Je l'avoue. Je crois avoir de bons restes en ce qui concerne les opérations et si je me concentre bien, je peux résoudre une division à la main.

Mais il me faut du temps, car je suis ce qui s'appelle une quiche de chez quiche en calcul mental. Plus nul que moi, y'a pas, ou alors les mollusques décérébrés. Vous avez connu, vous aussi, ces séances de calcul mental avec l'ardoise velleda, durant lesquelles la maîtresse nous matraquait de "9 X 7 ?" et de "6 X 457 ?" Quelques secondes pour écrire la réponse sur l'ardoise et la lever bien haut... Au bout de  3 mauvaises réponse,s c'était récréation au piquet. Et bien moi, quasiment à chaque fois qu'il y'avait calcul mental, je passais la récré face au mur à réviser. Je sais pas, il doit y'avoir un blocage mental quelque part dans mon cerveau.

Et bien Xav', il dit qu'il faut enseigner la division dès le CE1. D'après mes souvenirs, je l'ai vu plus tard. Certains pensent que c'est faisable, d'autres affirment que c'est bien trop tôt. Je n'ai pas la réponse, car c'est au delà de mes compétences. Moi je suis plus branché deal de shit et insultes aux profs.

Xav a été invité sur Canal + au grand journal. On lui a fait tester sa réforme, pour voir s'il maîtrisait les points du programme concernés. Le résultat est catastrophique. C'est méchant de se moquer, car je ne suis pas sur que nous aurions fait mieux.

Allez, comparez vous au ministre !

D'abord, conjuguez au passé antérieur le verbe "naître" à la première personne du pluriel...

C'est fait ? Un petit exercice de la règle de trois maintenant. Sachant que 4 stylos valent 2.42 €, combien valent 14 stylos ?

Allez, maintenant on compare nos réponses avec Xav'...

 


Alors, vous retournez aussi au CE1 avec Xav ?

05.04.2008

Contrôle des papiers s'il vous plaît.

LJe me suis enfin décidé à prendre le temps d'aller à la sous préfecture de "ça recèle" (comprenne qui pourra) pour me faire immatriculer dans le 95. Et oui, malgré le fait que j'y vive depuis plus de 3 ans, j'étais jusque là toujours immatriculé en Picardie. N'ayant plus d'adresse en Picardie, j'avais peur de ne pas recevoir d'éventuels courriers en cas de flashage...

Donc, motivé, voilà que je me présente à la Sous-Préfecture, au service des immatriculations. Je prends un ticket. Numéro L 421. Je regarde l'écran lumineux. Bordel de merde, on en est au L380. Et dire que je n'ai même pas pris mon Picsou mag' pour patienter. Ni même mon têtu. Merde.

Mais ouf, je suis soulagé, un autre écran lumineux m'indique que le temps d'attente est estimé à 17 minutes. Sauvé.

Une heure et demi plus tard, mon numéro s'affiche.

En tout et pour tout, mon passage au guichet aura duré 2 minutes. Équipé de ma nouvelle carte grise, je vais bosser.

Le soir, en rentrant, je passe à côté du Speedy et je me dis que non vraiment, je suis trop crevé, je n'ai pas envie de me faire poser les plaques maintenant. J'irai plus tard.

Au rond point suivant, des policiers s'étaient cachés dans le virage.

Et moi, qui vraiment, mais vraiment, ne me fais jamais arrêter par les forces de l'ordre, je vois le premier qui me montre du doigt, siffle dans son sifflet à roulette et me fais signe de me garer.

Vite, j'envoie valser mon téléphone sous le siège (je ne téléphone pas au volant, mais un malentendu est si vite arrivé...) et j'appuie sur la touche 4 de mon auto-radio pour mettre France Info. Y'a pas à chier, un automobiliste qui écoute Sarko nous expliquer que la rationalisation des dépenses publiques, ce n'est pas de la rigueur, même si c'est drôle, ça fait quand même plus sérieux que FG.

"-Bonjour monsieur, contrôle du véhicule, vos papiers s'il vous plaît..."

Et moi, dans ces cas là, je panique un peu, je lui ai tout sorti, même ma carte d'identité. Un peu plus et je lui sortais ma carte de fidélité de chez Nocibé et ma carte Ikéa family.

Et je lui ai expliqué que les plaques n'étaient pas à jour car je venais de me faire immatriculer dans le val d'oise et que dès demain promis je mettrai les bonnes plaques.

-Oui monsieur, mais vos plaques actuelles ne sont pas réglementaires. Le rond du zéro de votre plaque est tombé, ce qui la rend difficilement lisible. Le Préfet a donné des instructions pour que l'on verbalise les voitures avec des plaques abîmées. C'est 90€.

- Oui mais un zéro plein ou un zéro vide, ça reste un zéro quand même non? Et puis dès demain, je mets des plaques 95. Donc je ne vais pas faire réparer ma plaque 60 pour rien non ?

- Monsieur, c'est ce soir que vous faîtes réparer vos plaques ou alors c'est 90 €.

Devant tant d'autorité exaspérante, mais surtout par souci d'économiser 90 € (la rigueur budgétaire, c'est valable pour moi aussi), je me suis résigné à aller voir mon copain de chez Speedy. A 19h15, alors qu'il s'apprêtait à fermer, j'ai presque dû me mettre à genou pour qu'il me les change les plaques...

Donc ça y'est maintenant, je suis officiellement un banlieusard sur les routes.

16.03.2008

Guigne

Il y'a des jours où je me dis que vraiment je n'ai pas de chance.

Je grimpe sur le lit à quatre pattes (pour dormir hein...) et crak bling, sous mon genou, mon téléphone. Mort, éclaté...

Je monte dans ma voiture et je me dis que vraiment il faut que je regonfle mon pneu. A y regarder de plus près, je trouve un clou planté dedans. Le deuxième en trois mois...

Allez, avec un peu de chance, la gauche passera à Toulouse aujourd'hui... ça me consolerait...

22.02.2008

The end of my holidays

Et voilà, les vacances touchent à leur fin en ce qui me concerne. Je vais bientôt devoir reprendre mon cartable, mes costumes cravates, et retrouver mes monstres...

Nous ne sommes pas partis en vacances comme nous le voulions, ni même en week-end, trop occupés que nous sommes à courir les docteurs pour les analyses médicales et à s'empiffrer de biscuits et de chocolat. Bref, nous nous sommes bien reposés, et c'est déjà ça. Des séries télé à la pelle, des épisodes des Simpsons en pagaille...

Bien sûr, j'ai ponctué ces moments d'inactivité totale de boîtage en série. Pour les non initiés, ceux qui ne participent pas à une élection, ceci signifie que j'ai déambulé dans les rues de ma ville, les bras chargés de tracts, pour que chaque boîte aux lettres en reçoive un. J'ai eu le malheur de dire à mes colisitiers que j'étais en vacances et ils en ont profité pour me refiler un max de rues à faire. Mais j'ai eu de la chance car pendant toutes ces heures passées à déambuler dans les rues, le soleil m'a accompagné et me réchauffait le visage. J'ai appris à me battre avec les digicodes des immeubles et j'ai développé une technique qui s'est avérée imparable. Je sonnais au hasard et je disais, de ma plus belle voix : "Bonjour Madame, j'ai de la documentation électorale à déposer dans les boîtes aux lettres. Pouvez-vous m'ouvrir ?" J'ai aussi beaucoup discuté avec les gardiennes d'immeubles, qui m'ont toutes encouragé pour ces élections, pour virer le maire sortant. Je tire aussi mon chapeau à tous les facteurs de France, qui, tous les matins arpentent les rues, à la recherche des boîtes aux lettres souvent cachées, qui affrontent les chiens qui viennent nous aboyer dessus quand on approche de trop près... D'ailleurs combien de fois mon coeur a-t-il failli lâcher à cause de ces roquets...

Le tract en question présente l'ensemble de la liste, avec la photo de chacun des colisitiers. Depuis, quelques voisins m'en ont parlé. On me reconnaît dans la rue... Waouw !

A ce sujet, nous avons découvert que notre voisin de pallier était une star. Une vraie star. Je ne dirai pas ici de qui il s'agit mais c'est quelqu'un de connu, dont les chansons passent en ce moment à la radio. Et oui !

La prochaine fois, peut-être vous parlerai-je de ma première escapade avec mon zom dans un sauna parisien. Un sauna gay bien sûr. Il ne faut pas mourir idiot. Ou peut-être pas. Si c'est pas du teasing ça, qu'est-ce que c'est !

 

11.10.2007

Appel à témoins

J'avais oublié de vous dire que, dans le cadre des futures élections municipales, je me présente dans ma ville. Bon, pas en tête de liste, mais plutôt bien placé quand même. Bref, je me lance. En fait, c'est une habitude chez moi, j'ai toujours été délégué de classe, et depuis que je bosse, je suis élu au conseil d'administration de mon bahut. Bon, OK, je change d'échelle là... ça va faire bizarre de voir ma tronche sur les tracts électoraux...

Mais le souci, c'est que, sous prétexte que je bosse dans l'éducation nationale, la tête de liste de ma liste m'a confié d'animer les ateliers de construction du programme autour du thème : "Éducation et petite enfance" alors que j'avais demandé à travailler dans la commission finance ou sécurité ou culture.

Et là, il y'a deux problèmes :

- le premier, c'est que je n'ai pas d'enfant, et que c'est mal parti pour que j'en ai un. A moins que l'un de nous ne se fasse greffer un vagin, un utérus et tout le toutim je vois pas comment. Bref, je ne me sens pas concerné par les questions liés à la prise en charge de la petite enfance, les crèches...

- le second problème, c'est que les municipalités gèrent les écoles primaires, et que moi, je gère des grands de 15 ans et plus. Donc, les cantines scolaires, la garderie, tout ça, moi, connais pas...

Donc voilà. Si, par hazard, quelqu'un ou quelqu'une avait des tuyaux, ça me sauverait la face. Des idées sur des actions à mener dans le domaine...

Précision : je me présente sur les listes couleurs du poing et de la rose... Je suis ouvert à tout mais je ne peux pas présenter tout et n'importe quoi comme idée à mon tête de liste...

Pour toute contribution : anydris@laposte.net

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