09.05.2007

Medecine sportive

Dernière nouveauté. Alors que je n'ai pas mis les pieds dans une salle de sport depuis presque 15 jours (ou en tout cas, pas pour faire du sport mais seulement du jaccouzzi...), voilà que depuis mercredi une affreuse douleur me cloue sur place au niveau de l'omoplate droit. Je pensais que ça allait passer mais non, c'est de pire en pire.

Je suis allé chez mon gentil toubib, qui m'a diagnostiqué une déchirure musculaire... J'ai éclaté de rire !

Il m'a filé un médoc, un décontractant musculaire. Il m'a prévenu : "ça ne décontracte pas que les muscles..."

Hier soir donc, je prends mon médoc. 15 minutes après, j'étais complètement ivre mort, je titubais, voyais double... Une demi-heure après, je dormais sur le canapé... Je me suis réveillé ce matin à 10 heures...  Le réveil risque d'être difficile demain avec ce médoc...

08.05.2007

Vous en réviez... je l'ai fait !

Tout le monde a fait ce rêve étrang, ou plutôt ce cauchemar, dans lequel l'on va au boulôt en chaussons...

Certains rèvent qu'ils sont tous nus, d'autres qu'ils ne trouvent pas leurs habits...

Bon, ça c'était pour l'introduction. 

Je voudrais ensuite reparler brièvement de dimanche soir. Dimanche soir, donc, Nicolas Sarkozy a été élu Président. Soit. Militant PS, fou de Ségolène, j'étais dégoûté. J'ai donc très mal dormi, je me suis couché tard et j'ai mal dormi. Lundi matin, je me lève tôt, applicant à la lettre la doctrine ne notre Président. 6h00 le réveil sonne. La tête dans le cul, je me lève sans faire de bruit pour ne pas réveiller mon homme. Douchage, café, et je tente de lutter contre ces cernes sous mes yeux. Habillage. Chaussage. Le tout la tête dans le cul je vous rappelle.

 

Décollage pour le lycée. 35 minutes de route. Arrivé au boulôt, je passe et repasse dansle hall, saluant les élèves les plus matinaux. Je ressors à l'extérieur, je croise ma collègue l'AS. On échange des banalités (genre : "trop dég, on en a pour 5 ans", ou encore "'tain, chez moi Sarko a fait 65 %... fait chier..." ).

D'un coup elle me regarde et me demande :

- C'est fait exprès ?

moi : "Quoi donc ?"

Elle sourit et me répond : " Tes chaussures..."

Je baisse la tête vers mes pieds. Je réalise l'horreur. Une chaussure noire, et une chaussure marron. En cuir les deux, mais deux couleurs bien différentes...

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J'éclate de rire,  pour ne pas pleurer, vite suivi dans ce fou rire par l'AS et quelques profs qui venaient d'arriver. J'ai donc dû me retaper un aller-retour jusqu'à chez moi, pour récupérer une paire complète... 

Quand je vous dis que ce réveil était difficile lundi matin... J'espère juste qu'aucun élève n'avait remarqué ce bug vestimentaire... Autrement je suis mort, je n'ai plus qu'à partir vivre en Papouasie... 

03.05.2007

Elle a gagné !

Wèèèèèèèèèèèèèèèèè !!!!

 

Qu'elle a été forte Ségolène, elle a su montrer son autorité, sa sincérité, son engagement !!! Elle n'a jamais quitté Nicolas Sarkozy des yeux, lui parlant en le fixant...

Le pauvre... lui qui s'agitait, qui regardait PPDA, ou alors même sa table...

Extrait choisi :

 

Lors du débat télévisé d'entre-deux tours, la candidate socialiste s'est élevée contre les "propos scandaleux" de l'ancien ministre de l'Intérieur sur l'intégration de tous les enfants handicapés à l'école - ce que la droite a empêché de faire ces cinq dernières années, selon Ségolène Royal.

"Je suis scandalisée par ce que je viens d'entendre", a-t-elle lancé au candidat de l'UMP.

"Non M. Sarkozy tout n'est pas possible dans la vie politique. Cet écart entre le discours et les actes n'est pas acceptable surtout quand il s'agit des enfants handicapés. Ce n'est pas acceptable et je suis très en colère".

"On atteint le summum de l'immoralité politique", a-t-elle accusé.

"Calmez-vous, ne me montrez pas du doigt avec cet index pointé", a intimé son adversaire. "Je ne m'énerve pas, je me révolte", a répliqué Ségolène Royal.

"Pour être président de la République, il faut être calme", a estimé Nicolas Sarkozy.

"Non! Pas quand il y a des injustices, il y a des colères qui sont parfaitement saines parce qu'elles correspondent à la souffrance des gens. Il y a des colères que j'aurai même quand je serai présidente de la République", a poursuivi la candidate du PS.

"Ce sera gai!", a ironisé Nicolas Sarkozy.

"Je ne perds pas mes nerfs, je suis en colère. Ce n'est pas pareil M. Sarkozy, pas de mépris! (...) Je ne suis jamais énervée. J'ai beaucoup de sang-froid", a assuré sa rivale de gauche. "Je ne laisse pas l'immoralité du discours politique reprendre le dessus", a-t-elle ajouté.

02.05.2007

Le débat Royal-Sarko

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Mon premier débat d'électeur... En 2002, j'avais été privé de ça, avec la présence de Le Pen au second tour...
 
Ce soir, mon téléphone sera coupé, les bières sont au frais, les pizzas commandées...
Ambiance finale de coupe du monde... 
 
Ce soir, deux visions du monde vont s'affronter...
Ce soir, Ségolène Royal va montrer à tout le monde sa compétence, son projet juste et solidaire.
 
Ce soir, Ségolène va me faire vibrer...
 
 

La rentrée

Et oui, comme tous les deux mois pour moi, c'est la reprise. Après plus de deux semaines de repos, de soleil, de vacances, à Toulouse, en Ariège, dans le Var, c'est l'heure pour moi de retrouver le chemin du boulôt et de rejoindre les rangs de ceux qui se lèvent tôt...

Haut les coeurs ! Ouais !!! Je vais bien, je suis content, tout va bien !

Bof bof la méthode de l'auto-persuasion...

Ce matin donc, 9h, je tente de rentrer au lycée. Signe du destin, la porte d'entrée des profs était fermée et mon badge se refusait à l'ouvrir. Comment ça ? La rentrée aurait été annulée ? On ne m'aurait rien dit ?

Par acquis de conscience, je rentre par l'entrée des élèves. Et non, le lycée est ouvert...

Y'a même plein d'élèves dans le hall...

Des bonjours fusent, des sourires... Ils me demandent comment étaient mes vacances. Ils me racontent les leurs...

Ils me demandent si j'avais remarqué qu'ils avaient bronzé...

Ahhh...

Merci à vous les ptits monstres...

Deux trois paroles, deux trois sourires, et me voilà content d'être de retour parmi vous...

J'espère juste qu'ils ont un peu pensé à réviser leur bac...  

28.04.2007

Moi, citoyenne française

Une magnifique note trouvée sur ce site : celui d'Ariane Mnouchkine, metteur en scène :

 

Moi, citoyenne française…

Moi, citoyenne française, je veux écouter ce que ces deux citoyens français là vont se dire. Je  veux savoir quels sont les combats de mon pays pour lesquels ils veulent bien unir leurs forces, et ceux qu’ils ne peuvent ou ne veulent pas livrer ensemble.

Je veux savoir qui cède et qui cède quoi. Je veux connaître chacune de leurs propositions ou de leurs compromis puisque compromis il y aura. Je veux être avertie de chaque moratoire qu’ils voudront peut-être décréter. Il s’agit de mon pays, de ma ville, de ma rue. De ma planète.

Chacun des mots qu’ils vont échanger, conciliants ou durs, me concerne. Je veux apprendre comment désormais ils entendent faire de la politique. Je veux être là. Je veux pouvoir comprendre, juger, adhérer, refuser. Qui veut empêcher cela ? Qui donc, en France, peut empêcher cela, sous prétexte que cela ne s’est encore jamais fait ?

De quel droit veut-on m’empêcher d’entendre et de voir ? Et de comprendre ? Qui prétend me rendre sourde, aveugle, analphabète, donc obéissante ?
Il doit finir le temps des arrière-cuisines, des couloirs sombres.
Une mise en lumière. Voilà ce que j’attends. Bien plus que de la routinière impertinence télévisuelle, sans risque, bien calée derrière la table, j’ai besoin d’une mise en lumière des outils politiques, du travail politique.

Je veux voir la Persuasion à l’œuvre. De part et d’autre. Sa ruse, sa force, ses dangers, sa beauté.
Je veux voir Athéna à l’œuvre. Et l’enfant Démocratie grandir.

27.04.2007

Aides et Bayrou

Qulle imagination tout de même ! Je la trouve très forte cette affiche. Il est vrai que la lute contre le SIDA n'a pas été très présente dans cette campagne. Pourtant, il reste tant à faire.

24.04.2007

Même le pire

http://anydris.hautetfort.com/images/medium_affichesarkozytoutpossilf6.2.jpg

23.04.2007

Mon 22 avril à moi

Ca y'est, les résultats sont tombés... Le second tour le plus probable est finalement celui auquel on aura droit. Gros ouf de soulagement pour moi.

La journée du 22 avril a été pour moi très particulière. Elle a commencé en fait dès la veille au soir. Je n'arrivais pas à trouver le sommeil et une fois trouvé, je n'arrivais pas à le garder. Mon stress était équivalent à celui d'un candidat au bac la veille de l'épreuve de philo où à celui d'une future mariée la veille de la cérémonie.

Réveil à 6h20. Douchage, faisage beau, habillage. En route pour le bureau de vote où j'ai été nommé assesseur titulaire.

8h00. On ferme l'urne, on me confie la clefs. Je ne dois pas la sortir avant 20 heures.

J'ai passé la matinée à vérifier les cartes électorales et les pièces d'identité. Et j'en ai vu défiler des gens. Des centaines... Il y'avait la queue en face de moi. Je jubilais. Tout ces gens, qui ont répondu présent pour s'exprimer...

J'ai vu de petits jeunots, nés en 1989, tout juste majeurs, perdus, ne sachant pas comment voter, et qui avaient la main qui tremblait pour voter. J'ai vu de vieilles mamies, qui tremblaient aussi... Sans doute pas pour les même raison, mais qui ont tout fait pour glisser eux même leur bulletin dans l'urne...

Un vieux papi de 94 ans me confie en riant : "A chaque élection, je me dis que c'est la dernière fois que je vote, et puis je reviens toujours..." Je lui ai répondu que c'était parce qu'il avait toujours quelque chose à dire...

J'ai vu des dames voilées, des djeuns en jean baggy, des skatteurs avec la casquette de travers, des familles venir voter au complet après le repas de midi, des mamis venir voter avec leur yorkshire, des papis qui se faisaient aider du petit fils pour marcher...

J'ai vu des jeunes qui demandaient comment faire pour voter. Jusqu'à ce qu'on s'aperçoive qu'ils n'étaient pas inscrits. Ah la la la...

J'ai vu des gens demander si nous avions besoin d'un coup de main pour dépouiller le soir, parce que "c'est amusant".

J'ai vu  des voisins passer devant moi, fiers de glisser leur bulletin dans l'urne.

Moi aussi j'ai voté. Atteint de TOC, j'ai vérifié 3 fois que mon bulletin était bien celui de ma championne. Quand mon enveloppe est tombée dans l'urne, j'ai été envahi par ce sentiment qui revient à chaque vote : celui que mon vote est celui qui va changer la face du monde. Ridicule, ma voix se perd parmi les 44 millions d'électeurs. 

18 heures. L'heure de Morandini et des journaux suisses et belges. Un rapide coup de fil à mes amis connectés me rassure. Il semble que Ségolène soit au second tour. Face à Sarkozy. Normal.

20 heures. Les résultats tombent. Nous, on commence à peine à dépouiller. En ouvrant les enveloppes, les gens disent "Sarkozy", "Bayrou", "Le pen ", mais ils disent "Ségolène". Et pas Royal. Je souris.

Cette expérience dans le bureau de vote m'a vraiment emballé. Le président du bureau m'a remercié châleureusement.  Même si nous ne sommes pas du même bord, il m'a serré la main en disant de moi que j'étais un "citoyen exemplaire". J'en rougis encore. Je conseille à tout le monde de tenter le coup.

J'y retourne le 6 mai. 

D'ici là, je jure me battre tous les jours pour conviancre, pour faire barrage à celui qui me fait flipper, le G. Bush bis, le gringalet assoiffé de pouvoir... 

07.04.2007

Déterminisme VS libre arbitre

Je viens de lire ces quelques mots sur www.quelcandidat.com .

Dans un récent entretien avec le philosophe Michel Onfray paru dans Philosophie magazine, le candidat UMP assure "incliner (...) à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas gérer cette pathologie".

"Il y a 1.200 ou 1.300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable", poursuit le candidat UMP.

Ben voyons. Ceci montre bien selon moi à quel point M. Sarkozy a confiance en l'être humain. A tout baser sur le déterminisme, ceci reviendrait à dire que l'homme n'a plus la capacité de faire des choix, d'orienter sa vie, de s'améliorer. L'homme n'est plus perfectible, il est ce qu'il est, et on doit agir en conséquence. Moi qui croyais que la société avait un devoir d'accompagnement, de prévention, de soutien, d'explication... je dois me tromper. Ca doit faire mal aux familles concernées d'entendre ça...

Je n'ose pas imaginer si ces propos avaient été tenues par Ségolène Royal. Les foudres de tout un chacun se seraient abattues sur elle. Heureusement, M. Sarkozy est un homme. Ouf, sauvés, ça ne peut donc être qu'une erreur, un lapsus... Et ouf, les médias n'en parlent pas. Re-sauvés.

C'est comme cette idée d'augmenter la TVA. Tout le monde que c'est l'impôt le plus injuste, qui frappe tout le monde, du smicard aux nababs fortunés.

C'est comme cette idée de revnir sur la loi de séparation entre l'Eglise et l'Etat. Cette loi de 1905 qui permet aux religions d'exister, sans en faire prévaloir une sur l'autre. Bientôt nos impôts vont financer les rénovations des Eglises, mosquées et autre temples.  Mais tout ça, on n'en parle pas trop.

On préfère se délecter dans les médias en disant que la campagne se durcit en appuyant sur les insultes des uns et des autres comme "menteur" et "ignoble". C'est sûr, c'est imprtant de savoir que notre futur président a de la répartie. Beaucoup plus que le fond exact de sa pensée.

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