17.06.2008
Défouloir
MA COLLEGUE EST UNE GROSSE C...
MA COLLEGUE EST UNE GROSSE C...
Ok, ça ne sert strictement à rien, mais ça fait du bien. De l'entendre minauder au proviseur dans son bureau "je suis la seule à travailler à la vie sco, je fais mon boulot de façon excellente et j'aimerais que vous le disiez aux autres...", j'ai du me retenir pour ne pas débarquer dans le bureau, l'étrangler, lui couper la carotide et la jugulaire...
Demain, explication de texte. Je pense que ça va saigner. Faut pas me chauffer, je suis déjà chaud bouillant. Allez, encore une fois : MA COLLEGUE EST UNE GROSSE P....
Ahhhhhhhhhh, ça fait du bien !
Ajoutons à ça deux heures et demi pour aller au travail ce matin (train supprimé) et deux heures pour en rentrer (train supprimé encore)
Sinon, le merdeux qui m'avait "importuné" à la gare il y'a deux semaines est revenu ce soir. Pour me dire "au lycée, il y'a des règles hein ? Ben ici à la gare, il y'a d'autres règles : on ne croise pas les bras quand je suis sur le quai." A part ça, ça c'est bien passé, on a discuté de son frère, de sa soeur, de sa maman...
J - 24 avant les vacances.
21:13 Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, blog, de tout et de rien, travail, sncf
04.06.2008
Dans la fosse aux lions
Celà faisait un bail que j'en parlais, j'ai franchi le pas. Soucieux de préserver la planète (et accessoirement aussi mon porte-monnaie...), je ne prends plus la voiture pour aller au boulot. Désormais, comme tous les autres, j'ai mon abonnement de travail, ma carte Navigo et mon Ipod.
Comme tous les autres, je mets un point d'honneur à tirer le plus possible la gueuele le matin dans les transports en commun.
Comme tous les autres, je cherche les quotidiens gratuits pour agrémenter mon trajet.
Mais pas tout à fait comme tous les autres. Parce qu'à ma gare de banlieue, le quai pour Paris est bondé tous les matins. Mais moi, je travaille en Picardie ! Donc, comme un pauvre idiot, je suis tout seul le matin, sur mon quai, sous les yeux de tous ces parisiens qui me regardent en se disant probablement que je me suis trompé de sens. Que neni ! Moi, dans mon train, j'ai de la place assise, voire même allongée.
Je me tape toutes les gares pourries et paumées jusqu'au terminus, où je prends une correspondance. Un TER, parce que je quitte l'île de France. Et hop, 10 minutes après, me voilà dans arrivé. Enfin, pas tout à fait.
Et c'est là que le bas blesse.
Parce que pour aller de la gare à mon bahut, il faut que je traverse la cité. Et dans la cité, il y'a mes élèves. Les élèves actuels sont tous très gentils, ils me saluent, les plus âgés viennent me serrer la main... Les caïds, à 7h30, ça dort encore. Normal, ils sont couchés depuis pas longtemps.
Le problème, c'est le soir. Le soir, je traverse la cité, et là, les caïds, ils sont debout. Je suis désormais sur leur territoire. Ils me le font comprendre. Et la gare, c'est leur lieu de repère. Il n'y a pas une semaine sans que je n'entende parler d'un incident dans cette gare. Et ce soir, ça n'a pas manqué.
Alors que j'arrivais, j'ai repéré de loin deux anciens élèves qui tenaient les murs de la gare. Deux élèves virés par conseil de discipline, auquel je siège. Deux lascars qui m'ont laissé les pires souvenirs de ma toute jeune et fraîche carrière. Avec mon sac à la main, je ne pouvais feindre de m'être trompé de chemin et faire demi-tour. Je me suis donc engagé dans la gare. Le plus grand des deux et venu me voir, sourire de lascar aux lèvres. Vous savez, le genre de sourire qui veut dire "toi, tu vas en chier..."
Le second est rentré lui aussi dans la gare. Cet élève est vraiment de loin le pire que je n'ai jamais connu. Violent, ingérable, insolent, qui n'a peur de rien, qui n'écoute jamais rien, provocateur, intimidant, méchant gratuitement. Il est rentré dans la gare et a hurlé à tous ses collègues :
"Hé, c'est celui qui a fait virer M du bahut !" Il l'a répété plusieurs fois. Moi, pendant ce temps, je me décomposais littéralement. J'étais dans l'antre des loups, dans la fosse aux lions, j'étais leur proie, l'intrus sur leur territoire. Et vraiment, je n'exagère pas. Les jeunes sont venus me voir : "t'as fait quoi toi ??" "Kes ta fé???" "T'es qui toi ???"... Gardant toute mon assurance, je jetais un oeil au maître chien qui n'a pas bougé d'un poil. Un connard qui ne sert à rien. Cette affaire a duré deux bonnes minutes qui m'ont paru une éternité. Deux minutes durant lesquelles plusieurs jeunes m'ont encerclé...
Un grand-frère est arrivé. Vous savez, les grands frères vilipendés par Dati hier ? Et bien ce grand-frère a réussi à calmer tout le monde en deux secondes. Le train est arrivé, je suis monté. Dix minutes après, mes jambes en tremblaient encore.
Le pire, c'est que je suis vraiment pas un méchant au boulot. Toujours, je prends le temps d'expliquer les sanctions, les punitions, je fais des bilans réguliers, félicite toujours quand il le faut, mets en avant le meilleur d'eux-mêmes.
Mais là, je l'avoue, j'ai (encore) eu peur. Je m'en balance des propos iufmiens comme "c'est pas contre toi qu'ils en ont, c'est contre l'institution, contre ce que tu représentes..."
Je m'en branle. Je ne représente rien, je suis moi, j'ai eu peur, ça me gave. J'ai eu peur. Je suis prof, pas de la chair à canon.
20:05 Publié dans Le plus beau métier du monde | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, sncf, violence, politique, journal intime
20.12.2007
Mes aventures à la chapelle
Donnez moi votre avis. Suis je un gentil amoureux ou un pauvre idiot ? Lisez plutôt...
Il est 23 heures et je me pose enfin chez moi.
Je rentrais pépère du travail en écoutant Fg ("Baby when the liiiight...") quand mon zom m'a appelé depuis gare du nord, et là, il m'a dit que c'était la merde, que tous les trains du réseau nord étaient bloqués à cause d'une rupture de caté-truc... et qu'ils leurs demandaient de quitter la gare. Bien sûr, mon zom rajoute "je n'ai plus de batterie du tout..."
Donc, comme je suis très très amoureux, et aussi un peu con, je me suis décidé à aller le chercher à gare du nord. Je n'habite qu'à 12 bornes de Paname, mais en voiture, à 19h00, on ne compte pas en kilomètres, mais en minutes, voire en heures. Ben oui, je suis un peu con, mais je l'imaginais seul, perdu à gare du nord, ne sachant pas où aller, blotti contre un de ces poteaux incandescents qui réchauffent...donc j'ai craqué et je suis parti.
Bien sûr, pas moyen de joindre mon zom pour lui dire que j'arrivais à sa rescousse. Parce qu'il n'avait plus de batterie et que son tel avait lâché.
Je suis con en y repenssant. Comment retrouver quelqu'un gare du Nord, avec le bordel quotidien, c'est déjà impossible. Mais avec une panne de réseau, c'est plus qu'impossible, c'est débile.
Donc, j'ai sorti le chien, je l'ai nourri, et à 19h00 j'ai pris ma titine (je venais juste de mettre de l'essence...heureusement !)
Et là, en écoutant France info (ben oui, c'est pas sur Fg qu'ils vont me dire si la situation s'est débloquée) j'ai roulé. Enfin, j'ai fait du cul à cul. Grosse merde comme je les aime. Embouteillages, débiles du bulbe qui klaxonnent comme si de par miracle, en nous pétant les oreilles, le bouchon allait disparaître. Gros cons.
Bref, bd de la Chapelle, métro de la Chapelle où je suis resté bloqué 20 minutes juste pour faire 5 mètres.
Et bien sûr, toujours pas de nouvelles de mon homme et mon GPS qui me lâche aussi. Plus de batterie et pas le câble de l'allume cigare. Trop bien. Vraiment, je me suis éclaté.
A 21h00, je me suis garé sur une place interdite (vous avez remarqué que c'était deux heures après mon départ ? pour faire 11 bornes hein...pas plus...), j'ai pris les couloirs souterrains, me suis fait emmerder par un vieux qui puait la bière et qui me parlait en créole en me tenant le bras... Et toujours pas de coups de fil de mon zom.
Et dans les couloirs, sur les quais de la gare, j'ai cherché. Partout. Dans les halls. Vers les bars. Partout. 10 fois, 20 fois je me suis tapé ces putains de quais. Avec des gens qui beuglent comme des porcs, comme si ça allait réparer le caté-truc. Gros débiles.
Alors que je commençait à perdre mes pieds à force de marcher, mon téléphone a sonné. Et là, que vois je sur l'écran ?
"Appart" qu'il me dit le téléphone. A moins que l'on soit en train de se faire cambrioler ou que ce soit mon chien qui m'appelle pour me dire qu'il avait encore faim, ça ne pouvait être que mon homme.
"Allo ? Tu es où ? Je suis rentré, à la maison, j'ai pris un train..."
Arghhh... Je meurs.
Rebelote pour le retour. Gros débiles avec leurs klaxons, gros embouteillages, calage en plein rond point de la porte de la chapelle, arrêt au Mc Do parce que vraiment là je n'avais pas le courage de cuisiner.
Alors, verdict ? Trop gentil ou trop con selon vous ?
Auriez vous roulé 3 heures chercher quelqu'un là où vous ne saviez pas où il était ??
23:21 Publié dans Ma life est palpitante ... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, blog, voiture, sncf
18.11.2007
Sans commentaire.
Y'a pas à chier, les contrôleurs et les conducteurs de train, quand ils font grêve, ça se sent.
Exemple.
Je voulais prendre le train lundi matin, très tôt, de Paris vers MXXu, en Picardie. Habituellement, 55 min de train, et c'est direct.
Et là, www.sncf.fr me dit :
| Début de votre voyage le : | 19/11/2007 | 20/11/2007 | 20/11/2007 | |
|---|---|---|---|---|
| Paris-Nord | départ | 19h40 | 06h15 | 06h57 |
| Correspondance à : | arrivée | 20h12 | ||
| Creil | départ | 20h22 | ||
| Correspondance à : | arrivée | 21h24 | ||
| Beauvais | départ | 05h08 | ||
| MXXu | arrivée | 05h31 | 07h04 | 07h48 |
| Durée de votre voyage : | 09h51 | |||
Voilà. Je voulais partir lundi matin. Et bien je dois attendre 19h40 pour quitter Paris. Et puis je vais à Creil, juste un quart d'heure, le temps de prendre un café.
Puis, après, je vais à Beauvais. Et là, SNCF, trop bien, ils me proposent d'y passer la nuit ! J'ai toujours rêvé de dormir à Beauvais moi ! Merci la SNCF, grâce à toi, mon rêve sera exaucé. Arriver à Beauvais, chercher un hôtel à 21h30, trop trop bien ! Je vais m'éclater !
Et puis le matin, je pars à 5h00 du mat ! Merci la SNCF de prendre soin de moi en me proposant un réveil aux aurores.
Et puis, j'arrive à destination ! En seulement ........ 9h51 de trajet ! Et j'y arrive, mais mardi matin seulement.
Et dire que je pourrais le faire en 55 min et arriver lundi matin. Franchement, prendre le temps de vivre, y'a que ça de vrai !
Je vais plutôt prendre la voiture en fait.
20:19 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, blog, greve, train, journal intime, sncf
Histoires de train
Ce matin, alors que je promenais mon toutou, j'ai vu quelque chose d'assez bizarre et même d'inhabituel...
Quelques chose d'assez rare pour me sortir de ma torpeur post réveil, emmitouflé dans mon duffle coat...
J'ai vu...
Un train. Un vrai train, un transilien, en route pour Paris. Je n'en avais pas vu depuis mardi je crois.
Tant qu'à parler de la SNCF, je voulais aussi les remercier pour la lettre que j'ai reçu récemment et qui disait, à peu de choses près : "Monsieur, à partir du 29 novembre prochain, vous devenez trop vieux pour prétendre renouveler votre carte de réduction 12-25" Trop sympa.
Là où j'ai failli m'étouffer, c'est quand ils me proposaient une nouvelle carte. Pendant quelques instants, j'ai cru que j'étais bon pour la carte senior. Ouf, sauvé, j'ai encore le temps.
13:55 Publié dans Ma life est palpitante ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, blog, greve, train, journal intime, sncf
31.10.2007
Vacances j'oublie tout.
Ahhhh... (gros soupir de soulagement et de contentement...)
Les vacances. Et oui, je sais, j'ai repris il y'a moins de deux mois et je suis déjà en vacances! c'est le privilège d'être CPE.
Depuis hier me voilà dans mes Pyrénées natales, prêt à profiter du calme et à me faire chier... Bon, j'ai failli louper mon train et me retrouver bloqué. J'avais oublié que Montparnasse était à l'autre bout de la ligne 4, que je devais me taper un tapis roulant très très long, que Paris était plein de Parisiens qui se foutent royalement que tu as l'air pressé et encombré par une valise aussi grosse que l'Anapurna. Je pensais que l'homme était doté de capacités intellectuelles qui faisaient que, quand tu vois quelqu'un en train de se démener avec sa valise pour monter dans le métro, il décidait de se pousser un peu.
Vraiment, je hais le train. A chaque fois je me jure que l'on ne m'y reprendra pas et que je prendrais l'avion la prochaine fois. Et à chaque fois, je m'y prends trop tard pour organiser mon voyage et air france me demande l'équivalent d'un demi salaire pour un Paris Toulouse aller retour. Donc, je prends le train. Et je râle. J'ai pris pour la première fois un IDTGV. Je ne connaissais pas. Ils essaient de nous faire croire que c'est trop bien l'IDTGV, que l'on ne s' y fait jamais chier. On peut louer des lecteurs DVD et des consoles de jeux. Trop bien. Et puis la voiture bar, c'est mieux que la Loco. Il y'a de la musique, et le serveur s'appelle le Barista. Trop fashion, trop hype. Bon, le gars, le barista, on pourrait penser qu'il va nous servir des cocktails margarithas, mais non, il nous propose des cafés ou des salades fraîcheurs ... Bientôt on n'aura plus besoin de partir en vacances, un simple aller retour en IDTGV nous suffira. Bon, comme je suis vachement organisé, je n'avais pas pensé à me prendre de revues, de boisson et de repas. J'ai donc claqué une somme astronomique au bar, notamment pour de merveiiiilleux sandwiches club crudité pouletmayo salade.
Et aujourd'hui, je savoure la joie de retrouver mes parents. Ahhhh.... Non, sans rire, je les aime. Vraiment. Voilà, maintenant, je peux râler. Ce matin, ma maman m'a demandé d'aller faire quelques courses. OK pour moi. Ce que je ne savais pas, c'est que j'avais encore 10 ans. Elle m'a répété 10 fois de prendre des swiffers. 10 fois de bien regarder la date de péremption pour le jambon. 10 fois de faire attention à ne pas prendre un parfum d'intérieur qui sent trop fort. 10 fois de prendre de la lessive liquide spéciale couleurs, "mais s'il n'en a pas, c'est pas grave". Bon, alors, si c'est pas grave, pourquoi autant d'acharnement. Et le pire, c'est qu'elle m'a appelé pendant que je faisais les ourses pour savoir si tout se passait bien et pour savoir si j'avais trouvé le rayon des parfums pour lampe berger. Je me suis senti obligé, pour ménager mes nerfs, de raccrocher et de laisser ma messagerie prendre le relais quand elle m'a rappelé.
Et cet après midi, rebelote. Elle me demande "si tu vas en ville, tu pourras me valider ma grille de loto ???" je lui réponds que oui, et qu'elle n'a pas besoin de me le dire plusieurs fois. Mais elle a enchaîné : " tu penses qu'il vaut mieux faire un flash ou jouer des numéros que je choisi ? " ou encore "4 ou 6 grilles ?" ou encore "je joue aussi pour samedi ou que pour aujourd'hui ?"
Je pense que d'ici quelques jours, je pourrai rentrer à Paris me reposer.
Et enfin, je souhaite un joyeux anniversaire à mon blog qui a un an...
Et enfin enfin, je vous propose un petit défi, celui que nous lance ma Keupine Poudre. (en lien dans ma bloglist à droite) Sur son blog, de très jolis photos de son quotidien Guyanais. Et un but : dire ce qu'il y'a sur ces photos... pas facile, mais en cherchant un peu, on y arrive...

Ces légumes me donnent des idées à moi...
20:30 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, journal intime, sncf, vacances, concours, blog
16.04.2007
SNCF, à nous de vous faire aimer l'avion
Ce soir, départ pour le Sud...
En train couchette...
Dans le principe, c'est cool le train couchette... tu rentres dans le train à Paris, tu t'allonges, tu fermes les yeux, et quand tu les ouvre à nouveau, ben t'es arrivé à l'autre bout de la France !
Mais ça c'est en théorie...
En pratique, le train couchette, c'est ça :
Un train Lunéa. Joli.
Quand on monte pour trouver son lit sa planche en bois, on trouve ça : Exigu et pas pratique :
Et nos voisins de chambre sont plutôt comme ça :
Et ça sent pas très bon des fois aussi, genre la chaussette sale :
18:42 Publié dans Oh noooon... des salsifis... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, amour, garçon, voyages, sncf, journal intime