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11/08/2008

Laure Manaudou

je suppose que je n'apprendrais rien à personne, sauf si vous êtes en vacances sur une île déserte, vous êtes au courant que Laure Manaudou n'a pas réussi à conserver son titre olympique en 400 mètres nage libre.

Tout le monde en parle. Tout à l'heure, un troupeau de journalistes ventripotents et gras du bide se proposaient de disserter sur "le cas Manaudou" pour comprendre pourquoi elle est arrivée dernière. Est-elle une starlette qui ne se préoccupe que des contrats publicitaires ? Est-elle une jeune fille qui ne pense qu'à ses histoires de coeur et de cul , est-elle une athlète capricieuse à entraîner ?

Sur le net, les titres des journaux sont du même acabit. " Manaudou en plomb ", "Manaudou coule "...

Voilà, on y est. En plein dedans. Dans ce travers typiquement français qui consiste à brûler ce que l'on a la veille adulé. A vilipander ceux et celles qui nous faisaient encore hier réver. Mais sans déconner, pour qui nous prennons nous est-ce qu'un seul de ces journalistes lipidiques pourrait aligner 50 mètres à la nage ?

Arrêtons le lynchage, arrêtons de critiquer ces athlètes qui malgré tout ne sont pas des robots et qui parfois échouent. c'est à cause de ce travers que je ne fais plus de sport en club et en compétition. Jusqu'à mon adolescence, je faisais du judo à un niveau honorable. J'aimais l'art du combat, la technique, la philosophie de ce sport. Mais tout ce que j'aimais a été détruit par les compétitions et le cérémonial qu'avait instauré notre coatch à chaque lendemain de tournoi. Si l'on avait réussi à décrocher une médaille, on se levait, et on était applaudi par les autres judokas, assis en tailleur autour du tatami. Si, par malchance l'on revenait bredouille, on se levait, accompagné des compagnons d'infortune, et on se mangeait un sermon couplé d'engueulades qui frôlaient les insultes. Du coup, j'ai rangé mon kimono et depuis, quand je fais du sport, c'est uniquement pour moi. Je déteste ce culte de la performance qui ne laisse pas de place à l'erreur, alors que l'erreur est par essence humaine et source de progrès.

Sur ce, je vou laisse, non sans vous laisser une tite photo. Moi je dis, certains athlètes, s'ils sonnaient à ma porte, c'est clair que je ne les laisserai pas sur le paillasson !

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Tony Estanguet

16/06/2008

Mes nuits de feu

Samedi soir, avec Zom et belle famille, nous sommes allés aux Nuits de Feu de Chantilly dont je vous avais parlé il y'a quelques temps...

J'ai eu la lourde tâche d'être chargé de la préparation des pique-niques pour tout le monde. Pour beaucoup, faire un sandwich peut paraître anodin, mais pour moi, le tartinage de baguettes de pain est aussi stressant qu'un examen. Ben oui, tout bêtement, je me demandais si belle maman aimait quand le sandwich était très beurré, beaucoup beurré, normal beurré... A moins qu'elle ne préfère la margarine ? Et le jambon, une ou deux tranches ? Et pour les boissons, eau plate ou sodas ? Bref, un véritable déchirement intellectuel je vous dis.

Equipés de nos couvertures, coussins de mousse, sacs à dos... nous sommes partis pour Chantilly avec beaucoup d'avance, mais pas assez pour belle soeur qui était là arrivée depuis longtemps et qui nous attendait avec autant de bonne humeur possible pour quelqu'un qui venait juste de s'engueler avec son gars, celui-ci ayant préféré faire ses bagages et repartir chez lui au lieu de venir au feu d'artifesse, nous laissant dons avec une place supplémentaire.

En plus, beau beau papa (je dis beau de fois parce que c'est déjà le beau père de zom), il n'a pas voulu se garer dans les parkings du château, pour éviter les embouteillages du retour au sortit du parking. Donc, dès qu'il a vu le panneau d'entrée de "Chantilly", ben, il s'est garé. Et là, c'est pas compliqué, on a dû traverser toute la ville, la forêt, l'hippodrome, avec nos couvertures, fauteuils... Éreintés, nous nous sommes installés pour le pique-nique dans le parc du château.

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C'était ma deuxième édition des Nuits de Feu... malgré le joli ciel bleu, le fond de l'air était frais (mon Dieu, je m'exprime comme ma grand mère là !!), laissant présager une nuit glaciale. Aussitôt la nuit tombée, j'ai dû m'emmitoufler, écharpe, pull, blouson... parce que la nuit en Picardie, dans l'herbe, sur une couverture qui devient humide puis trempée au fur et à mesure que les heures passent, c'est galère.

Sinon, le feu d'artifice en lui même était vraiment bien... à l'exception du candidat français, qui a fait un gros bide à l'applaudimètre, le public lui préférant le candidat argentin. Décidément, aussi bien en pyrotechnie qu'au foot, on est vraiment pas bons (cela dit en passant, ils me font marrer avec leurs pronostics à la con du style "on peut encore être qualifiés si on gagne contre l'Italie et que les Pays-Bas gagnent contre la Roumanie...)

J'aime vraiment les feu d'artifice. Certaines bombes ont même réussi à me tirer une larme ou deux. Je suis pire que Lio, je pleure pour un oui ou pour un non. De belles flammes qui tombent lentement du ciel sur La Ballade pour un fou de Julien Clerc et voilà que je chiale.


podcastJulien Clerc - Ballade pour un fou (Ok, c'est pas la chanson la plus joviale qui puisse être...)

J'aime les feu d'artifice quand les grosses rosaces nous explosent au visage les unes après les autres, multicolores, explosant avec tant de force qu'on dirait qu'elles veulent nous atteindre, nous toucher, se rapprochant de nous... et laissant ensuite le ciel parsemé d'étincelles brillantes...

J'aime les feu d'artifice quand ils réussissent, pendant une quinzaine de minutes, à me faire sortir de ma tête, à me faire arrêter de réfléchir... quand les bombes explosent avec tant de violence que mes tympans en vibrent de joie... quand mon esprit n'a pour seule occupation que de suivre la montée d'une bombe jusqu'à son explosion, ou encore fixer un point lumineux jusqu'à ce qu'il s'éteigne...

J'aime les feu d'artifice quand ils me donnent l'envie de m'allonger sur mon Zom, pour regarder le ciel, comme si nous étions seuls parmi les milliers de personnes qui nous entourent, seuls dans leur tête sans doute eux aussi...

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24/03/2008

Citius, Altius, Fortius

Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas très sportif. Mais alors, pas du tout.

Petit, en cours d'EPS, durant le cycle d'endurance, je me faisais dispenser. Et, quand ma mère ne tombait pas dans le panneau de mes maladies imaginaires, je me cachais derrière les pancartes publicitaires qui entouraient le stade autour duquel nous devions courir, et j'attendais, recroquevillé, la fin du chrono de 20 minutes de souffrance auxquelles nous étions soumis. Je pense aussi à tous ces gadins que je me suis ramassé contre le cheval d'arçon que je devais enjamber après avoir sautillé sur un trampoline. Ce putain de cheval qui grandissait de deux mètres à mon approche. Du moins, c'est le sentiment que j'avais quand je m'étalais comme une crêpe dessus.

Je ne suis pas fan non plus du sport à la télé. Je ne suis pas du genre à beugler devant un match de foot, sport dont je ne maîtrise d'ailleurs que très peu les règles.

836368211.jpgA la limite, mon intérêt pour le sport s'éveille un peu et s'émoustille quand je vois actuellement les exploits d'Alain Bernard, nouveau recordman du monde du 100 mètres nage libre. Allez savoir pourquoi... 

Du coup, ça m'a donné envie de me remettre à la piscine. Je dis remettre car malgré tout ce que je viens de dire, j'ai fait partie d'un club quand j'étais jeune. Et j'ai même été vice champion de Midi Pyrénées en nage libre en je ne sais plus quelle année. Hier donc on est allés faire un plouf. Oui, je crois que le mot "plouf" convient tout à fait à ce que j'ai fait hier. Bien sûr, j'étais parti pour nager, mais après 8 longueurs, je ne sentais plus ni mes bras ni mes jambes. Enfin, au contraire, je ne les sentais que de trop.

 

 

 

 

Bref tout ça pour dire qu'actuellement je regarde à la télé la cérémonie d'allumage de la flamme olympique à la télé. Vous avez quelque chose de mieux à regarder vous, à la télé, un lundi férié ? Tout ce kitsch, ces gens parés de toges grecques, qui implorent les dieux de l'Olympe en grec ancien...

Si je ne suis pas sportif, je me sens au moins un minimum citoyen et en tant que citoyen, je me pose des questions sur le monde qui m'entoure. Et je suis très attaché aux droits de l'homme. J'ai un peu travaillé avec une association qui est chère à mon coeur : Amnsety International autour de la question de la peine de mort.

La devise des jeux olympiques, c'est "Plus vite, Plus Haut, Plus fort". Très bien. Je pense que jamais cette devise n'a été aussi inappropriée pour ces jeux de Pékin qui s'annoncent au mois d'août prochain.

La Chine... Ses nems, sa grande muraille, sa population grouillante, créative, qui s'ouvre au monde...

La Chine... qui nous a promis, depuis 2001 (année de l'attribution des jeux de 2008) une amélioration en matière des droits de l'homme sur son sol et qui nous annonce de beaux jeux.

Pour ce qui est des jeux, oui, sans doute. On les voit, les Chinois qui s'entraînent à applaudir, à crier, pour mettre de l'ambiance dans les stades.

Pour ce qui est des droits de l'homme, je ne suis pas sûr.

"Plus vite, plus haut, plus fort"...

2074515042.gif"Plus vite" dans la gestion de la crise au Tibet... Des Tibétains sur lesquels la police ouvre le feu, des Tibétains qui demandent une reconnaissance de leur culture et de leur chef spirituel et politique.

"Plus haut" : Oui, plus haut en ce qui concerne les stat' de la peine de mort... Saviez vous que 80 % des exécutions ont lieu en Chine ? Saviez-vous que la torture est aussi courante chez eux que le sont chez nous les contrôles d'identité au faciès ?

Saviez vous que, comme a pu le dire une ancienne candidate à la Présidentielle (que j'ai malgré tut soutenue), la justice chinoise est expéditive et souvent inéquitable ? Et qu'elle conduit donc de nombreux innocents en face du peloton d'exécution suite à des erreurs judiciaires ?

"Plus fort" : Oui, en ce qui concerne la répression de toute forme de contestation ou d'opposition au pouvoir en place. Des médias bâillonnés, des blogueurs poursuivis et emprisonnés, un internet surveillé et censuré, des journalistes et des avocats emprisonnés sans jugement. Un homme vient d'être condamné à 5 ans de prison pour avoir osé dire "nous voulons la démocratie, pas les JO". Imaginez-vous ce que certains auraient pu prendre chez nous à l'époque du "casse toi pov' con" et de l'affaire de la descente de police médiatisée à Villiers le Bel.

Je suis convaincu que toutes nos oppositions à ces jeux, nos pétitions, nos cris, n'y feront rien. Il y'a trop d'argent en jeu et c'est bien connu que nos vies valent moins que leurs profits.

Pour ceux et celles qui voudraient creuser un peu, voici la page spécial Chine d'Amnesty International, avec, en quelques clics, une pétition accessible. Parce que nous avons malgré tout la chance de vivre dans un pays où l'on peut (encore) s'exprimer librement, allez y faire un tour.

09/05/2007

Medecine sportive

Dernière nouveauté. Alors que je n'ai pas mis les pieds dans une salle de sport depuis presque 15 jours (ou en tout cas, pas pour faire du sport mais seulement du jaccouzzi...), voilà que depuis mercredi une affreuse douleur me cloue sur place au niveau de l'omoplate droit. Je pensais que ça allait passer mais non, c'est de pire en pire.

Je suis allé chez mon gentil toubib, qui m'a diagnostiqué une déchirure musculaire... J'ai éclaté de rire !

Il m'a filé un médoc, un décontractant musculaire. Il m'a prévenu : "ça ne décontracte pas que les muscles..."

Hier soir donc, je prends mon médoc. 15 minutes après, j'étais complètement ivre mort, je titubais, voyais double... Une demi-heure après, je dormais sur le canapé... Je me suis réveillé ce matin à 10 heures...  Le réveil risque d'être difficile demain avec ce médoc...

11/04/2007

Mon anatomie

medium_DSC01902.2.JPGQue peut-il se cacher derrière ce titre ?

Je ne vais pas ici étaler au grand jour mes mensurations... non non, rien de tout cela.

J'ai récemment fait la découverte de nouveaux muscles, que je ne connaissais pas, que je ne soupçonnais même pas.

Ce week end, attiré par le soleil qui régnait en maître dans le ciel parisien, nous voilà partis avec des amis pour une virée en acro-branches. Néophyte en la matière, j'ai été enrolé par deux amis plus expérimentés que moi. Nous voilà donc équipés, arnachés comme dans une camisole, à l'assaut des cimes.

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Mes amis, confiants dans leur potentiels, ont voulu débuter avec les parcours rouge dit "sportif".

Et j'en ai chié. Les échelles de corde, les sauts de Tarzan, les rondins de bois qui bougent, les ponts de singe, les anneaux dans lesquels ont doit glisser les pieds mais qui ne font que bouger... le tout à 20 mètres de hauteur. Toujours jongler avec les sécurités, toujours vérifier qu'on est bien assurés. C'est très dûr physiquement et psychologiquement. Il faut avoir une grande confiance en soi, chose que je n'ai pas. A chaque atelier, je manquais de défaillir, persuadé que je n'y arriverai pas. Mes amis m'ont encouragé, et une fois engagé sur le parcours, il faut aller au bout. Je me suis rendu compte que je n'étais pas moins doué qu'un autre. C'est là le résultat d'un long travail de sape de confiance en moi engagé par mes parents depuis que je suis tout petit. J'ai développé une peur de la honte, de mal faire, de me ridiculiser, qui fait que du coup, je baisse les bras et préfère ne pas essayer.

Je ne peux pas dire que j'ai détesté, mais ce n'est pas une activité que je referai tous les week ends.

A mon retour, j'ai découvert que j'avais des muscles dans mes bras. Ces petits muscles, qui ne font pas parler d'eux pendant des années, jusqu'à réveiller pour me faire souffrir... aïe aïe aïe... Mes bras, mes cuisses...

Comme si celà ne suffisait pas, j'ai pris hier soir mon premier cours de "Body Pump" dans ma salle de sport. Avec un sadique prof de sport qui s'appelle Olivier. Et vas- y que je fais des abdos, que je lève la jambe, que je garde la pose. A un moment j'ai senti ma cuisse droite devenir bouillante, trembler sous le poids le l'effort. Je suis rentré chez moi épuisé, en nage, mon tee shirt ne ressemblant plus qu'à une serpillère, mais fier de moi et prêt à retenter l'aventure.

Moralité : les efforts passent mieux quand ils sont fait en musique. Merci Madonna !