21.09.2008

AZF, pour se souvenir

Le 21 septembre, ce n'est pas que le début de l'automne, c'est aussi le triste anniversaire de la catastrophe de l'usine AZF, qui a explosé le 21 septembre 2001, à 10h17, faisant de nombreuses victimes et des dégats inimaginables.

L'on a coutûme de dire que chacun d'entre nous se souvient de ce qu'il faisait et de là où il était le 11 septembre 2001, quand les tours de New York se sont écroulées. Je pense que de la même façon les toulousains se souviendront aussi longtemps de ce qu'ils faisaient et de là où ils étaient quand l'usine a explosé.

Pour ma part, je n'étais pas à Toulouse, j'étais au travail, derrière ma caisse, à Leader Price, en Ariège. Je n'ai pas entendu l'explosion mais mon père, qui était sur le toit de la maison affirme l'avoir ressenti. Je me souviens d'un client, qui, au moment de payer, m'informe de ce qui venait de se passer, en exagérant tout de même : "Une usine de poudre a explosé, Toulouse est rayé de la carte, tout le monde est mort..."

Tout d'abord incrédule, je me suis ensuite inquiété pour mes amis qui s'y trouvaient à ce moment là. "Toulouse rayé de la carte ?" J'ai quitté ma caisse, et j'ai tenté de joindre mes amis. Bien sûr, comme dans les plus grands scénarios de films catastrophe, pas de réseau.

Quelques instants plus tard j'ai été rassuré de voir que la réalité, si elle restait horrible, n'était pas aussi apocalyptique qu'annoncé. Et puis une fois sur place, j'ai constaté les dégats... des fenêtres partout jusqu'en centre ville avaient éclaté en morceaux... je me rappelle qu'à la fac, j'ai croisé des dizaines d'étudiants avec des points de suture sur le visage. Les gens, durant des semaines ne parlaient que de ça. En ce ui me concerne, juste la fenêtre de mon studio d'appartement qui a été dégondée. Et puis, dans mon appart suivant, du haut de mon 9ème étage, je voyais la tour blanche et rouge estampillée AZF qui elle, avait miraculeusement survécu. Et puis un jour, hop, plus de tour. Elle a été rasée pour permettre la construction d'un cancéropole. Une bonne initiative selon moi, même si les employés réclamaient la reconstruction de l'usine. Mais la vie a été longue à se remettre en place comme avant. A titre d'exemple, un lycée professionnel qui avait été soufflé a dû être hébergé dans les locaux du lycée pro dans lequel j'étais stagiaire durant deux ans.

Le procès va s'ouvrir dans cinq mois. La thèse de l'accident est celle qui a été retenue. Soit. Même si je ne vis plus à Toulouse, je suivrai ce procès avec attention. Il est temps que chacun prenne ses responsabilités. Bien sûr, personne à Total n'a vulu faire tout ce mal. Mais à force de faire tout et n'importe quoi avec des choses que l'on ne peut maîtriser totalement, il advient tout et n'importe quoi.

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Tiens, tout ceci me fait penser à une note que je voulais faire depuis quelques jours. La prochaine peut-être.

25.04.2008

De la cité de l'espace aux urgences

Hier après-midi, à 17h30, j'ai posé mes valises sur le parking du lycée, mais j'ai gardé celles qui pesaient sous mes yeux... De retour de 4 jours de voyage scolaire à Toulouse avec mes 30 élèves.

Globalement, tout s'est bien passé. Les élèves ont aimé le voyage, ce qu'ils ont découvert, et nous ont fait le reproche que ce séjour était trop court...

Je dis bien globalement.

Déjà, il a fallu se taper 10 heures de bus. Dans le bus, j'ai eu droit à de superbes films. Sexy Dance 2 (je ne savais même pas qu'il y'avait eu un Sexy Dance 1), et Coatch Carter. Deux chef d'oeuvre cinématographiques pour teen-agers. Vraiment bien. Des histoire de danse pour le premier et de basket ball pour le second. Ce qu'il y'a de marrant, c'est que à la fin du second film, le Dvix a enchaîné sur des dessins animés de Tintin. Pensant bien faire, je me suis rué sur le lecteur pour arrêter la lecture de ce film que je pensait que les élèves auraient jugé naze. Et bien figurez vous que quand j'ai appuyé sur "stop", je me suis fait huer par mes 30 gaillards qui voulaient connaître les aventures du lotus bleu. Comme quoi...

Et puis arrivé à Toulouse, il pleuvait. Des cordes. Les élèves m'ont accusé, en riant, de leur avoir menti. Nous n'étions pas dans le sud, mais en Bretagne...

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D'ailleurs, les pauvres, ils avaient amené dans leurs valises des shorts et des bermudas, des tongs... J'ai découvert la tendance mode chez mes élèves : le short hawaïen. Ils en avaient tous. Ils déjeunaient avec dès le matin, en tong. Esprit très vacances tout ça.

 

 

Globalement, les élèves ont été cools. Globalement. Parce qu'on n'a pas beaucoup dormi, nous, accompagnateurs. La nuit, ça circulait dans les couloirs, à minuit, une heure, deux heures du mat'... ça criait  hurlait... Et puis le matin, ils avaient du mal à se lever. Nous aussi remarque. Normal, dormir 4 heures par nuit, c'est pas tip top. Se lever toutes les heures pour aller demander le silence, ça fatigue. Faut dire qu'à l'auberge de jeunesse, il y'avait des filles. Et mes gars, ils ont dragouillé. Ils ont même réussi à avoir leur zéro six ! Quoi ? vous ne savez pas ce que c'est que leur zéro six ? Mais enfin, c'est leur numéro de téléphone !

Pour être in, il faut dire "passe moi ton zéro six..." et non plus "quelles sont tes coordonnées téléphoniques..."

Globalement, la rencontre avec les toulousains a été productive. Ils ont aimé leur accent. Le soir ils se foutaient de ma gueule en imitant les gens qu'ils entendaient avec leurs "putain con" à la fin de chaque phrase, les mots bizarres comme les poches (les sacs plastiques), les chocolatines (les pains au chocolat) et les mots inconnus comme "ça pègue..." (ça colle, c'est gluant...) Mais mes bourrins d'élèves ne se sont pas fait que des copains, en hurlant dans la rue "Nous c'est Pariiiis !!!" ou en disant " Toulouse c'est le trou du cul de la France, rien ne vaut Paris..." Après ils se plaignaient auprès de moi : "les toulousains, ils n'aiment pas les parisiens..." Je leur ai expliqué que ce qu'on n'aimait pas, c'était le parisianisme. Pas les parisiens.

Globalement, les visites prévues se sont bien passées. Enfin je crois parce que j'en ai zappé une, celle de la cité de l'espace. Car j'étais aux urgences, avec un de mes élèves. Trop trop bien. Lundi soir un élève, en jouant au foot, s'est fracassé le crâne sur un poteau des buts. Il m'a affirmé sur le coup que ça allait. Le lendemain matin, au réveil, il me dit que ça allait toujours. Alors que je rentrais dans la cité de l'espace, sa maman m'a appelé. Son fiston l'avait appelé au réveil, pour lui raconter son bobo et lui dire qu'il était devenu amnésique. Affolée, elle a exigé qu'il aille à l'hôpital. Alors que j'étais au téléphone avec la maman, j'ai regardé le bambin, qui à première vue, était dans son état normal. Il était en train de donner des claques à un mannequin de cosmonaute. Tant pis, je me suis sacrifié. 40 € de taxi plus tard, me voilà aux urgences avec lui. Il y'est resté 4 heures. 4 heures pendant lesquelles je n'avais comme occupation qu'un vieux Femme actuelle de 2006 pour me tenir compagnie dans la salle d'attente. Je suis un pro désormais pour savoir comment surprendre ses invités en dressant une belle table et pour savoir comment rester sexy même quand on est enceinte, ça peut toujours servir. Bilan des courses, tout était normal. Je le savais, mais au moins, la maman était rassurée.

Mais ce qui importe, c'est le global. Les élèves ont adoré visiter Airbus, voir le géant A  380 en phase de montage, ils ont aimé Toulouse, sa place du capitole ensoleillée, les magasins, les rues commerçantes et piétonnes. Ils ont aimé jouer aux cartes avec nous, les profs, le soir avant d'aller au lit. Nous avons partagé les petits déjeuners, pique-niqué ensemble... Je pense que tout ceci fera de jolis souvenirs. L'école c'est aussi ça : l'ouverture sur le monde, la découverte, les voyages... En tout cas, moi, malgré la fatigue évidente et les heures de sommeil en retard, je suis content de l'avoir organisé ce voyage.

 

16.03.2008

Guigne

Il y'a des jours où je me dis que vraiment je n'ai pas de chance.

Je grimpe sur le lit à quatre pattes (pour dormir hein...) et crak bling, sous mon genou, mon téléphone. Mort, éclaté...

Je monte dans ma voiture et je me dis que vraiment il faut que je regonfle mon pneu. A y regarder de plus près, je trouve un clou planté dedans. Le deuxième en trois mois...

Allez, avec un peu de chance, la gauche passera à Toulouse aujourd'hui... ça me consolerait...