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03/07/2008

Vive ma bite !

Et voilà une année scolaire qui s'achève... Une de plus... Aujourd'hui, j'ai encore inscrit de nouveaux élèves par dizaines. Certains ont l'air prometteurs. Un en particulier, que je me suis permis de mettre en garde dès son inscription : "j'espère que cette année tu seras plus cool que là, sinon, on va pas être copain, et là, je te plains..." On verra bien.

Sinon, je vous laisse admirer les oeuvres d'art de mes élèves sur un des murs du lycée. Voilà plusieurs semaines que je voulais le faire. C'est maintenant chose faite.

Une vue d'ensemble :

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De l'amour :
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De la philosophie :
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De la gastronomie :
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De l'orthographe : 
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De la géographie :
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De la biologie anatomique :
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 De l'Education Civique Juridique et Sociale :
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Le réconfort après l'EPS :
  
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De l'éducation artistique :
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N'est ce pas qu'ils sont plein de ressources mes jeunes ? Sinon, pour de vrai, en cours, il y'a aussi de l'histoire, des maths, de l'anglais... mais ça, sur un mur, ça le fait pas.
Vous noterez qu'un blaz revient souvent. Si je le chope, le propriétaire de ce blaz, il est mort. Quoi ? Vous ne savez pas ce qu'est un blaz ? Mais vous sortez d'où ? Ah, pardon, de la civilisation, d'accord. Chais plus, j'ai oublié ce que c'est. Un blaz, c'est un peu comme une signature, mais version tag, graffiti quoi. C'est ce qui fleurit sur nos trains, sur nos murs...
Bon, J -5 avant les vacances ...

17/06/2008

Défouloir

MA COLLEGUE EST UNE GROSSE C...

MA COLLEGUE EST UNE GROSSE C...

Ok, ça ne sert strictement à rien, mais ça fait du bien. De l'entendre minauder au proviseur dans son bureau "je suis la seule à travailler à la vie sco, je fais mon boulot de façon excellente et j'aimerais que vous le disiez aux autres...", j'ai du me retenir pour ne pas débarquer dans le bureau, l'étrangler, lui couper la carotide et la jugulaire...

Demain, explication de texte. Je pense que ça va saigner. Faut pas me chauffer, je suis déjà chaud bouillant. Allez, encore une fois : MA COLLEGUE EST UNE GROSSE P....

Ahhhhhhhhhh, ça fait du bien !

Ajoutons à ça deux heures et demi pour aller au travail ce matin (train supprimé) et deux heures pour en rentrer (train supprimé encore)

Sinon, le merdeux qui m'avait "importuné" à la gare il y'a deux semaines est revenu ce soir. Pour me dire "au lycée, il y'a des règles hein ? Ben ici à la gare, il y'a d'autres règles : on ne croise pas les bras quand je suis sur le quai." A part ça, ça c'est bien passé, on a discuté de son frère, de sa soeur, de sa maman...

J - 24 avant les vacances.

01/05/2008

1er Mai

Et voici le joli mois de mai...

En mai, fait ce qu'il te plaît il paraît...

Le 1er mai, le jour des défilés... des protestations, des réclamations. Cotiser 41 ans ? Je ne sais pas, je ne vois pas comment chacun peut cotiser 41 ans alors que tant de gens peinent juste à survivre en cherchant un travail. Moi qui ai eu mon capes assez jeune, ça me ferait travailler jusqu'à 64 ans. Bordel, mais qu'est ce que je ferai moi à 64 ans, avec des jeunes que je ne comprendrai plus ? M'enfin 64 ou 63,ou même 59, dans tous les cas, je serai largué. C'est plus une question de sens que l'on veut donner à sa vie. Est ce que, à 60 ans, on a encore envie de se faire chier à travailler ? Je vous l'avez déjà dit, je suis un gros flémard, et le travail, si je l'aime, ce n'est pas toute ma vie...

Le 1er mai, le jour où le FN se rappelle à notre mémoire. Qu'est ce qu'ils me cassent les couilles avec leurs drapeaux français qu'ils agitent dans tous les sens, avec leurs cranes rasés et leurs gueules de cons. Dans ces cas là, je peux être encore plus cons et méchants qu'eux je pense. Le drapeau français, il est à toi, à moi, à lui, mais il ne leur appartient pas. Ils se l'accaparent, ils le pervertissent, ils le souillent. Je ne suis pas chauvin, encore moins nationaliste, mais vient se rajouter à ce défaut de patriotisme une gène certaine quand je les vois défiler tous les premiers mai. Et à cette gène vient se rajouter une franche nausée et une gerbe imminente quand je pense aux propos révisionnistes de leur grand chef.

Le 1er mai, c'est le jour du muguet. Et le muguet, c'est ma fleur préférée. En bon garçon sensible, je trouve ces clochettes à mon image, et le fait qu'elles amènent avec elles l'espoir de belles journées ensoleillées me fait sourire quand je vois les marchands à chaque coin de rue avec leurs petits brins. Dommage, aujourd'hui, il a fait un temps de merde. En plus, il paraît que ça porte bonheur. Alors je vous en met un brin, avec plein de bisous :

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Et en mai, il est temps de ranger ses armoires. De ressortir les tongs, en espérant pourvoir sortir ses pieds un jour au soleil... Et oui, je trouve que les pieds c'est super sex dans des tongs... Vous n'aimez pas ça vous ?

J'ai ressorti mes pantacourts, mes bermudas (tiens, je n'ai pas de bermuda hawaïen... il va falloir que j'y remédie !!) Les blousons sont au fond des cartons, les tee shirts dont je me suis lassé sont donnés... ça sent bon la virée chez Zara !

Sinon, en vrac :

- je suis un pro de la ratatouille,

- mon élève écorché vif n'a pas été viré au conseil de discipline, il m'a même fait chialer alors que je siégeais en face de lui. Mon vote doit rester secret, sachez juste que j'ai tremblé lors du dépouillement des bulletins. Je ne sais pas si c'est une bonne chose, mais je compte bien l'accompagner pour qu'il se tienne à carreau pour saisir cete deuxième et dernière chance.

- je n'ai toujours pas payé mon dernier PV

- les impôts, c'est galère, chais pas comment ils font les gens qui y travaillent tout le temps sans s'arracher les tifs.

 

30/03/2008

Desperate Househusband

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Depuis maintenant deux mois, j'ai pris l'habitude d'avoir un homme au foyer à la maison. Je vous rappelle que mon zom a quitté son travail fin janvier et profite depuis cette date d'une longue période de vacances et de repos bien méritées. Il goûte aux joies des "deux mois de vacances" tant enviées par tous ces jaloux des profs.

Depuis deux mois, tous les soirs, en rentrant, éreinté par ma longue et dure journée de travail, traînant des pieds dans l'entrée de l'appart, le chien vient me faire la fête. Une bonne odeur me chatouille mes narines... Mon zom arrive pour m'embrasser, le tablier noué autour de sa taille. La table est mise. Je me rends compte que la lessive est faite, le linge sèche, le lave-vaisselle est vidé. Les poussières sont faîtes, le sol brille...

Tous les soirs, je m'en mets plein la panse, avec souvent entrée, plat, dessert. Le repas étant prêt dès mon retour, nous pouvions profiter de la soirée librement... sans avoir à jongler entre les casseroles, le lave linge...

Qu'il est bon d'avoir un homme au foyer !

Mais les bonnes choses ont une fin. Mon zom commençait à trouver le temps long, et il s'est mis à la recherche d'un nouveau travail la semaine dernière. Et il a trouvé, il commence lundi. Il a choisi de tenter un peu l'intérim, et notamment une mission courte de trois mois, pour être en vacances en même temps que moi fin juin... Hi hi hi !

Ce qui signifie que nous allons retrouver le rythme d'avant. Les retours grognons et fatigués du travail, les "keskon mange?", les "ta envie de quoi?", les "ce week-end il faut nettoyer l'aquarium"... Alors que jusque là, toutes ces corvées étaient faîtes en semaine, pour profiter de nos week-ends librement et à deux...

Je suis content pour mon zom, mais vraiment, quand on voit la vitesse à laquelle passent les journées, les semaines, les mois, les années, c'est chiant de les passer au travail et de courir après le temps libre. En ces temps de "travailler plus pour gagner pareil", je l'avoue, je l'assume, et même, je le clame haut et fort, je suis un feignant et mes priorités ne sont pas dans mon travail (même si je l'adore mon travail). Voilà, ça c'est dit.

29/03/2008

Solidaire en LP

Chers et chères petits vieux et petites vieilles,

Conscient du drame qui vous a touché durant l'été 2003, été particulièrement chaud il est vrai, je tiens à vous témoigner de ma solidarité à votre égard.

Depuis cette année noire, nous, actifs, devons travailler un jour de plus et vous offrir le fruit de notre travail. Ainsi, nous pourrons équiper les maisons de retraite en système de clim et de ventilation au top du top (des maisons de retraite qui me serviront sans doute un jour) Un peu comme la vignette automobile de jadis en quelque sorte. Enfin, jusqu'à ce qu'on se rende compte que les sous sous de la vignette ne vous profitaient pas.

Durant deux ou trois ans, nous vous offrions le lundi de Pentecôte. Mais après quelques cafouillages gouvernementaux, les entreprises et administrations ont le choix de la date et du jour supplémentaire travaillé. Pour beaucoup, c'est un jour de RTT en moins.

Mais moi, je ne suis qu'un privilégié de prof et comme j'ai déjà beaucoup de vacances et que je ne travaille pas beaucoup, j'ai pas de RTT à vous offrir.

Donc aujourd'hui, samedi 29 mars, j'ai été solidaire. Je suis allé travailler ! Bon, c'est vrai qu'en tant que fonctionnaire, je ne vois pas très bien quelle richesse j'ai pu produire aujourd'hui et qui vous sera reversée mais bon...

Je ne vous cache pas que quand mon réveil a sonné ce matin, un samedi matin, j'ai pesté contre cette journée de solidarité et contre le réchauffement climatique.

Donc aujourd'hui, c'était les journées portes-ouvertes du lycée. Pour les journées portes-ouvertes, on ouvre les porte, on met des fleurs partout, on offre le café et les croissants aux visiteurs (les élèves de 3ème intéressés par le lycée), et surtout, on présente les différentes filières... Sourire vissé jusqu'aux oreilles, j'ai fait le VRP du lycée : le BEP sanitaire et social ? Trop bien ! l'internat ? Mieux qu'à la maison ! Le bac pro Micro Info ? Trop in !

Non, sérieusement, j'aime bien ces journées portes ouvertes. C'est l'occasion de valoriser l'enseignement professionnel, de montrer à tous ces jeunes en désamour avec l'école qu'il n'y a pas une voie unique de réussite qui se résumerait à l'enseignement général. C'est l'occasion pour nos élèves présents ce jour là de montrer ce qu'ils savent faire. Voir un jeune en train de conduire un chariot élévateur ou un autre en train de monter un réseau informatique, ça rassure les parents des jeunes qui vont aller en lycée pro. Les voir rentrer dans le lycée avec appréhension, puis les voir repartir le sourire aux lèvres, c'est vraiment agréable. Et voir nos élèves actuels (volontaires pour cette journée de solidarité) pleins de fierté parce qu'ils montrent aux autres ce qu'ils savent faire, ça, ça fait oublier tous les réveils difficiles du monde !

25/01/2008

Virage à 180 degrés.

Vendredi, presque midi, pas encore douché mais un appartement tout propre. Voilà 4 heures que je frotte, nettoie, javelise, rince, essore, astique, dépoussière, vide, étends, range, décalcairise...

Une promenade avec le chien pour profiter de cette belle journée puis je vais au bahut, pour un conseil de classe que je vais pour la première fois présider. A moi la lourde tâche de mettre l'appréciation en bas du bulletin. Ces quelques mots qui vont faire que les élèves seront fiers ou dégoûtés de montrer leur bulletin à leurs parents. Peut-être que pour vous ça n'a pas d'importance, mais pour moi, c'est un évènement que j'appréhende. J'ai déjà épluché les bulletins pour essayer de trouver les mots justes, ni inutilement durs, ou angéliques.

Mon zom est au travail. Plus qu'une semaine de travail pour lui dans sa boîte. Pour reprendre les mots d'une star blogueuse, derniers jours dans sa BDGN (boîte de gros nazes). Voilà plusieurs semaines qu'il en avait assez de ce travail et qu'il partait à reculons au taf. Jusqu'à vendredi dernier où le vase a débordé. Avant de quitter le travail, il m'a appelé, pour me dire que sa lettre de démission était prête. Pour me demander ce qu'il devait faire : la donner ou attendre.

Et là, ben, c'est con, mais je me suis senti un peu dépassé. Il m'a dit qu'il avait besoin que je le soutienne. Bien sûr que je veux le soutenir. Bien sûr que le travail c'est avant tout fait pour s'épanouir. Mais avec l'expérience de mon père, j'ai une peur bleue du chômage. C'est en partie pour ça que j'ai tout fait pour devenir fonctionnaire et ne pas avoir à connaître les petites annonces, le stress des entretiens... Je ne sais même pas rédiger de CV ou de lettre de motivation. C'est dire.

Alors je lui ai posé des questions. Pour le faire réfléchir une dernière fois. Mais à entendre ses réponses, sa décision était prise. Il sait que son secteur recrute, et qu'il n'aura pas de mal à retrouver un emploi où il pourra enfin évoluer. Alors on a raccroché. Puis je me suis posé deux secondes, et je lui ai envoyé un texto : "Vas-y, fais le". Il m'a répondu "merci".

Malgré mon apparente réticence du départ, et après avoir tourné le problème dans ma tête dans tous les sens, je suis arrivé à la conclusion que je suis très fier de lui, de son courage d'avoir dit non à un travail qu'il ne supportait plus, de ne plus subir. Cette réticence initiale n'avait pour but que de le faire se poser les bonnes questions. Mais il était sûr de lui et m'a rassuré.

Et pour ça, je l'aime encore plus.

06/12/2007

Grosse m...


podcast
Blood theme - Dexter

Ahhhhhhhhhhhhh.... Bientôt le week end ... Ben oui, moi je suis en week end le jeudi soir. Je ne travaille pas le vendredi. Quoi ? Fonctionnaire ? Chanceux ? Oui, j'assume !

Donc, demain, à 7h13, j'embarque dans l'Eurostar. Trop content que je suis. Faut juste que je me lève très tôt du coup. Pas grave, je dormirai dans le train. Je suis sûr que les autres voyageurs seront ravis d'entendre mes ronflements. Surtout que j'ai vraiment besoin de sommeil. Cette nuit je n'ai quasiment pas fermé l'oeil de la nuit. Pourquoi ?

Hier soir, 17h30. Je traverse le hall du lycée, mon cahier sous le bras, en discutant avec une collègue d'anglais. Et là, je crois X. X est un élève qui a été exclu par conseil de discipline il y'a quelques semaines. X n'est pas un tendre. Non, ceux-là, on essaie de les garder. X est plutôt un casse couille. Un vrai de vrai qui peut-être très méchant, alors quand je m'adresse à X, je le fais toujours avec précaution

X porte sur la tête un bonnet, ce qui est interdit par le règlement intérieur quand on est dans le lycée. Je lui demande poliment : "X, tu peux enlever ton bonnet s'il te plaît ?" Ma collègue, dans un British style très prononcé, fait de même.

Et là, je vois les yeux de X. En fait, je devrais dire que je vois l'absence d'oeil de X, tellement X est défoncé. Raide mort même. Et là, je me dis dans mon fort intérieur "Putain, on est mal..."

Et ça n'a pas manqué. X s'est énervé, j'ai essayé de le calmer. Mais il n'avait pas envie de se calmer.

Il a mis son poing sous mon nez, son front contre le mien en m'insultant. Il m'a traité à plusieurs reprises de "grosse merde." Il a fait pareil à ma collègue d'anglais. Puis je crois qu'il y'a eu bâtard et aussi menteur et hypocrite.

J'ai eu un mal fou à le faire sortir du lycée, et avant de partir, il m'a dit : "Vous allez voir ce que je fais moi, aux grosses merdes comme vous..."

Je tiens à préciser à mes lecteurs que je ne suis pas gros hein, même pas enveloppé. Et puis en ces temps d'épidémies de gastro, cet élève vient de me consacrer roi de la chose.

Dans ces cas là, c'est con, mais on n'a pas le temps d'avoir peur.Mais après putain, qu'est ce que ça cogite sa mère dans la tête, au moment de dormir...

Donc oui, je revendique le droit de ne pas bosser le vendredi. Et mes demandes de mutation sont faites. Voici les académies demandées par ordre de priorité :

Montpellier, Nice, Paris, Martinique, Guadeloupe. Ne cherchez pas une cohérence, il n'y en a pas.

 

01/12/2007

Le rap du CéPéHeu

Une tite chanson qui montre bien le quotidien des CPE...

Un Rap écrit par des collègues à un CPE du 95 qui, après des années de bons et loyaux services, a obtenu sa mutation dans sa Bretagne natale...

Marrant et vrai à la fois...


podcastLe rap du CéPéHeu

28/11/2007

Moment culturel : la poésie, le rap, le respect

Des fois, je me demande si je dois muter ou si je dois rester dans mon bahut. Et puis des fois, la réponse est claire comme de l'eau de roche. Et là, je suis plutôt motivé pour me barrer.

Deux élèves de première année, 16 ans, ont été collés. Ils avaient mis le bazar dans les couloirs et refusé de m'obéir. Je les colle, et je leur donne comme sujet :

"Vous êtes chanteur de rap et vous écrivez une chanson sur le respect. Attention, je ne veux pas de gros mots".

Et oui, j'vais jugé bon de préciser mes attentes.

Et voici deux extraits choisis :

Elève 1 :

"J'ai le coeur qui palpite, NNNique sa mère* je prend mon brolic, mon pareballe ... accompagné de mon acolite tete bessé on fonce dans le tas ! Je un porte à porte devant le LCL cagoulé je rentre, je braque un caissier je lui montre une vidéo de sa femme et de ses enfants bailloner donc il n'à pas le choix je le braque à la tempe lui dit de se depêche parce que sa me tente de faire la une du 20 h..."**

* pour lui, ça n'est pas un gros mot, ça se dit "comme ça"

** La notion de respect est bien évidemment supposée hein... Non, vous ne voyez pas ? Zêtes sûrs ???...

Elève 2 :

"J'encule le système pour mes généraux tout en générale le danger vere mes animaux générale sous fuck les animaux Kf6* r'allume ton bedo du kartier on fout la merde kom d'habitude sur mon territoire tu meurt mec kom d'habitude un jeune adolescant qui descend pour de l'argent séparé sans yen a une tout le temps yo écoute grand ... ma bande de MBPM **tout les caïd les bandis s'introduisent dans la partie balance bien sale pute**** qui crament le trafic de drogue illicite ral coeur d'elite prototipe mouille ton slip***"...

Il est bilingue, pas mal hein !

* ne me demandez pas ce que c'est...

** ça non plus, ne me demandez pas ce que c'est...

*** remarquez la rime : illicite, elite, prototipe, mouille ton slip... il faut le dire à voix haute, on s'en rend mieux compte.

**** ça doit être affectif aussi, mais je n'ai pas eu le temps de le lui demander la confirmation.

Bien sûr, pour les deux textes, j'ai respecté l'orthographe, la ponctuation, la syntaxe, la grammaire... tout y est, l'écriture en pate de mouche en moins. Je n'ose pas cliquer sur le bouton "Vérification orthographique" de l'ordinateur de peur de lui causer une surchauffe. Je vous demande donc de bien vouloir m'excuser si des fautes (ou des coquilles, parce que moi je ne fais pas de faute, je ne fais que des coquilles hein, bien sûr) s'étaient glissées dans les phrases dont je suis l'auteur.

J'espère d'ailleurs que vous aurez bien compris la différence entre les passages cités de mes élèves et les miens.

Voilà. C'était la page culturelle de ce soir.

Ne me remerciez pas, c'est de bon coeur que j'ouvre un peu votre esprit à la culture djeuns de quartier.

Non non, ne me remerciez pas.

Par contre, vos encouragements, soutiens, dons, sont les bienvenus...