19.06.2008

Arrêt sur image

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Le soleil semble décidé à pointer le bout de son nez, la France est éliminée, les vacances approchent, je suis de plus en plus amoureux...

J'aime bien ma vie en ce moment !

18.06.2008

Envol

Par ma fenêtre, des destins qui se croisent, des voyages sans doute...

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Bientôt pour moi aussi ce sera les vacances, je laisserai mon bahut pendant au moins deux mois...
Avant de reprendre pour une dernière année. Enfin, je l'espère. Mais je me le suis promis.

16.06.2008

Mes nuits de feu

Samedi soir, avec Zom et belle famille, nous sommes allés aux Nuits de Feu de Chantilly dont je vous avais parlé il y'a quelques temps...

J'ai eu la lourde tâche d'être chargé de la préparation des pique-niques pour tout le monde. Pour beaucoup, faire un sandwich peut paraître anodin, mais pour moi, le tartinage de baguettes de pain est aussi stressant qu'un examen. Ben oui, tout bêtement, je me demandais si belle maman aimait quand le sandwich était très beurré, beaucoup beurré, normal beurré... A moins qu'elle ne préfère la margarine ? Et le jambon, une ou deux tranches ? Et pour les boissons, eau plate ou sodas ? Bref, un véritable déchirement intellectuel je vous dis.

Equipés de nos couvertures, coussins de mousse, sacs à dos... nous sommes partis pour Chantilly avec beaucoup d'avance, mais pas assez pour belle soeur qui était là arrivée depuis longtemps et qui nous attendait avec autant de bonne humeur possible pour quelqu'un qui venait juste de s'engueler avec son gars, celui-ci ayant préféré faire ses bagages et repartir chez lui au lieu de venir au feu d'artifesse, nous laissant dons avec une place supplémentaire.

En plus, beau beau papa (je dis beau de fois parce que c'est déjà le beau père de zom), il n'a pas voulu se garer dans les parkings du château, pour éviter les embouteillages du retour au sortit du parking. Donc, dès qu'il a vu le panneau d'entrée de "Chantilly", ben, il s'est garé. Et là, c'est pas compliqué, on a dû traverser toute la ville, la forêt, l'hippodrome, avec nos couvertures, fauteuils... Éreintés, nous nous sommes installés pour le pique-nique dans le parc du château.

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C'était ma deuxième édition des Nuits de Feu... malgré le joli ciel bleu, le fond de l'air était frais (mon Dieu, je m'exprime comme ma grand mère là !!), laissant présager une nuit glaciale. Aussitôt la nuit tombée, j'ai dû m'emmitoufler, écharpe, pull, blouson... parce que la nuit en Picardie, dans l'herbe, sur une couverture qui devient humide puis trempée au fur et à mesure que les heures passent, c'est galère.

Sinon, le feu d'artifice en lui même était vraiment bien... à l'exception du candidat français, qui a fait un gros bide à l'applaudimètre, le public lui préférant le candidat argentin. Décidément, aussi bien en pyrotechnie qu'au foot, on est vraiment pas bons (cela dit en passant, ils me font marrer avec leurs pronostics à la con du style "on peut encore être qualifiés si on gagne contre l'Italie et que les Pays-Bas gagnent contre la Roumanie...)

J'aime vraiment les feu d'artifice. Certaines bombes ont même réussi à me tirer une larme ou deux. Je suis pire que Lio, je pleure pour un oui ou pour un non. De belles flammes qui tombent lentement du ciel sur La Ballade pour un fou de Julien Clerc et voilà que je chiale.


podcastJulien Clerc - Ballade pour un fou (Ok, c'est pas la chanson la plus joviale qui puisse être...)

J'aime les feu d'artifice quand les grosses rosaces nous explosent au visage les unes après les autres, multicolores, explosant avec tant de force qu'on dirait qu'elles veulent nous atteindre, nous toucher, se rapprochant de nous... et laissant ensuite le ciel parsemé d'étincelles brillantes...

J'aime les feu d'artifice quand ils réussissent, pendant une quinzaine de minutes, à me faire sortir de ma tête, à me faire arrêter de réfléchir... quand les bombes explosent avec tant de violence que mes tympans en vibrent de joie... quand mon esprit n'a pour seule occupation que de suivre la montée d'une bombe jusqu'à son explosion, ou encore fixer un point lumineux jusqu'à ce qu'il s'éteigne...

J'aime les feu d'artifice quand ils me donnent l'envie de m'allonger sur mon Zom, pour regarder le ciel, comme si nous étions seuls parmi les milliers de personnes qui nous entourent, seuls dans leur tête sans doute eux aussi...

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15.05.2008

Un mariage et une culotte

Je suis là, j'arrive, j'arrive... Ce n'est pas que je veux laisser ce blog en jachère, loin de là... Mais deux amis ont eu la merveilleuse idée de vouloir s'unir devant Dieu et devant les impôts, à l'autre bout de la France, en plein week-end prolongé. Oui, je sais, la vie est dure des fois. Partir quatre jours en Provence, faire la fête, retrouver des amis, bien manger et bien boire, loger en maison d'hôte, au bord de la piscine, je ne le souhaite en personne. Vraiment. La vie est dure.

Samedi dernier donc, nous avons pris un gros zavion direction Marseille. Tout le trajet s'est bien passé, sauf les 11 minutes de transilien qui nous conduisent à gare du Nord, qui se sont transformées en 40 minutes. Le conducteur nous a expliqué que des djeuns s'amusaient bien dans la gare, ils faisaient une petite fête entre eux, tranquille tu vois. Mais leur fête a été interrompue par des policiers qui les ont embarqués. Donc nous avons dû attendre que l'embarquement soit terminé pour arriver à notre tour gare du nord. Franchement, quoi de plus normal que de faire une bamboula Gare du Nord un samedi à 6 heures du mat'.

A notre arrivée, nous avons pris notre voiture de location. Et Ô, surprise, notre C3  réservée s'est transformée en C8 break. Un veau à conduire, super chiant pour les créneaux, moi qui suis habitué à ma fidèle clito.

Le mariage s'est super bien passé. Bien sûr, nous étions déguisés en pingouin, normal quoi.

Le curé nous a expliqué ce que c'était que l'amour. Heureusement qu'il était là d'ailleurs, parce que moi j'étais paumé jusque là. Déjà je suis dans le faux depuis le début. Il nous l'a bien dit : l'amour, c'est entre un homme et une femme. Comme ça, c'est dit. Puis il nous a expliqué, lui qui s'y connaît si bien en amour, que l'amour, c'est une corde. Quand l'un blesse l'autre, la corde rompt. Puis vient le pardon, et la corde est réparée. Et quand la corde est toute pleine de noeuds partout, c'est que l'amour est plus fort que tout. Oui monsieur, oui madame, c'est le curé qui l'a dit. Merci qui ?

Puis après, il y'a eu la bamboula. Les mariés avaient réservé une sublime maison d'hôte à Bormes les Mimosas, dans l'arrière pays varois. Une jolie maison dans les collines, avec une piscine qui surplombe la vallée... Vraiment chiant quoi :

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Et suprême joie, il y'avait des huitres en apéro. Huitres et Ricard, j'étais au paradis.

Les mariés ont vécu en Irlande, il y'avait donc des Irlandais à la fête. Une convive tentait vainement d'expliquer à un irlandais qu'elle s'était foulée la cheville. Mais pas moyen de trouver le mot "cheville" en anglais. Pas de problème, super Anydris est arrivé pour lui porter secours. Totalement bilingue et sûr de moi, je balance à l'Irish : "She is hurt at her knickers !" L'Irlandais m'a regardé avec des yeux tout rond, avant d'éclater de rire. Moi je me disais en mon fort intérieur que c'était pas très gentil de sa part de se moquer d'une femme blessée, qu'il rirait moins si c'était lui qui avait la cheville en vrac, non mais c'est vrai quoi. L'Irlandais est parti chercher sa compagne, qui est française. Il lui a expliqué ce que je venais de lui dire et à son tour sa compagne éclate de rire. Qu'ils sont mal élevés ces Irlandais ! Puis l'Irlandaise m'explique que knickers, ça voulait dire "culotte", et que je venais de dire que la femme avait mal à sa culotte... La honte. La grosse honte.

Entre deux Ricards et Get 27, la soirée s'est prolongée, au bord de la piscine... Nous avons rejoint notre chambre "lavande" (qui comme son nom l'indique, est parfumée à la lavande... Il y'a aussi la chambre oranger, la chambre anis... Humm, une chambre qui sent le Ricard !

Et le lendemain, c'était le baptême de leurs deux garçons. Et oui, ces sagouins avaient pêché avant le mariage. Ma pov' dame, quand on pense que la mariée était en blanc !

Et mon zom, il était parrain. Manque de pot pour lui, il n'est pas baptisé mon zom. Le curé, il n'a pas voulu qu'il aille avec les baptisés auprès de l'autel, qu'il signe sur les registres, et qu'il appose sa main sur le front du nouvel enfant de Dieu. Donc officiellement, le boud'chou, ben il n'a qu'une marraine. En plus d'être né dans le péché, il n'est pas gâté hein ! Heureusement, le curé, il est allé voir zom à la fin pour lui proposer de se faire baptiser l'après-midi même, car il faisait un baptême d'adultes. Poliment, mais fermement, mon zom a refusé. Il m'a avoué qu'il n'était pas prêt à renoncer à son péché de chair. Tant mieux.

Puis le week-end s'est prolongé... dans la douce torpeur que provoquent ces week-ends qui ressemblent aux vacances mais qui n'en sont pas. D'ailleurs, la reprise a été dure, violente même. Mais ça, ça sera pour une autre note.

Et pour illustrer mes propos, une tite photo :

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 Tiens, mon zom vient de m'en apprendre une bonne : saviez vous que la distance entre les deux tétons d'un homme est toujours de 21 cms, quelle que soit sa taille ? Comme il vient juste de me dire avec finesse, même si la bite fait 10 cm de moins, les tétons resteront éloignés de 21 cm. On a mesuré, pour nous, c'est vrai. Pour les tétons hein.

03.05.2008

Soit je lave mon clavier, soit je m'y endors dessus.


podcast
Feist : 1,2,3,4

 Ah, enfin, voilà l'été. Le soleil, les manches courtes qui ressortent, les pantacourts qui laissent voir les mollets, je ne désespère pas de voir des tongs bientôt dans la rue...

Malgré cette ambiance estivale, je reste chez moi, épuisé, tombant de sommeil et de fatigue. Voilà quelques nuits que je ne dors pas beaucoup, et cette nuit a été la pire de toutes. Les cernes que j'ai sous les yeux résistent à tous les sticks couvrant et à toutes les crèmes liftantes du monde. Même mon masque de Zorro spécial poche n'y peut rien. Mon masque de Zorro, c'est un masque que tu mets au frigo, et quand tes yeux disparaissent derrière les cernes, hop, tu te fous ça sur la gueule, et hormis le fait que t'as l'air con, et bien théoriquement ça enlève les cernes.

Ajoutons à tout ça une engueulade mémorable hier soir avec zom, et la nuit n'a été que plus difficile. Heureusement, de ce côté là, ça va mieux.

Tant pis, ce matin, aux aurores, vers 7h30, j'ai pris le chien pour faire une grande et loooongue promenade, sous le soleil encore doux du matin. J'ai croisé les joggueurs, les mamis qui traînent leur chariot pour aller au marché...

Remarque, tant mieux que je traînaille chez moi. En ce moment, j'ai des envies dépensières. Si je m'écoutais et si j'achetais tout ce que j'ai noté sur mon calepin, mon salaire mensuel ne suffirait pas.

Bref, vous l'aurez compris, je ne suis pas de très bonne compagnie en ce moment...

Voilà 20 minutes que je galère pour rédiger cette note. J'ai vraiment le sentiment que mon cerveau s'est mis en stand-by et attend davantage de sommeil pour se mettre en marche. C'est con de se sentir aussi vide.

A force de bloquer sur le clavier, je viens de m'apercevoir que les touches sont cradouilles. Et hier j'ai vu un reportage à la télé (vous savez, ces reportages qui sont là pour te faire peur, pour te donner un sujet de discussion à la cantoche à midi et pour te faire oublier que vraiment, faire le plein d'essence, ça coûte un bras) qui disait que les claviers contenaient plus de germes que la cuvette des toilettes.

Moi, ça ne m'étonne pas. Je suis un peu maniaque des toilettes et chez moi, je suis sur que l'on pourrait y manger dessus. Enfin, ptet pas (et pas pèt), mais bon, elles sont nickels. Donc, vu que cette note est totalement pas construite, écrite au fur et à mesure des méandres de mon cerveau, je vous laisse pour nettoyer les touches. Vu le nombre qu'il y'en a, j'en ai pour un moment.

 

29.04.2008

Méchoui en kabylie

Un petit week end ensoleillé, le moment idéal pour un méchoui... Mon zom est d'origine kabyle par son papa, et toute la famille s'est retrouvée pour l'anniversaire d'un des leurs.

C'est une grande famille, dur dur pour moi de m'y retrouver entre les tontons, les cousins, les tatas, les cousines... Il y'a tata Fatima, tonton Mustapha, cousin Bachir... En plus, je ne les vois que rarement, et comme je suis super timide, j'ai tendance à rester dans mon coin. Heureusement pour moi, j'ai découvert la châleur de ces gens, qui sont tous et toutes venues vers moi pour que je me sente à l'aise. Quelques sourires plus tard et deux pastis ingurgités, tout allait pour le mieux. J'ai même réussi à manger du mouton, moi qui déteste cette bestiole là. En fait, je n'ai pas eu le choix. Tata je ne sais plus quoi m'a mis deux énormes morceaux dans l'assiette avant même que j'ai pu dire que non merci vraiment c'est gentil je n'y tiens pas. Remarque, je ne sais pas ce qui se serait passé si j'avais dit ça.

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Seule ombre au tableau : le temps. Ben oui, il faisait beau et chaud. Très chaud même. En temps normal, je ne me serais pas plaint de ce ciel bleu azur et de ce soleil de plomb. Mais cette bécasse d'Evelyne Déliat avait dit que samedi il ferait beau et chaud et que dimanche il pleuvrait et que l'on perdrait quelques degrés. Bilan, moi, prudent, j'ai mis un petit sweat trop mimi que j'ai acheté récemment. Et j'ai crevé littéralement de chaud. Et c'est pas les poivrons et les merguez qui m'ont décapé la gueule qui m'ont rafraîchi. Pas moyen quand même de me mettre torse poil devant des gens que je connaissais à peine.

La nièce de mon zom ne m'a pas lâché d'une semelle. Elle m'a fait un jeu qui est censé prédire l'avenir. Voilà le résultat :

J'aurais 3 enfants. Mon amoureuse avec qui je vais me marier s'appelle Elodie. J'aurais une Audi TT et je serai "moyen riche".

Bon, je signe pour l'audi TT, pour le moyen riche, mais j'ai un doute sur Elodie et les enfants.

25.04.2008

De la cité de l'espace aux urgences

Hier après-midi, à 17h30, j'ai posé mes valises sur le parking du lycée, mais j'ai gardé celles qui pesaient sous mes yeux... De retour de 4 jours de voyage scolaire à Toulouse avec mes 30 élèves.

Globalement, tout s'est bien passé. Les élèves ont aimé le voyage, ce qu'ils ont découvert, et nous ont fait le reproche que ce séjour était trop court...

Je dis bien globalement.

Déjà, il a fallu se taper 10 heures de bus. Dans le bus, j'ai eu droit à de superbes films. Sexy Dance 2 (je ne savais même pas qu'il y'avait eu un Sexy Dance 1), et Coatch Carter. Deux chef d'oeuvre cinématographiques pour teen-agers. Vraiment bien. Des histoire de danse pour le premier et de basket ball pour le second. Ce qu'il y'a de marrant, c'est que à la fin du second film, le Dvix a enchaîné sur des dessins animés de Tintin. Pensant bien faire, je me suis rué sur le lecteur pour arrêter la lecture de ce film que je pensait que les élèves auraient jugé naze. Et bien figurez vous que quand j'ai appuyé sur "stop", je me suis fait huer par mes 30 gaillards qui voulaient connaître les aventures du lotus bleu. Comme quoi...

Et puis arrivé à Toulouse, il pleuvait. Des cordes. Les élèves m'ont accusé, en riant, de leur avoir menti. Nous n'étions pas dans le sud, mais en Bretagne...

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D'ailleurs, les pauvres, ils avaient amené dans leurs valises des shorts et des bermudas, des tongs... J'ai découvert la tendance mode chez mes élèves : le short hawaïen. Ils en avaient tous. Ils déjeunaient avec dès le matin, en tong. Esprit très vacances tout ça.

 

 

Globalement, les élèves ont été cools. Globalement. Parce qu'on n'a pas beaucoup dormi, nous, accompagnateurs. La nuit, ça circulait dans les couloirs, à minuit, une heure, deux heures du mat'... ça criait  hurlait... Et puis le matin, ils avaient du mal à se lever. Nous aussi remarque. Normal, dormir 4 heures par nuit, c'est pas tip top. Se lever toutes les heures pour aller demander le silence, ça fatigue. Faut dire qu'à l'auberge de jeunesse, il y'avait des filles. Et mes gars, ils ont dragouillé. Ils ont même réussi à avoir leur zéro six ! Quoi ? vous ne savez pas ce que c'est que leur zéro six ? Mais enfin, c'est leur numéro de téléphone !

Pour être in, il faut dire "passe moi ton zéro six..." et non plus "quelles sont tes coordonnées téléphoniques..."

Globalement, la rencontre avec les toulousains a été productive. Ils ont aimé leur accent. Le soir ils se foutaient de ma gueule en imitant les gens qu'ils entendaient avec leurs "putain con" à la fin de chaque phrase, les mots bizarres comme les poches (les sacs plastiques), les chocolatines (les pains au chocolat) et les mots inconnus comme "ça pègue..." (ça colle, c'est gluant...) Mais mes bourrins d'élèves ne se sont pas fait que des copains, en hurlant dans la rue "Nous c'est Pariiiis !!!" ou en disant " Toulouse c'est le trou du cul de la France, rien ne vaut Paris..." Après ils se plaignaient auprès de moi : "les toulousains, ils n'aiment pas les parisiens..." Je leur ai expliqué que ce qu'on n'aimait pas, c'était le parisianisme. Pas les parisiens.

Globalement, les visites prévues se sont bien passées. Enfin je crois parce que j'en ai zappé une, celle de la cité de l'espace. Car j'étais aux urgences, avec un de mes élèves. Trop trop bien. Lundi soir un élève, en jouant au foot, s'est fracassé le crâne sur un poteau des buts. Il m'a affirmé sur le coup que ça allait. Le lendemain matin, au réveil, il me dit que ça allait toujours. Alors que je rentrais dans la cité de l'espace, sa maman m'a appelé. Son fiston l'avait appelé au réveil, pour lui raconter son bobo et lui dire qu'il était devenu amnésique. Affolée, elle a exigé qu'il aille à l'hôpital. Alors que j'étais au téléphone avec la maman, j'ai regardé le bambin, qui à première vue, était dans son état normal. Il était en train de donner des claques à un mannequin de cosmonaute. Tant pis, je me suis sacrifié. 40 € de taxi plus tard, me voilà aux urgences avec lui. Il y'est resté 4 heures. 4 heures pendant lesquelles je n'avais comme occupation qu'un vieux Femme actuelle de 2006 pour me tenir compagnie dans la salle d'attente. Je suis un pro désormais pour savoir comment surprendre ses invités en dressant une belle table et pour savoir comment rester sexy même quand on est enceinte, ça peut toujours servir. Bilan des courses, tout était normal. Je le savais, mais au moins, la maman était rassurée.

Mais ce qui importe, c'est le global. Les élèves ont adoré visiter Airbus, voir le géant A  380 en phase de montage, ils ont aimé Toulouse, sa place du capitole ensoleillée, les magasins, les rues commerçantes et piétonnes. Ils ont aimé jouer aux cartes avec nous, les profs, le soir avant d'aller au lit. Nous avons partagé les petits déjeuners, pique-niqué ensemble... Je pense que tout ceci fera de jolis souvenirs. L'école c'est aussi ça : l'ouverture sur le monde, la découverte, les voyages... En tout cas, moi, malgré la fatigue évidente et les heures de sommeil en retard, je suis content de l'avoir organisé ce voyage.

 

20.04.2008

Aussitôt arrivé, aussitôt reparti !

Dans la vie d'un fonctionnaire de l'Education Nationale, il y'a une alternance perpétuelle de vacances et de boulot (et des fois, on bosse même en vacances, si si si ! ).

Et entre ces périodes, il y'a forcément la rentrée, la reprise quoi. Et pour moi, en tant que travailleur de la zone A, et bien la rentrée, c'est demain.

Mais en fait, c'est pas vraiment la rentrée pour moi.

Bien sûr, je dois être au lycée à 7 heures. Bien sûr je commencerai ma semaine par un café.

Mais la ressemblance avec toute semaine normale de travail s'arrêtera là. Car à 7h30, je monte dans un bus, direction ... Toulouse.

La seule différence avec mes vacances (différence de taille somme toute) c'est que dans le bus, il y'aura 30 élèves du lycée. 30 gars que j'amène découvrir ma région natale. Vous l'aurez compris, je pars en voyage scolaire, avec 3 collègues profs et surveillants.

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Vue du canal du midi, avec, en fond, mon ancien immeuble, mon ancien chez moi
J'avais une vue splendide sur ce canal.

C'est mon premier voyage scolaire que j'ai organisé de A à Z. Et ben c'est pas de tout repos d'organiser un voyage. Donc voilà une semaine que ce voyage me réveille tous les matins : les élèves seront-ils tous à l'heure lundi ? Comment se passera le trajet ? Parce que mine de rien, Toulouse en bus, c'est 10 heures de route... Mais que voulez-vous, c'est moins cher que le train et l'avion, et vu le budget "vie lycéenne" que l'on a ... (c'est les sous qui servent à ouvrir les jeunes sur le monde qui les entoure : voyages, sorties, musées, intervenants associatifs...)

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Comment vont-ils se comporter ? Va t-il y'en avoir un qui va terminer ivre mort après un passage prolongé chez tonton, le bar toulousain où l'on sert le pastis  Ô maître (un mètre de pastis...) ? Auront-ils tous leur carte d'identité ? Même si je l'ai répété à peu près deux cent fois...

Bref, vous l'aurez deviné, un voyage scolaire, c'est chouette, ça change du quotidien, mais c'est quand même vachement stressant. Je suppose que je ne vais pas beaucoup fermer l'oeil durant mes nuits à l'auberge de jeunesse... Allez, je file préparer ma valise, vérifier ma trousse de premiers secours, mes fiches élèves...

 

18.04.2008

I am back

Et voilà, de retour chez moi... Après 5 heures de TGV à côté d'une fille qui écoutait frénétiquement son Ipod en remuant la jambe comme si elle se retenait de pisser, j'ai retrouvé les joies de la cohue parisienne.

Mes vacances, c'était chouette !

Il a fait beau :

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Et j'ai du aller en urgence chez le dentiste pour me limer une dent dont le pansement pré couronne avait sauté et qui me taillait la langue tellement elle était aiguisée.

Et ma mère m'a rendu fou. Ptet' qu'un jour elle va voir que j'ai grandi et arrêter de me parler gaga comme on le fait à un bébé ("Oh il fait titi froid dans ta titite chambre, mets toi au titi chaud...") Non, je n'exagère pas.

J'ai mangé comme un gros porc, parce que ma mère, elle ne fait pas que gagater, elle me gave aussi comme si je ne mangeais rien à Paris. Mais là, je ne m'en plains pas.

J'ai dépensé plein d'argent. Des clopes en Andorre, un pull, une chemise en lin, des produits pour me faire beau (il y'a une para-pharmacie pas chère à Toulouse), un cadeau pour mon zom... Ma carte bleue a décrété la grève. Elle ne sort plus jusqu'à la prochaine paye. Carrément.

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Vue de la montagne en Andorre

Sinon, j'ai revu plein d'amis. Des amis qui me sont très chers, et que j'aime. D'autres que j'avais perdu de vue, mais que j'ai aimé recroiser.

Ma vie parisienne va reprendre son cours...

13.04.2008

Bucolique

Samedi après-midi j'ai fui la torpeur ariégeoise pour faire un peu de shopping à Toulouse, la ville rose...

Comme je suis vachement chanceux, j'ai eu de la pluie. Bon, ça aurait pu être pire, il y'a quelques jours à Paris il neigeait !

Et comme je suis nostalgique, je suis passé dans mon ancien quartier... Boulevard de la gare, le long du canal du midi. J'habitais un appartement assez grand mais carrément miteux, il faut me l'avouer. Mais je l'adorais cet appart'. Au 9ème étage d'un immeuble, en face du canal du midi, il avait un chouette balcon qui me permettait d'admirer toute la ville et ses lumières du soir. En bas de chez moi, sous le saule pleureur, les dames de joies jouaient des coudes pour s'attirer les faveurs des clients potentiels. Ce canal du midi, je l' arpentais le soir en rentrant de la fac, en descendant du bus quelques arrêts plus tôt...

Et aujourd'hui, pour la première fois depuis mon arrivée dans le sud, le soleil a enfin bien voulu se montrer... Malgré tout, dehors, dans le jardin de mon enfance, il pleuvait... les fleurs blanches et roses du cerisier et du pommier volaient dans tous les sens. C'est très cliché, très cul-cul la praline, mais je me suis alors vraiment senti en vacances, les pieds dans l'herbe, le nez en l'air.

Puis nous sommes allés avec des amis au Carla-Bayle. Ce village est en fait une bastide entourée de remparts qui constituent de sublimes balcons pour admirer les Pyrénées et la vallée en contrebas. le nom de cette ville vient du philosophe protestant Pierre Bayle (17ème siècle). Ce philosophe était un Républicain convaincu : "je suis citoyen du monde et chevalier au service de la liberté". Aujourd'hui, le village est rempli d'artistes babos et hippies qui ont ouvert une quizaine de galleries d'art dans ce petit village de 600 âmes seulement.

Voilà, ça c'était pour la minute culturelle. T'es content hein ? Je rajouterai que mon collège s'appelait Pierre Bayele et que l'Ariège reste encore de nos jours une place forte du protestantisme. Voilà.

Ne t'inquiète pas si tu as tout oublié dans deux minutes, il n'y a pas interro.

mais je vais quand même te montrer un peu. Clique sur la photo si tu veux la voir en plus grand.

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 Une maison d'artistes     

1178392500.jpg    la place du traité de Rome, les "halles"... (ah oui hein les aprisiens, ça vous change des Halles de chez vous hein ??)

 

Puis j'ai pris un café à cette terrasse, avec  la vue sur la vallée et le soleil qui me chatouillait la peau :

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Puis, au bord du lac, les pieds dans l'herbe, les lunettes de soleil sur la gueule, j'ai bronzé. Oui monsieur, j'ai pris le soleil, jusqu'à avoir chaud, très chaud même. Bon, Ok, ce n'est pas la plage, mais bien la campagne. autour de moi un troupeau de moutons rivalisaient de "Bêêêêêêêê..." avec les cocoricos d'un coq triphasé qui chantait en plein milieu de l'après-midi et avec les gling-gling des cloches des vaches...
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Voilà. C'est dans ces moments que je suis content d'être en vacances. Ne plus entendre les avions, les voitures, prendre le temps de laisser passer le temps, autré sur une couverture, dans l'herbe qui me chatouille les pieds, avec un grillon qui me saute dessus, des amis...
 Quand je suis allongé là, je pense à Paris, tellement loin, tellement différent... mais complémentaires je pense.